Articles

Brussels Airlines, une entreprise indifférente aux droits de l’homme ?

Lettre envoyée à Brussels Airlines, après leur décision de revenir sur le retrait de la fourniture à leurs passagers d’un snack fabriqué dans les colonies israéliennes.

Quelques mots pour l’Italie

En fait, les catastrophes naturelles permettent d’ouvrir les yeux sur le piteux état dans lequel le néolibéralisme laisse nos services de secours, de sécurité et (...)

Évènements qui n’en sont pas pour les médias dominants

Il y a quelques semaines, j’ai pris le temps d’écouter les voix du conseil communal du quartier où je vis. Une réflexion collective sur les hauts et les bas de la démocratie participative, sans filtre, (...)

Penser le Brexit pour panser l’Europe

Le meilleur moyen de battre l’extrême-droite, c’est de ne pas les laisser occuper le terrain du changement. Autre chose doit être proposé, et c’est vers cette altérité que se tourneront peu à peu (...)

Clefs de la guerre non-conventionnelle contre le Venezuela

Le Venezuela est victime d’un scénario qui combine tous les éléments des nouvelles guerres. Les modalités d’agression augmentent l’affaiblissement et le chaos intérieur de différentes (...)

L’Union européenne ne survivrait pas à sa démocratisation

Quoi faire concrètement en Europe pour la gauche, les forces progressistes, les mouvements populaires ?

Qui ment : le CADTM ou le Club de Paris ?

Jeudi 2 juin 2016, le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) a diffusé deux faux communiqués pour signaler puis saluer les décisions du Club de Paris d’annuler la dette grecque et de (...)

Qui a intérêt à détruire les services publics, comment et pourquoi ?

L’objectif final est de « coloniser » les services publics pour rétribuer du capital privé.

Réponse à Olivier Mouton : Journaliste, tu te tires une balle dans le pied

Mais bon sang, ne voyez-vous pas ce qui se passe ? Une pression colossale est mise sur l’emploi ou plutôt sur la réduction de son coût.

On leur laissera pas dire que la jeunesse (étudiante ou non) est contre les grèves

Les jeunes refusent de se faire instrumentaliser par Charles Michel et les patrons.

Royaume-uni. Comment ils ont tué la poste

Alors que la poste britannique se prépare à la privatisation, l’écrivain James Meek s’est rendu aux Pays-Bas, pionniers en la matière. Ce qu’il y a découvert est (...)

A ceux qui dénoncent les grévistes qui ne respectent pas les examens.

Mettez vous deux minutes à la place du cheminot qui passe ces nuits avec les mains dans la merde, votre merde...

Mobilisation pour les revenus de la reprographie

Le système belge de la reprographie est mis en cause par des multinationales qui veulent imposer leur vision en Europe, une vision qui ne garantit pas la liberté de la création, ni ne prend en (...)

Ana Belén Montés, une femme d’exception

Je suis convaincue que le gouvernement nord américain veut annihiler tous mes sens : que je cesse d’écouter, de sentir, de parler, d’entendre de voir et de penser. Il n’y parviendra (...)

Responsabilité du gouvernement français dans les violences : un CRS témoigne

Deux objectifs : premièrement, faire des images pour le 20h et ainsi donner une impression de fermeté ; deuxièmement, pourrir le mouvement en concentrant autant que possible le discours médiatique (...)


Accueil du site > FR > Articles

Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




Suivre la vie du site fr    ?


Site réalisé avec SPIP