30 mars 2017

Tayush : comment gérer la diversité convictionnelle ?

18h Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

30 mars 2017

La révolution bolivarienne, toujours en marche ?

19h horloge du Sud, 141 rue du Trône, 1050 Bruxelles

30 mars 2017

Grossesse, accouchement : où sont les voix des femmes ?

20h La Maison du Livre. 28 rue de Rome, 1060 Bruxelles

1er avril 2017

Free Ali Aarrass ! Transfert en Belgique maintenant !

12h place de la Monnaie, 1000 Bruxelles

1er avril 2017

Soirée de solidarité avec la lutte des femmes mapuche au Chili

19h Cité Culture. Allée du rubis, 1020 Bruxelles

2 avril 2017

Famili’art Workshop

14h30>18h30. GC Ten noey. rue de la commune 25 - 1210 (...)

3 avril 2017

Assemblée de lutte contre la loi anti-squat

18:30 Centre Social Anarchiste. 21-23 Rue Godecharle, 1050 (...)

4 avril 2017

Conférence : Est-ce que l’OTAN garantit notre sécurité ?

19h CGSP Bruxelles. Rue du Congrès 17-19, 1000 Bruxelles

5 avril 2017

Touche pas à mon toit !

19h, Centre culturel Garcia Lorca - 47 rue des Foulons 1000 (...)

6 avril 2017

Atelier réalisation d’une émission TV

10h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles


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Kalochori, chants des kurdes de Syrie

Au mois de juillet, au milieu d’un voyage, nous avons traversés la Grèce.

Au bord de notre route, nous allions croiser le village d’Idoméni qui fut particulièrement médiatisé au cours de l’hiver 2015 : Dernière commune avant la frontière Macédonienne, au bord de la voie ferrée, son immense terrain vague avait hébergé un camp démesuré pendant près de 6 mois. Abri, si l’on peut dire, de nombreuses familles en exil. Privé de l’encadrement des autorités, sa situation était proche de celle du camp de Calais, à ceci près que les réfugiés d’Idoméni restèrent isolés de l’Europe, leur accueil laissé à la charge complète du gouvernement grec, jusqu’à leur placement dans les « hotspots » administrés par l’armée.

Nous avons rencontré les Zenos dans la petite ville de Kalochori (dans l’agglomération directe de Tessalonike). Amar et ses deux fils, Rody et Ronav, sont des artisans et musiciens kurdes de la région d’Alep en Syrie du nord. 
Au début de l’année 2016, ils tentent de gagner l’Europe avec quelqu’unes de leurs affaires, notamment leurs instruments de musique. La fermeture de la frontière Macédonienne (fin janvier 2016) leur imposera de s’établir au camp d’Idomeni. Fin mai, Ils rejoignent Kalochori lors du déplacement d’urgence des réfugiés vers les nombreux camps de la zone.

Le camp de Kalochori compte environ 500 réfugiés kurdes, regroupés principalement en famille. Depuis son ouverture, les résidents ont redoublés d’efforts pour construire une vie collective dynamique. L’ambiance s’en est trouvée relativement apaisée, chaque habitant s’engageant dans la gestion communautaire des aménagements du camp et les nombreuses discussions que celle-ci entraine.

Après quelques discussions, j’ai parlé à Rody de ma volonté d’enregistrer leur trio. Ils prépareraient un répertoire de leur choix, puis nous nous retrouverions le lendemain pour la captation.

Dans la tente comme au quotidien, au milieu d’un paquet de cigarettes, ils chantaient comme chaque jour en limant des bijoux. Cette fois-ci, tout de même, avec une attention remarquable. j’ai senti qu’il s’agissait de transmettre ce répertoire, asseoir sa force et sa pertinence au milieu de l’exil. Ce fut un concert. Aucune pause et une grande concentration. Le rendu est fidèle, c’est à dire brut et précaire, enregistré avec un seul micro, dans l’ordre de sa capture.

Si l’on y trouve des personnes de toutes géographies, professions, milieux sociaux, ayant eu accès aux hautes études ou à aucune d’entre-elles, la fatigue des camps unifie les visages.

Depuis quelques mois, l’atmosphère de Kalochori s’est lentement dégradée sous l’influence de plusieurs réseaux mafieux, patiemment infiltrés dans chacun des camps grecs. Récemment, après de malheureux évènement, Amar et ses fils ont dû quitter Kalochori. Nous ne connaissons pas leur situation exacte ni leur emplacement, mais les réseaux sociaux nous permettent de rester en contact.

Avec un montant minimum de 6€, chacune des ventes de cet album numérique sera reversée aussi vite que possible à Amar, Rody et Ronav.

Après 2 mois de lutte absurde contre les algorithmes de paypal (et leur blocage automatique de tout paiement provenant d’un site internet qui contiendrait le mot « Syria »), une mise à jour de bandcamp rend enfin possible les soutiens. Pour toute contribution, vous pouvez désormais choisir le paiement par carte bancaire, et contourner ainsi les robots décérébrés.

https://zenosyria.bandcamp.com/



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