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Articles

De quoi Bruxelles est-elle le nom ?

Il nous sera toujours loisible de voter, manifester ou pétitionner, mais cela ne fera pas dévier d’un pouce la trajectoire tracée par l’oligarchie.

Opération « détruire l’héritage culturel du Moyen-Orient »

Importants dommages affectant des zones inscrites au patrimoine mondial de l’humanité...

Discours de Zoe Konstantopulou contre le 3e mémorandum

Je ne défendrai plus le Premier Ministre, car il m’a lui-même convaincue que je dois cesser de le faire, lorsqu’il a qualifié publiquement de « surréaliste », le fait que j’affirme le soutenir tout en (...)

Dérivations, revue de critique urbaine

Un espace de débat sur la ville, à Liège et ailleurs, dont les pages sont ouvertes aux contributions issues de toutes les sensibilités démocratiques qui souhaitent s’y (...)

Dossier ’spécial Grèce’ du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde

Dans les mois et les années qui viennent, la dette grecque va rester au centre des enjeux européens. Le combat pour rendre justice au peuple grec en matière de dettes est loin d’être (...)

Julian Assange : l’histoire détaillée et méconnue d’une bataille épique pour la justice

Les Américains poursuivent Assange parce que WikiLeaks a dénoncé leurs crimes inimaginables en Afghanistan et en Irak...

A Toulouse, une « coopérative intégrale » prépare l’après-capitalisme

Depuis 2010, ils sont près de dix mille à bâtir « une nouvelle économie basée sur la coopération et les relations de proximité »...

Face au désastre, que peut-on faire ?

Telles des fourmis, il nous faut continuer à travailler pour préparer le retour de conditions plus favorables à l’inversion des rapports de force.

Cecil ou l’indignation des privilégiés. (Les autres peuvent crever.)

L’hiver dernier, en Belgique, les chasseurs ont tué 4.368 cerfs, biches et faons, dont la maman et le papa de Bambi, ses deux sœurs, cinq cousins et plusieurs copains superchouettes. Aucun des (...)

L’assassinat de Julien Lahaut : Les dessous d’une enquête judiciaire

Un meurtre qu’il faut situer dans le contexte de guerre froide, face à la « menace communiste ».

Une mise a mort du Groupov ?

Des 39 opérateurs contrat-programmés, seul le Groupov se trouve sanctionné brutalement. Pourquoi ?

La « bonne drachme » ? Modeste contribution au débat sur la Grèce

Plutôt que de reprocher à Tsipras de ne pas avoir préparé un plan B, il faudrait lui reprocher de ne pas avoir institué un contrôle des capitaux, ce qu’il a refusé de faire afin de rassurer les (...)

Syriza, le pillage et l’effondrement : Quand la « gauche dure » épouse les politiques de la droite dure

Syriza s’est plié aux diktats de la troïka, même lorsqu’il simulait leur « résistance de principe ».

Pink Floyd est à revisiter d’urgence

La rébellion n’est pas seulement esprit, elle est aussi corps, chair partagée, ardente, toujours en danger. C’est pour cela qu’ils savent qu’ils pourront toujours nous vaincre par la douleur. C’est (...)

En Syrie, une expérience de démocratie directe, égalitaire et multiconfessionnelle tient tête à l’Etat islamique

Ce modèle de confédéralisme démocratique n’est pas identitaire. C’est pour ça qu’on peut espérer qu’à plus grande échelle, il puisse aussi représenter un modèle de résolution des conflits ailleurs au Moyen (...)


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Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




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