Articles

Plutôt 2,1 milliards d’économies sur le rail ou... 17,5 milliards sur les voitures de société ?

Et si le gouvernement réformait le système fiscal des voitures de société plutôt que de presser financièrement le groupe SNCB ? Cela au nom d’une meilleure mobilité. En outre, cela rapporterait beaucoup (...)

Soutien aux inculpés du 6

Texte reçu pendant la grève nationale le 15 décembre 2014.

Projet pour une presse libre

Produire une information de qualité soustraite à la loi du marché comme aux pressions du pouvoir, loger numérique et papier à la même enseigne, inventer un mode de financement solide et juste. (...)

"Tout Autre Chose" : un mouvement citoyen voit le jour, contre l’austérité, pour l’alternative !

Nous voulons susciter le débat démocratique en Belgique francophone pour déconstruire le discours dominant et faire converger l’énorme potentiel d’imagination et d’action citoyenne en faveur de tout (...)

Bahar Kimyongür, depuis le parlement européen !

Aujourd’hui, la Turquie d’Erdogan est un Etat policier, un Etat toujours plus policier où la justice est toujours plus politisée, un Etat qui ne donne aucune chance à la (...)

La culture et la RTBF

En affichant un tel désintérêt pour la culture, la télévision de service public risque de se décrédibiliser.

Ebola : le FMI et la Banque mondiale, pompiers pyromanes

Dans les pays touchés par Ebola, la dégradation des systèmes de santé est la conséquence directe des plans d’ajustement structurel...

La terreur pour gouverner le Mexique

L’épouvantable massacre, survenu dans la nuit du 26 au 27 septembre, fait ressortir ce qui permet toutes les barbaries et toutes les impunités : une profonde collusion entre le crime organisé et (...)

Le « nouveau cœur » de Bruxelles va-t-il lui faire perdre son âme ?

Le Collège de Bruxelles-Ville va construire 1600 nouveaux emplacements répartis en 4 nouveaux parkings souterrains au plus proche du « nouveau cœur » de Bruxelles.

Espagne : de l’indignation au pouvoir

Le bipartisme qui s’alterne au pouvoir depuis la fin de la dictature est fort affaibli par une succession de luttes sociales victorieuses et l’irruption de nouvelles initiatives populaires qui (...)

Paulo Paranagua écrira-t-il un article sur les 43 étudiants mexicains massacrés ?

Il faut être latino-américaniste chevronné pour parvenir à percevoir toute les subtilités de l’art de désinformer tout en informant qu’a développé monsieur Paranagua dans les colonnes du journal Le (...)

Infiltration d’extrême droite de la manifestation syndicale ?

Ce jeudi, plus de 150.000 syndicalistes ont défilé à Bruxelles pour protester contre le nouveau gouvernement. Le web-journal RésistanceS.be y a observé la présence de militants d’extrême droite, dont (...)

"Idéologie" n’est pas un gros mot ! Par Hugues Lepaige

La politique du gouvernement Di Rupo n’était guère différente sur le fond de celle du gouvernement Michel. Certes, elle était moins violente et veillait à préserver les maigres restes du compromis (...)

Lettre ouverte du secteur culturel bruxellois aux élus politiques

Ne souhaitons-nous plus que notre capitale incarne et fasse rayonner la richesse culturelle de notre pays, au niveau national et international ? Allons-nous vraiment laisser tomber les artistes (...)

Burkina Faso : Blaise Compaoré vient de déclarer la guerre à son peuple

Bien qu’ayant exercé le pouvoir depuis 27ans, Blaise Compaoré veut faire un nouveau mandat de 5 ans, mais impose à l’avenir l’impossibilité pour un autre président de dépasser 3 mandats. Une modification (...)


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Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




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