20 octobre 2017

Manif : Liberté pour Georges Abdallah !

17h30 Boulevard du Régent 42, 1000 Bruxelles

20 octobre 2017

Brasil Balada Mix

20h Rue des Goujons 152 - 1070 Anderlecht

23 octobre 2017

Conspirateurs et Révolutionnaires. Rubino et les autres

18h30 Garcia Lorca. Rue de Foulons 47-49 Bruxelles

24 octobre 2017

Manifestation contre le blocus contre Cuba

17h30 Vieux marché aux grains 1000 Bruxelles

25 octobre 2017

STOP aux violences envers les femmes

14h Gare Bruxelles Nord. 1030 Bruxelles

26 octobre 2017

Projection film : Hidden Figures

14h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

26 octobre 2017

Conférence d’Amzat Boukari sur Thomas Sankara + concert

18h Local Sacco Vanzetti. 54 chaussée de Forest, 1060 (...)

27 octobre 2017

Débat : Quel média pour Bruxelles ?

18h Maison des Cultures Molenbeek. Rue Mommaerts 4, 1080 (...)

2 novembre 2017

2, 3 et 4 novembre. Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

16h Grande Salle de la Maison du Peuple. Parvis de Saint-Gilles, (...)

3 novembre 2017

3 et 4 novembre. Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

09h Grande Salle de la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis (...)


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Quelques commentaires suite aux résultats du plébiscite en Colombie

Nous avons reçu des commentaires à chaud de notre camarade Gustavo Borges Revilla que nous traduisons et publions. La paix en Colombie, il est certain, est entrée dans une étape difficile, mais qui sera surmontée car la position du non est si absurde que son irrationalité apparaît déjà au grand jour. Le chemin de la paix est plus long que prévu, et c’est ce chemin là qu’il faut prendre.

Suite au résultats du plébiscite en Colombie et les accords de paix, voici quelques commentaires :

1. La dure réalité est que les accords de paix, y compris le plébiscite, sont une lutte menée par les oligarques et les paramilitaires. Les FARC y apparaissent comme un simple instrument. Une guerre sans solution militaire convient seulement aux secteurs qui en vivent. Les FARC n’avaiten pas d’autre choix que d’y participer.

2. La classe moyenne colombienne (comme tous) est profondément ignorante de l’histoire et des conflits de son pays. Aujourd’hui ils ont voté et ils ont gagné. En termes purement statistiques : le vote du non est un vote des classes aisées, de la classe moyenne et des régions les moins touchées par la guerre. Les zones où le non a gagné sont les mêmes que celles où Uribe s’est imposé en 2014.

3. Lorsqu’une guerre de 50 ans s’installe dans une société, puis est amenée à voter pour la paix... Dans les années de gestion Uribe-Santos la population de déplacés par la guerre s’élevait à 6 millions. Aujourd’hui, ont voté 12 millions de 34 millions d’électeurs inscrits. La Colombie est le pays avec le plus de population déplacée par la guerre, après la Syrie et avant le Congo (et d’autres pays africains). Personne ne le dit. Personnes déplacées dans le monde, août 2015 : 7.600.000 en Syrie, en Colombie : 6.100.000, en Irak : 3.400.000, au Soudan : 3.100.000 et au Congo 2.800.000.

4. Afin de comprendre ce que veut dire faire de la politique en Colombie : en 2016, 35 leaders sociaux ont été tués par des sicaires et des paramilitaires. Il s’agit ici que des dirigeants, des militants et des formateurs. La tragédie pour les pauvres est inracontable et incalculable.

5. Comme tout le monde aujourd’hui, la lutte est centrée entre les élites inter-capitalistes. Les pauvres n’ont pas de politique propre à eux, sans projet et à la merci des visées des puissants. C’est la réalité de la Colombie, et dans le monde entier. Le Venezuela est une possibilité du contraire…

On y met du cœur ou non ?

Par Gustavo Borges Revilla
Journaliste, dessinateur et agitateur culturel, il est le fondateur du mouvement Hip-Hop Revolucion. Conseiller auprès de différents ministères du pouvoir populaire (culture, information, présidence) au Venezuela. Il est le directeur de la misionverdad.com



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