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Revue de presse sur Kery James, rappeur Français

Kery James s’adresse à la « France islamophobe » et aux « racistes à la tolérance hypocrite » , plongeant dans le passé colonial de la France et sa « mémoire sélective (...)

La Poésie comme forme de résistance, par Linton Kwesi Johnson

Mon attirance était pour toutes poésies qui faisaient part de l’expérience des noirs. La poésie qui émergeait des luttes anti-coloniales ! La poésie qui était sous forme de résistance contre l’oppression (...)

Entretien d’un officier général « cyberdéfense » à l’état-major des armées en France

Une arme informatique c’est un vecteur et c’est une charge. Pour concevoir un cyber-missile il faut savoir par ou il doit passer. Des entreprises se spécialisent sur ce type de (...)

Rap domestiqué, rap révolté

Une telle radicalité à fleur de voix ne peut, bien entendu, trouver le chemin des ondes, qui privilégient des versions pasteurisées où sont scandées des revendications (...)

Aimé Césaire : Le racisme commence avec la colonisation car il a fallu légitimer cette entreprise

émission enregistrée en 1966, "Aimé Césaire et l’Afrique", l’homme politique, poète et dramaturge explique comment il conçoit les différences entre les noirs et les blancs : celles-ci ne sont pas (...)

La parole du zappeur, entretien avec Serge Daney

Et puis c’est une machine qui, contrairement au cinéma, marche à la nervosité et non pas à l’amour : Le caméraman filme le pape comme il filmerait un extincteur.

Pour un art révolutionnaire indépendant

En défendant la liberté de la création, nous n’entendons aucunement justifier l’indifférentisme politique et qu’il est loin de notre pensée de vouloir ressusciter un soi-disant art « pur » qui (...)

Affaiblir l’image du terrorisme

Lire la presse en 1914-1918, c’est faire face à une information officiellement tronquée et aménagée, pour des raisons psychologiques aussi bien que stratégiques, qui conduisent par exemple à minimiser (...)

Théâtre et cinéma selon André Bazin

Le cinéma apaise le spectateur, le théâtre l’excite. Le théâtre même lorsqu’il fait appel aux instincts les plus bas, empêche jusqu’à un certain point une mentalité de foule (…) car il exige une conscience (...)

La télévision d’auteur : une utopie ?

Communiquer des savoirs, enseigner l’histoire, la géographie, les architectures de la pensée, montrer les époques révolues pour apprendre quelque chose sur l’actualité, réfléchir sur la littérature, (...)

Indécente réhabilitation de Leni Riefenstahl

L’Histoire devrait-elle enfin laisser Leni Riefenstahl en paix ? La célébration de son centenaire apparaît un peu trop, en tout cas, comme l’apogée d’une réhabilitation.

Confondre l’ennemi sans se confondre avec lui. Par François Niney

Comment filmer quelqu’un, l’interroger, étant entendu tout de même qu’on ne saurait s’entendre ?

Ceci est une pipe

Le glissement de la notion de scandale qui, ayant éprouvé ses limites et son inefficacité historique dans le champ du sexe, devra s’incarner ailleurs pour rester (...)

Comment prendre le pouvoir sans être pris par le pouvoir ?

Le succès de La Tuerka est tel que très vite toutes les grandes chaînes de télévision s’arrachent Pablo Iglesias pour le confronter aux polémistes les plus cuirassés du pays dans des débats où il fait (...)

La Tuerka, une émission de débat politique de PODEMOS

Avec la Tuerka, l’extrême gauche espagnole tient sa télé. « Une sorte de catalyseur de la vaste mouvance des Indignés, qui permet de véhiculer la révolte, le désarroi, les analyses (...)


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Affaiblir l’image du terrorisme

Libération, 29/07/2016.

Extrait de la vidéo de l’exécution de David Haines, diffusé par BFMTV, 14/09/2014.

C’est la guerre. Ce n’est pas moi qui le dit, mais plusieurs médias, qui s’interrogent de manière insistante sur la couverture à donner aux attentats jihadistes. Non plus, comme à l’époque des premières vidéos de décapitation, pour protéger le public d’une violence insoutenable – débat par ailleurs classique. Mais pour filtrer, anonymiser, affaiblir la communication terroriste, dont la propriété est traditionnellement de profiter de l’amplification médiatique. Après l’éditorial de Jérôme Fenoglio indiquant que Le Monde « ne publiera plus les photographies des auteurs des tueries pour éviter d’éventuels effets de glorification posthume », Libération illustre à son tour de façon frappante cette mise en retrait par le découpage des visages ou du corps des auteurs d’attentats.

Malgré l’évocation des devoirs de l’information, pieusement rappelés par Laurent Joffrin, lorsque la presse s’interroge ouvertement sur ce qu’elle doit cacher, c’est qu’on a changé de régime. Comme l’expliquait ce matin Alexandra Schwarzbrod sur France Culture, ce débat s’appuie notamment sur des réactions de lecteurs, qui expriment un effet de « saturation ». On retrouve donc ici les manifestations d’une censure avouée, qui ne relève plus seulement de la marge d’appréciation éditoriale, mais d’un changement d’état plus global de la société, qui s’inscrit désormais dans la logique d’une communication de guerre.

Photo caviardée, Le Journal, 19 octobre 1914.

Lire la presse en 1914-1918, c’est faire face à une information officiellement tronquée et aménagée, pour des raisons psychologiques aussi bien que stratégiques, qui conduisent par exemple à minimiser ou à masquer les victoires de l’adversaire, et à mettre en avant ses défaites.

Le Petit Parisien, 9 août 1914.

A l’inverse, le traitement naïf de l’actualité, amplifié par la communication gouvernementale et par la caisse de résonance des breaking news, a alimenté jusqu’à présent le paradoxe consistant à assurer la communication de l’ennemi, et à mettre en avant ses victoires à travers l’imagerie des attentats. L’absence d’une illustration des succès de la stratégie antiterroriste est rendue d’autant plus flagrante par la répétition d’une iconographie du deuil, de l’hommage ou du recueillement, dont on aperçoit les limites en termes de consolation. Tel est du moins le sentiment suggéré par le débat actuel, qui propose d’adapter le traitement médiatique à la perception d’une situation d’antagonisme hystérisé.

En conseillant de représenter désormais les terroristes affublés d’un nez de clown et de dents de lapin, un journal satirique allemand pousse à sa limite parodique ce questionnement. Comme l’écrit Joffrin, « une photo publiée ne changera rien à la stratégie des terroristes ». Ce qu’elle modifie en revanche, c’est la réception du fait terroriste pour le grand public, premier destinataire de l’information, qui marque aujourd’hui sa réticence à avaliser sans broncher la valorisation publique des attentats.

André Gunthert
Source de l’article : L’image sociale




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