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Articles

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L’assassinat de Julien Lahaut : Les dessous d’une enquête judiciaire

Un meurtre qu’il faut situer dans le contexte de guerre froide, face à la « menace communiste ».

Une mise a mort du Groupov ?

Des 39 opérateurs contrat-programmés, seul le Groupov se trouve sanctionné brutalement. Pourquoi ?

La « bonne drachme » ? Modeste contribution au débat sur la Grèce

Plutôt que de reprocher à Tsipras de ne pas avoir préparé un plan B, il faudrait lui reprocher de ne pas avoir institué un contrôle des capitaux, ce qu’il a refusé de faire afin de rassurer les (...)

Syriza, le pillage et l’effondrement : Quand la « gauche dure » épouse les politiques de la droite dure

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Pink Floyd est à revisiter d’urgence

La rébellion n’est pas seulement esprit, elle est aussi corps, chair partagée, ardente, toujours en danger. C’est pour cela qu’ils savent qu’ils pourront toujours nous vaincre par la douleur. C’est (...)

En Syrie, une expérience de démocratie directe, égalitaire et multiconfessionnelle tient tête à l’Etat islamique

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Grèce : Un détective pose quelques questions troublantes

Euh… une dernière p’tite question M’sieurs-Dames. Alors voilà, j’ai bien réfléchi et il y a certaines choses que je ne comprends toujours pas...

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Le Chili : luttes sociales et processus constituant

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La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse

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Michel Warschawski : La révolte des Israéliens noirs

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Là où il y a une volonté, il y a un chemin

Pour la première fois la gauche kurde a pu mener une campagne à l’échelle du pays, proposant son projet politique à l’ensemble des Turcs.

Edward Snowden : « J’aurais dû me manifester plus tôt. »

C’est la dissidence qui mène au progrès. Si personne n’est prêt à faire bouger les choses, ou à essayer quelque chose de différent, si personne n’est prêt à aller au-delà de ce que les gens ont l’habitude (...)


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Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




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