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Quand la RTBF méprise la manif féministe du 8 mars

Renforcé par la distribution de roses, Gilles-le Suisse réduit cette date historique de luttes collectives à une seconde fête des mères ou Saint Valentin.

Que sont les chantauteurs devenus ?

Les singer-songwriters, les chantauteurs sont des poètes résistants ; ils vivent de peu, parfois de rien ou presque, ils font de la poésie, ils chantent. Et, ils ne se rendront jamais, ça tu peux en (...)

Documents déclassifiés : la CIA travaille avec des journalistes des grands médias

Vous pouvez vous payez un journaliste pour moins cher qu’une escort girl, juste pour quelques centaines de dollars par mois.

La couleur de la justice - incarcération de masse et nouvelle ségrégation raciale aux États-Unis

L’idée que notre société serait meilleure sans prisons était dominante dans le champ de la criminologie et inspira même une campagne nationale demandant un moratoire sur la construction de (...)

Révélations de WikiLeaks sur les programmes d’espionnage de la CIA en Europe

Les révélations montrent que la CIA a créé sa propre « NSA », c’est-à-dire un département dédié au développement et à l’utilisation de techniques de surveillance et de piratage (...)

Il est urgent de mieux s’organiser !

Le plus difficile à notre époque où beaucoup se renferment sur eux, c’est de créer des dynamiques, des économies, des mouvements, ensemble. Favoriser les circuits courts, mais surtout qu’ils soient (...)

Juarez, la ville qui tue les femmes au Mexique

Juárez est de ces lieux de la planète où le tiers-monde cohabite avec ce que le premier produit de pire.

Appel pour un moratoire sur la construction de nouvelles prisons en Belgique

Nous n’avons pas besoin de plus de prisons, mais d’un projet de société qui donne une place digne à chacun, qui mette un terme à la misère et qui renforce les liens de (...)

CNN en espagnol n’émettra plus sur les ondes au Venezuela

L’actualité est délibérément décontextualisé et son sens sert à construire le récit d’une « intervention humanitaire » au Venezuela.

Et soudain, tout bascule : manifestation féministe et violences policières

Si l’espace public a fait face à une violence disproportionnée de la part de la police, l’espace numérique n’était pas en reste.

À Bruxelles, plongez dans la discrète mais intense bataille que les lobbies livrent à l’intérêt général

Quand vous rédigez un accord de libre-échange, même ce qui apparaît technique, comme les normes sanitaires ou environnementales, est bien politique.

Ana Belén Montes, soixante ans très bientôt...

La libération d’Ana est prévue pour le 7 janvier 2023, c’est encore bien loin, et nous devons absolument arriver à obtenir du Président Trump une libération anticipée de cette femme (...)

Agression policière contre une marche féministe

Lettre envoyé à Yvan Mayeur, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles à propos des brutalités policières contre de jeunes féministes hier soir.

Justice et vérité pour Naithy Nelson, victime de racisme

Il a fallu une incroyable mobilisation de plus de 200 personnes pour pouvoir déposer une plainte dans un commissariat de police de la ville de Bruxelles, suite à l’agression violente à l’arme (...)

France, Banlieues : À quoi joue la police ?

Le préfet de Seine-Saint-Denis et le ministre de l’Intérieur auraient tout intérêt à faire cesser rapidement ces violences policières pour éviter que l’on ne revive une nouvelle fois une révolte urbaine (...)


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Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer



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