23 mai 2017

Conférence - Les peuples originaires d’Amérique latine

20h Maison De l’Amérique Latine. rue du collège 27, 1050 (...)

24 mai 2017

Rassemblement festif. Une autre politique des drogues est possible !

15h30 Kiosque du Parc de 1000 Bruxelles

24 mai 2017

Départ collectif contre le sommet de l’OTAN (feat. D.Trump)

15h30 ULB. Campus Solbosch. Av. Franklin D. Roosevelt 50, 1050 (...)

24 mai 2017

No Trump in Brussels #ResistTrump

OTAN - Bruxelles

24 mai 2017

Départ collectif ULB à la manif anti-Trump

16h ULB/PUB. Avenue Paul Héger 42, 1050 Bruxelles

26 mai 2017

Les films des jeunes sur grand écran

20h30 Carré de Moscou - 1060 Bruxelles

27 mai 2017

l’Afrique au Secours de l’Afrique

15h Espace Kuumba, 78 chaussée de Wavre - 1050 Bruxelles

28 mai 2017

Visite Guidée Graffiti et Street Art - Centre de Bruxelles

14h Centre-ville, 1000 Bruxelles

28 mai 2017

Concert Hommage à Violeta Parra

17h espace Toots. Rue Edouard Stuckens 125 - 1140 Bruxelles

29 mai 2017

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Venezuela. Rencontre avec Gabriel Gil

19h30. Pianofabriek - salle Arenberg. Rue du Fort 35 - 1060 (...)


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Quelques commentaires suite aux résultats du plébiscite en Colombie

Nous avons reçu des commentaires à chaud de notre camarade Gustavo Borges Revilla que nous traduisons et publions. La paix en Colombie, il est certain, est entrée dans une étape difficile, mais qui sera surmontée car la position du non est si absurde que son irrationalité apparaît déjà au grand jour. Le chemin de la paix est plus long que prévu, et c’est ce chemin là qu’il faut prendre.

Suite au résultats du plébiscite en Colombie et les accords de paix, voici quelques commentaires :

1. La dure réalité est que les accords de paix, y compris le plébiscite, sont une lutte menée par les oligarques et les paramilitaires. Les FARC y apparaissent comme un simple instrument. Une guerre sans solution militaire convient seulement aux secteurs qui en vivent. Les FARC n’avaiten pas d’autre choix que d’y participer.

2. La classe moyenne colombienne (comme tous) est profondément ignorante de l’histoire et des conflits de son pays. Aujourd’hui ils ont voté et ils ont gagné. En termes purement statistiques : le vote du non est un vote des classes aisées, de la classe moyenne et des régions les moins touchées par la guerre. Les zones où le non a gagné sont les mêmes que celles où Uribe s’est imposé en 2014.

3. Lorsqu’une guerre de 50 ans s’installe dans une société, puis est amenée à voter pour la paix... Dans les années de gestion Uribe-Santos la population de déplacés par la guerre s’élevait à 6 millions. Aujourd’hui, ont voté 12 millions de 34 millions d’électeurs inscrits. La Colombie est le pays avec le plus de population déplacée par la guerre, après la Syrie et avant le Congo (et d’autres pays africains). Personne ne le dit. Personnes déplacées dans le monde, août 2015 : 7.600.000 en Syrie, en Colombie : 6.100.000, en Irak : 3.400.000, au Soudan : 3.100.000 et au Congo 2.800.000.

4. Afin de comprendre ce que veut dire faire de la politique en Colombie : en 2016, 35 leaders sociaux ont été tués par des sicaires et des paramilitaires. Il s’agit ici que des dirigeants, des militants et des formateurs. La tragédie pour les pauvres est inracontable et incalculable.

5. Comme tout le monde aujourd’hui, la lutte est centrée entre les élites inter-capitalistes. Les pauvres n’ont pas de politique propre à eux, sans projet et à la merci des visées des puissants. C’est la réalité de la Colombie, et dans le monde entier. Le Venezuela est une possibilité du contraire…

On y met du cœur ou non ?

Par Gustavo Borges Revilla
Journaliste, dessinateur et agitateur culturel, il est le fondateur du mouvement Hip-Hop Revolucion. Conseiller auprès de différents ministères du pouvoir populaire (culture, information, présidence) au Venezuela. Il est le directeur de la misionverdad.com



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