25 mars 2017

Ouverture du cycle : 40 ans de cinéma en atelier

15h CINEMATEK - 9 Baron Horta, 1000 Bruxelles

25 mars 2017

Le CHE fête ses 35 ans !

20h Smouss Café, 112 rue du marché au charbon, 1000 Bruxelles.

27 mars 2017

Concert Coulon Azán, du Chili

19:30. Rue de Parme, 26 1060 Bruxelles

27 mars 2017

Conférence sur La mémoire de la Nakba en Israël, par Thomas Vescovi

20h15 Rue de la Victoire 61 - 1060 Bruxelles

28 mars 2017

Manifestation - Régularisation des Travailleurs Sans Papiers exploités

12h Porte de Namur, 1050 Bruxelles

28 mars 2017

Rassemblement devant le Forum pour le Futur de l’Agriculture

12h30 Mont des Arts, face au Square - Brussels Meeting Centre. (...)

28 mars 2017

Ciné club désobéissance : I’m not from Barcelona

20h Bxl Laique. Avenue de Stalingrad, 18-20 • 1000 Bruxelles.

29 mars 2017

Atelier Jardinage à prix libre

14h>17h Parckfar. parc de Tour & Taxis. (accès par le pont du (...)

30 mars 2017

Tayush : comment gérer la diversité convictionnelle ?

18h Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

30 mars 2017

Grossesse, accouchement : où sont les voix des femmes ?

20h La Maison du Livre. 28 rue de Rome, 1060 Bruxelles


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Qui a intérêt à détruire les services publics, comment et pourquoi ?

Les moyens sont légion pour détruire les services publics directement et en leur construisant une image négative. On y introduit des logiques managériales et de performance du secteur privé, notamment en ce qui concerne les évaluations et le recrutement du personnel, en octroyant des primes liées à l’atteinte d’objectifs et changeant ainsi radicalement le rapport des travailleurs à leur entreprise.

De plus en plus de contractuels sont engagés. Les dirigeants peuvent facilement mettre la pression sur eux alors que les statutaires sont moins soumis à l’arbitraire du patron. Les licenciements deviennent beaucoup plus faciles.

De plus, les sous-contrats deviennent légion, notamment ceux liés à des subventions, l’emploi disparaissant lorsque l’on met un terme à la mesure politique subventionnée. Sans compter l’augmentation du recours à des contrats à durée déterminée, voire à des art. 60, souvent utilisés pour remplacer du personnel prévu mais non recruté.

Pour ce qui ne fait pas partie du « core business », on fait appel à la sous-traitance, à l’« outsourcing » et on crée des filiales.
De grosses dépenses sont occasionnées par les frais de consultance externe. L’entreprise est introduite en Bourse. L’écart salarial s’approfondit entre les travailleurs et des dirigeants issus du privé. Les départs naturels et les absences ne sont pas remplacés ou à raison de 1 pour 5. En Belgique, de 1999 à 2004, la réforme Copernic mise en place dans les administrations fédérales avait pour objectif annoncé la transformation des administrations publiques en organisations modernes orientées vers la performance et le service au citoyen. Des « top managers » ont été engagés. Comme si l’introduction de termes anglais contribuait à améliorer nos services publics !

Les attaques sont également mises en œuvre à travers la libéralisation, qui consiste à ouvrir le marché à d’autres opérateurs, et les privatisations.

L’objectif final est de « coloniser » les services publics pour rétribuer du capital privé.
Cette campagne de réappropriation vise aussi à réduire le poids et l’influence des organisations syndicales, la privatisation conduisant à modifier les statuts des salariés. Cette fragilisation des travailleurs et la réduction des salaires qui y est liée crée un effet domino sur le reste de l’économie.

La Confédération Européenne des Syndicats le dénonce : « si de telles réductions sont appliquées dans le secteur public, il devient alors logique de les appliquer également dans le secteur privé. Si le salaire moyen diminue, le niveau du salaire minimum est à son tour mis sous pression. Et, si toute la structure salariale est affectée, les allocations de chômage doivent également être réduites afin de rétablir des incitants financiers pour que les chômeurs se remettent au travail. C’est ainsi que les réductions de salaires dans le secteur public constituent la première étape d’une très forte spirale sociale négative ».

La recherche de cet effet domino est clairement exprimée dans les textes européens. Citons le pacte pour l’Euro+ de 2011 qui mentionne qu’il faut réduire les dépenses dans le secteur public et « veiller à ce que les accords salariaux dans le secteur public viennent soutenir les efforts de compétitivité dans le secteur privé ».

Autant de raisons de lutter pour les travailleur-se-s des services publics et autant de raisons pour les soutenir dans leurs luttes !

Myriam Djegham,
de l’alliance contre le TTIP et le CETA, l’Alliance D19-20
Photos : collectif krasnyi



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