Souscription pour le film "Dexia ou la démocratie confisquée" Pour un modèle de production participatif et indépendant !


Articles

Faut-il faire sauter Bruxelles ?

C’est du journalisme d’investigation prenant la forme d’une visite « touristique » des hauts lieux non pas de Bruxelles, mais du kilomètre carré de son « quartier (...)

Venezuela : médias et terrorisme, par Luis Britto Garcia.

Les évènements récents montrent que les médias continuent à justifier la violence d’une opposition et à la conforter dans son refus d’accepter les résultats d’élections favorables à la (...)

Quentin Dujardin : Je fais partie des gens qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté

Le guitariste Quentin Dujardin a adressé une lettre ouverte à l’ONEM pas piquée des vers, suite à une modification du statut fiscal des artistes.

L’anti-meeting de l’extrême droite du 3 avril

Ce jeudi 3 avril le Vlaams Belang organisait un meeting dans le centre ville de Bruxelles avec le soutien du FN français. Les militants antifascistes se sont rassemblés pour faire (...)

Le droit international à la rescousse des baleines

Les baleines sont-elles sauvées ? La disparition des principales espèces de baleines par la chasse n’a été évitée que grâce au moratoire adopté en 1986, à un moment ou cette économie était déjà en (...)

Venezuela : La question aujourd’hui est de savoir comment freiner la violente offensive de la droite néolibérale

Franck Gaudichaud : La meilleure manière de se défendre face aux attaques est sans aucun doute d’approfondir la révolution et les conquêtes du processus, renforcer une vision critique et populaire, (...)

Non à l’expulsion de 5 élèves de l’Institut Saint-Roch de Marche-en-Famenne

Nous parlons ici de jeunes intégrés en Belgique depuis plusieurs années, qui ont un parcours scolaire exemplaire et qui ne pourront jamais refaire une vie nouvelle et stable en retournant dans leur (...)

Un chômeur sur deux ne cherche pas activement un emploi : Faux et archi-faux.

C’est l’emploi qui est indisponible et pas les demandeurs d’emploi.La création d’emplois n’a jamais été aussi faible depuis 10 ans. Nous subissons une perte nette de 50.000 emplois entre 2011 et (...)

La Guinée refuse toute expulsion collective

Reste que derrière ces marchandages, des vies humaines sont en jeu et que la politique du chiffre dans les déportations ne résout pas du tout la question de (...)

Une marche géante va "prendre Madrid" le 22 mars

Il peut y avoir un avant et un après le 22 mars. Plus d’un million de "marcheurs" sont attendus... des efforts unitaires pour entraîner "la gauche qui traîne les (...)

Comprendre la défaite d’un coup d’État et… des médias internationaux

Si les médias renouaient le lien avec les intérêts des citoyens, ils informeraient sur ce qui fait qu’ici, le mot “politique” retrouve son sens... La construction d’un État participatif au Venezuela (...)

L’Italie refuse d’extrader Bahar Kimyongür vers la Turquie !

Dans la saga judiciaire dont Bahar est victime depuis une décennie, la sentence italienne sonne donc comme un nouveau camouflet pour la Turquie et pour les forces qui, en Europe, se rangent aux (...)

La réforme du chômage pour les nuls

Pour y voir plus clair. En téléchargement gratuit, un décryptage de la réforme du chômage. Une lecture d’intérêt public.

Alain de Benoist : Plus une démocratie est représentative, moins elle est démocratique !

On ne fait pas voter les citoyens pour se prononcer sur la valeur de vérité de la théorie de Darwin ou des décisions du concile de Trente, mais pour savoir ce qu’ils pensent politiquement (...)


Accueil du site > FR > Articles

Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




Suivre la vie du site fr    ?


Site réalisé avec SPIP