7 décembre 2016

Rassemblement contre le phénomène raciste du Blackface et le Père fouettard

17h00 campus du Solbosch de l’ULB

7 décembre 2016

Création d’un Acrimed à la belge (analyse critique des médias)

19h Rue de la Victoire 26, 1060 Bruxelles

8 décembre 2016

Prenons la rue de la loi

14h, rue de la Loi, 1000, Bruxelles

8 décembre 2016

soirée-débat sur la réduction collective du temps de travail

17h45 FGTB. Rue de Suède, 45 à 1060 Bruxelles

8 décembre 2016

Fête de clôture - Festival Coupe Circuit

18h Pianofabriek. rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

9 décembre 2016

Mon apparence ou mes compétences ? Qu’est-ce qui compte ?

12h30 Rue du Lombard 69, 1000 Bruxelles

9 décembre 2016

Droits de l’homme, jeu vidéo, choc des civilisations

18h PointCulture BXL. 145 rue Royale - 1000 Bruxelles

10 décembre 2016

Prix Paroles Urbaines 2017 (Demi-finale Slam)

18h Pianofabriek. rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

11 décembre 2016

Brunch Solidaire + récolte médicaments pr dispensaires sociaux

11h Rue du Houblon 47, 1000 Bruxelles

13 décembre 2016

Projection du film Merci Patron ! De François Ruffin

9h30 Espace Magh. Rue du Poinçon, 17, 1000 Bruxelles


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Quelques commentaires suite aux résultats du plébiscite en Colombie

Nous avons reçu des commentaires à chaud de notre camarade Gustavo Borges Revilla que nous traduisons et publions. La paix en Colombie, il est certain, est entrée dans une étape difficile, mais qui sera surmontée car la position du non est si absurde que son irrationalité apparaît déjà au grand jour. Le chemin de la paix est plus long que prévu, et c’est ce chemin là qu’il faut prendre.

Suite au résultats du plébiscite en Colombie et les accords de paix, voici quelques commentaires :

1. La dure réalité est que les accords de paix, y compris le plébiscite, sont une lutte menée par les oligarques et les paramilitaires. Les FARC y apparaissent comme un simple instrument. Une guerre sans solution militaire convient seulement aux secteurs qui en vivent. Les FARC n’avaiten pas d’autre choix que d’y participer.

2. La classe moyenne colombienne (comme tous) est profondément ignorante de l’histoire et des conflits de son pays. Aujourd’hui ils ont voté et ils ont gagné. En termes purement statistiques : le vote du non est un vote des classes aisées, de la classe moyenne et des régions les moins touchées par la guerre. Les zones où le non a gagné sont les mêmes que celles où Uribe s’est imposé en 2014.

3. Lorsqu’une guerre de 50 ans s’installe dans une société, puis est amenée à voter pour la paix... Dans les années de gestion Uribe-Santos la population de déplacés par la guerre s’élevait à 6 millions. Aujourd’hui, ont voté 12 millions de 34 millions d’électeurs inscrits. La Colombie est le pays avec le plus de population déplacée par la guerre, après la Syrie et avant le Congo (et d’autres pays africains). Personne ne le dit. Personnes déplacées dans le monde, août 2015 : 7.600.000 en Syrie, en Colombie : 6.100.000, en Irak : 3.400.000, au Soudan : 3.100.000 et au Congo 2.800.000.

4. Afin de comprendre ce que veut dire faire de la politique en Colombie : en 2016, 35 leaders sociaux ont été tués par des sicaires et des paramilitaires. Il s’agit ici que des dirigeants, des militants et des formateurs. La tragédie pour les pauvres est inracontable et incalculable.

5. Comme tout le monde aujourd’hui, la lutte est centrée entre les élites inter-capitalistes. Les pauvres n’ont pas de politique propre à eux, sans projet et à la merci des visées des puissants. C’est la réalité de la Colombie, et dans le monde entier. Le Venezuela est une possibilité du contraire…

On y met du cœur ou non ?

Par Gustavo Borges Revilla
Journaliste, dessinateur et agitateur culturel, il est le fondateur du mouvement Hip-Hop Revolucion. Conseiller auprès de différents ministères du pouvoir populaire (culture, information, présidence) au Venezuela. Il est le directeur de la misionverdad.com




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