15 juin 2018

Projection-débat : Mais où est passé Daniel Solano

19h Local Sacco Vanzetti. 54 chaussée de Forest, 1060 (...)

16 juin 2018

Rencontre & concert : Colombie, une porte ouverte sur l’espoir ?

18h Maison de la Paix. Rue Van Elewyck 35, 1050 Bruxelles

17 juin 2018

Visite guidée décoloniale : Quartier ULB - Mangbetu

14h30>17h30 Cimetière d’Ixelles - 1050 Bruxelles (à l’entrée)

19 juin 2018

Le socialisme a-t-il encore un avenir en Europe ?

12h PAC. Rue Lambert Crickx 5, 1070 Bruxelles

19 juin 2018

Conférence : Aux origines de la domination masculine

15h Université des Femmes. 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles

19 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Gouvernance

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

20 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Intégrer les genres dans le management

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

20 juin 2018

Meeting Gauches Communes les forces de gauche face à l’austérité

19h Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

21 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Responsabilité des directeur.rice.s

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

21 juin 2018

Film-débat : Les Rebelles du Foot

19h30 Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles


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La magistrature manifeste pour l’indépendance de la justice

La magistrature manifeste pour l’indépendance de la justice

Pour la première fois depuis 1918, la magistrature se met en mouvement pour dénoncer la réforme de la justice et ses conséquences pour leur indépendance. Interview de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des (...)
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Manuela Cadelli est juge au tribunal de première instance de Namur et la présidente de l’Association syndicale des magistrats. En mars 2016, elle avait publié une carte blanche dans le journal Le Soir avec pour titre : "le néolibéralisme est un fascisme". En voici un extrait :

« Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences. Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement. »

Dans cette interview accordée à ZIN TV, Manuela Cadelli revient sur ses propos et nous explique les raisons pour lesquelles la magistrature se met en marche, une première depuis 1918. La première action a eu lieu le 7 juin. Magistrats et avocats se sont rassemblés dans tous les palais de justice et les audiences ont été retardées. Il s’agit d’un événement historique dans un contexte où l’indépendance du troisième pouvoir est menacée notamment par des coupes budgétaires qui entrainent des difficultés supplémentaires pour garantir une justice de qualité.


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