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Histoire du cinéma nazi de Francis Courtade et Pierre Cadars

il n’est guère question d’oublier que le cinéma nazi a d’abord été nazi. Les auteurs précisent la différence entre "cinéma de divertissement" et "films de propagande" plus ou moins directs "où l’idéologie (...)

M le Maudit : entretien avec Fritz Lang & Peter Lorre - 1932

Il faut avant tout faire du cinéma. On ne parle pas tout le temps, dans la vie, mais on ne dose pas non plus avec méthode les périodes de silence ou d’éloquence... On ne fait pas un vacarme (...)

La puissance du krump

Ces corps ne sont pas des slogans mais dansent jusqu’au bout des doigts. Il y a de l’exorcisme dans ces gestes de la fulgurance, pour sortir le corps de la cage des (...)

Conseils en manif - septembre 2017

Prenons nos précautions quand on sort pour une manif, une action, ou autre. Face à la police, face à la justice... réduisons les risques ! Quelques conseils...

La révolution des images (1830-1914), par Benoît Peeters

8 conférences donné par Benoît Peeters où il analyse les mutations fondamentales qu’ont connues les images entre 1830 et 1914, en devenant reproductibles et séquentielles, puis (...)

Entretien avec Alfred Hitchcock

La raison pour laquelle je me suis, disons, spécialisé dans le suspense est une raison strictement commerciale. Le public attend de moi un certain type d’histoire et je ne veux pas le (...)

Une leçon de journalisme, par Jean-Luc Godard

Mais quelle information ? Quelle information quand le « speaker » qui n’en serait pas un ne dispose d’aucune information vérifiée ?

Je m’appelle James Baldwin - enregistrement de radio France Culture

En 1987, Jean Daive avait rencontré James Baldwin pour une série de cinq entretiens, enregistrés pour "Les chemins de la connaissance" sous le titre "Je m’appelle James (...)

Le Mexique insurgé de John Reed

Récit pour le moins pittoresque d’un journaliste indépendant américain dans le Mexique révolutionnaire.

Comment « Le Monde » invente la « répression » au Venezuela

L’image archétypale du manifestant matraqué par un garde national est gagnante d’avance lorsqu’on est privé d’accès au hors-champ de l’image.

La propagande au ralenti

Un outil d’analyse de la propagande. Dans une logique de réflexion critique sur les médias, il s’agit ici d’interroger son impact sur nos représentations et notre perception du monde. Qu’est-ce que la (...)

De la diffusion du documentaire : Ronnie Ramirez

L’idée, c’est surtout de questionner le rôle de la télévision comme génératrice de liens sociaux. Il s’agit de relier à nouveau entre eux toute une série de réseaux qui ne se croisent pas nécessairement et (...)

La place du journaliste, par Jean-Louis Comolli

Bien-sûr que les exploités et les opprimés ont des choses à dire politiquement et qui ont plus de poids que d’autres paroles dites par d’autres.

Calcutta et Satyajit Ray

Charles Tesson, maître de conférences, revient sur le rapport du réalisateur Satyajit Ray à sa ville natale Calcutta.

Vidéos LGBT en - mode restreint - sur YouTube

Et après, si on n’est pas dans l’algorithme de YouTube, les gens ne vont pas nous trouver. On attend deux ans et si on voit qu’il ne se passe rien, on arrêtera (...)


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Je m’appelle James Baldwin - enregistrement de radio France Culture

En 1987, Jean Daive avait rencontré James Baldwin pour une série de cinq entretiens, enregistrés pour "Les chemins de la connaissance" sous le titre "Je m’appelle James Baldwin". Diffusion du premier volet dans lequel il évoquait son recueil de nouvelles "Face à l’homme blanc".

L’écrivain et figure de la gauche radicale américaine, dont l’émancipation des noirs traverse l’œuvre entière, relate dans cet entretien son itinéraire, de la prime enfance à ses derniers combats, en passant par ses questions relatives à l’identité.

"Dans la nécessité où je me trouvais de découvrir dans quelle condition mon expérience pourrait se rattacher à celle des autres, noirs ou blancs, écrivains ou non, je m’aperçus à mon grand étonnement que j’étais aussi américain que n’importe quel GI du Texas et je me rendis compte que ce sentiment était partagé par tous les écrivains américains que je connaissais à Paris. Comme moi, ils s’étaient coupés de leurs origines, que l’origine des blancs américains fut européenne et la mienne africaine, cela se révéla d’une importance bien médiocre. En Europe, ils étaient aussi déracinés que moi. J’étais fils d’esclaves, ils étaient fils d’hommes libres. Mais à partir du moment où nous nous retrouvions sur le sol de l’Europe, cela importait moins que le fait que nous cherchions eux comme moi notre identité particulière. Quand nous l’avions trouvé tout se passait comme si nous nous disions qu’il ne fallait plus nous accrocher à la honte et à la rancœur qui nous avait divisés si longtemps".
Personne ne sait mon nom – James Baldwin, 1961

Au mois de mars 1987, pour "Les chemins de la connaissance", Jean Daive rencontrait James Baldwin pour une série de cinq entretiens. L’écrivain américain s’était exilé en France une première fois en 48.

"À Paris, j’ai réussi à me débarrasser de tous les stéréotypes dont m’avaient infligé mes concitoyens. Et, une fois que vous vous en êtes débarrassé, c’est irréversible ! À Paris on me laissait tranquille - tranquille de devenir ce que je voulais devenir. Je pouvais écrire, penser, ressentir, marcher, manger, respirer librement. Aucune sanction ne venait frapper ces simples faits humains. Même lorsque je mourais de faim, c’était différent des États-Unis. Ici, c’était moi, Jimmy, qui mourait de faim et non l’homme noir que j’étais."

Rentré aux États-Unis en 57, James Baldwin s’impliqua alors totalement dans le mouvement des droits civiques. Mais profondément marqué par les assassinats des leaders noirs, celui de Martin Luther King en particulier, James Baldwin passa par la suite l’essentiel de son temps en Europe et, à partir de 1970, à Saint-Paul de Vence où il vécut et travailla jusqu’à sa mort, quelques mois après cette rencontre avec Jean Daive.

Je m’appelle James Baldwin, premier temps d’une série de cinq entretiens avec l’écrivain américain pour "Les chemins de la connaissance", proposé par Jean Daive en 1987.

James Baldwin évoquait les difficultés d’un Noir à vivre dans l’Amérique des années 20, mais aussi des années 50 et 60 :

Je suis né dans les années 20, c’était la grande dépression, la grande crise, et la pauvreté bien sûr était exagérée dans le cas d’une famille Noire. Quand les choses vont mal dans mon pays, cela va encore plus mal pour les Noirs. C’est pire pour eux. C’est toujours vrai d’ailleurs.

Production : Jean Daive
Réalisation : Pamela Doussaud
Les chemins de la connaissance : Je m’appelle James Baldwin 1/5
1ère diffusion : 20/04/1987
Indexation web : Sandrine England, documentation sonore de Radio France Archives INA-Radio France

Source : France culture



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