Articles

Football de contre-éducation : le catenaccio de la Françafrique

Parallèle avec les dirigeants panafricanistes et nationalistes éliminés et remplacés par des marionnettes au moment des indépendances n’est pas loin du catenaccio

Finkielkraut à la Sorbonne, ou le Sacre de l’obscurantisme distingué

une bien triste illustration, parmi beaucoup d’autres, de la fascisation de la France, et de la libération de la parole islamophobe.

Turquie : Violations Massives des Droits Humains à Diyarbakir

Des Avocats Européens rapportent des Violations Massives des Droits Humains à Diyarbakir causées par les couvre-feux – Une action internationale est nécessaire

Les Yeux de Leila Alaoui.

La photographe franco-marocaine Leila Alaoui a été assassinée à Ouagadougou, lors des attentats du 15 janvier. L’émergence posthume de son travail, questionne dans le flot des représentations et de la (...)

Gouvernements populaires en Amérique latine : fin de cycle ou nouvelle étape politique ?

Il est devenu clair qu’il ne suffit plus de placer « de bons gouvernements » à des postes institutionnels qui répondent au système que l’on cherche à changer.

David Bowie et le hip hop soul...

On dit que Bowie, impressionné par Don Cornelius, fut obligé d’absorber de la boisson et autres produits pour vaincre sa timidité devant des Noirs qui avaient tous chacun dix fois plus, ou au minimum (...)

Goodyear : pour écraser la lutte, le cachot

Il s’agit de résistance. Une résistance contre une société qui accepte de laisser des gens perdre un emploi sans avoir le droit de lever le petit doigt pour (...)

Le respect des femmes par et pour tous

23 personnalités belges se positionnent contre l’instrumentalisation raciste du combat féministe et répondent au secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Theo Francken (...)

Le devoir de mémoire. Éloi Machoro & Marcel Nonnaro assassinés le 12 janvier 1985 par le GIGN

Machoro est d’abord un homme de terrain. Souvent torse nu, casquette de broussard sur la tête, c’est lui qui a organisé le blocus de Thio, devenant ainsi un véritable épouvantail pour la communauté (...)

Qui va gagner et qui va perdre dans la bataille pour Ana Belen Montes ?

Végéter pendant 25 ans en isolement absolu et oublié, devrait décourager tout futur candidat à travailler secrètement pour Cuba aux États-Unis

Le procès du système esclavagiste de Léopold II aura bien lieu

Le but premier de Léopold II, était l’exploitation économique sans scrupules comme tous les dirigeants impérialistes réunis à la conférence de Berlin de 1885 pour partager l’Afrique comme un (...)

Pour une SNCB forte, accessible et de qualité

Alors qu’à la COP 21, les dirigeants du monde entier se sont positionnés pour mettre un frein au réchauffement climatique, le gouvernement belge fait tout pour rester mauvais (...)

João Pedro Stedile : Nous rentrons dans une période de crise et de transition

La pauvreté ne fait pas la révolution. Ce qui engendre la révolution, c’est l’opposition entre ceux qui produisent la richesse et ceux qui se l’accaparent.

Lettre pour Donald Trump, salutations les plus chaleureuses d’Irak

Lorsque vous (vous, infidèle), me rencontrez (moi, terroriste) chez moi à Najaf, je vous assure que vous allez découvrir que nous sommes tous frères et soeurs qui partageons le même pain et le même (...)

Climat : Nous sommes tous assignés à résistance

La COP 21 est terminée mais la mobilisation citoyenne ne fait que commencer. Nous sommes en état d’urgence climatique et sommes désormais tou·te·s assignés à (...)


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Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

Par Simon de Beer
Source de l’article :Investig’action

Hélicoptères d’assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d’arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu’il est désormais établi que Kadhafi n’a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l’ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l’OTAN… Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l’époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L’information était pour le moins peu fiable puisqu’elle ne provenait que d’un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme et membre éminent de l’opposition. Aujourd’hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d’avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l’OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n’a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s’élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l’OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d’organisations respectables telles qu’Amnesty Internationale, Human Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l’on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l’hypocrisie des pays occidentaux puisqu’il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l’ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l’Egypte était l’un des meilleurs alliés de l’Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu’il s’agit là aussi d’un médiamensonge. « En dépit des informations transmises par certains médias, il n’a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d’avions de chasse et d’hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c’est-à-dire avant l’entrée en guerre de l’OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d’assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l’avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D’après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l’on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l’ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l’OTAN.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd’hui réticentes à l’idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d’une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d’embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n’a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu’il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.

Simon de Beer




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