Articles

Réfléchir avec les latinos. Entretien avec Maurice Lemoine

La notion de coup d’Etat ne se résume pas à un nom : Pinochet. Le travail de sape effectué dans la durée par Washington et les oppositions internes, via les médias, a globalement réussi à neutraliser (...)

Appel à la libération d’un belge, torturé et innocent

Des personnalités du monde culturel, universitaire et politique se mobilisent et exigent la libération immédiate de Ali Aarrass.

Ali Aarrass et « l’efficacité et l’intelligence des services de sécurité marocains » (dixit Joëlle Milquet)

On ne pourra comprendre l’affaire Ali Aarrass en dehors d’un contexte national marocain ni en dehors de la guerre mondiale contre le terrorisme et des relations complexes qui lient le Maroc et (...)

Fin du Forum Social Mondial de Tunis.

Christophe Ventura : Je crois qu’il est impossible de rendre compte de la diversité et de la qualité des 1 200 activités qui ont été organisées pendant ces cinq journées (24-28 (...)

La société civile de plus de 120 pays se mobilise à Tunis pour la démocratie

Le Forum social mondial a débuté à Tunis le 24 mars. Quatre ans après le printemps arabe, les luttes pour davantage de démocratie, de dignité et d’égalité se poursuivent, au Maghreb et (...)

Brésil : Stedile, le néo-fascisme et le 15 Mars

Dans les manifestations réalisées par la droite brésilienne, nous avons été confrontés à une escalade de la haine qui doit mettre en alerte tous ceux qui agissent dans les mouvements sociaux et la (...)

Angela Davis : Si Israël se retrouve isolé, il ne pourra pas continuer son apartheid

Je suis convaincue qu’une société sans prison est réaliste et envisageable dans le futur, mais dans une société nouvelle basée sur les besoins de la population et non sur le (...)

Lettre à Obama, par cinq théologiens de la libération

Après le coup d’Etat manqué en février, Obama a déclaré le 9 mars 2015 la situation au Venezuela comme un péril national pour la sécurité des Etats-Unis. Voici la réponse des représentants les plus (...)

Chasse aux sorcières au XXIe siècle

En tant que musulman-e, quoi que vous fassiez, et surtout si vous vous habillez « moderne », vous êtes toujours suspects.

Manifestation contre les violences policières

Des forces de l’ordre non pas pour protéger la population mais pour réprimer la contestation populaire de manière à faire passer les mesures anti-sociales et racistes du (...)

Olivier de Schutter : « Le réalisme aujourd’hui, c’est de changer radicalement le cours de la société. »

Ce qui est utopiste, c’est de croire qu’on peut continuer sur le chemin qu’on a emprunté jusqu’à présent sans dommage considérable. Le réalisme aujourd’hui, c’est de changer radicalement le cours de la (...)

Le Venezuela répond à la tentative de coup d’État

Jamais on n’avait observé une telle intensité dans le bombardement médiatique pour nous faire accepter la nécessité d’une intervention extérieure, ou d’un coup d’État, sans attendre les (...)

Qui a peur de Lumumba ?

17 janvier 1961 : assassinat de Patrice Emery Lumumba, avec la complicité des autorités belges. 17 janvier 2015 : lancement au Bozar du festival Congolisation ; une contraction qui joue sur les (...)

A terme, rien n’empêcherait d’utiliser l’arsenal anti-terroriste contre les mouvements sociaux

Entretien avec Laurence Blisson : Tout a été pensé, mis en avant, dans le cadre de la lutte contre le jihadisme. Mais le risque existe. À plus long terme, quand le débat public sera passé à autre (...)

Venezuela : Qui est Antonio Ledezma ?

La justice vénézuélienne a arrêté Antonio Ledezma, le maire de la métropole de Caracas, accusé d’avoir participé à un Coup d’Etat qui comprenait le bombardement d’institutions gouvernementales et du siège (...)


Accueil du site > FR > Articles

Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




Suivre la vie du site fr    ?


Site réalisé avec SPIP