25 avril 2018

Annulé ! Conférence de Serge Halimi - Que peut la gauche au pouvoir ?

18h ULB, Campus du Solbosch, H.1309. Avenue Franklin Roosevelt 50 (...)

25 avril 2018

Une file devant le palais de justice

18h30 Place Poelaert, 1000 Bruxelles

25 avril 2018

Planter des Fleurs sur l’Autoroute

19h BRASS - Centre Culturel de Forest. Avenue Van Volxem 364, (...)

25 avril 2018

D’un Mai à l’autre. Réalité & récupération de Mai 68

19h local Sacco et Vanzetti, 54 chaussée de Forest - 1060 (...)

25 avril 2018

Mai 68 les leçons d’un mois de révolution pour aujourd’hui

19h 30 ULB auditoire H1301. Avenue Franklin Roosevelt 50, 1050 (...)

26 avril 2018

Expo-Photo : Vnous sommes là

Solstice Galerie. Rue de Rollebeek 44, 1000 Bruxelles

26 avril 2018

Marche étudiante pour le refinancement public et des études moins chères

Université libre de Bruxelles. Avenue Franklin Roosevelt, 1050 (...)

26 avril 2018

Anticléricalisme et anarchisme en Egypte avant 1914

18h Institut De Sociologie-Ulb. Avenue Jeanne 44, 1050 (...)

26 avril 2018

Concert : Les Fées Minées

20h30 La Poissonnerie. Rue du Progres 214, 1030 Bruxelles

27 avril 2018

Images des ONG : quels regards sur l’Afrique ?

8h30>17h Parlement Fédéral Belge, Maison des Parlementaires, Rue de (...)


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Qui ment : le CADTM ou le Club de Paris ?

Jeudi 2 juin 2016, le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) a diffusé un communiqué intitulé « Le CADTM salue les décisions du Club de Paris d’annuler la dette grecque et de déposer ses statuts » pour commenter un faux communiqué du Club de Paris annonçant ces deux mesures et pour rendre public un nouveau site d’information : clubdeparis.fr

En se glissant dans la peau du Club de Paris et en publiant ce faux communiqué « choc », le CADTM a voulu mettre un coup de projecteur sur ce cartel de créanciers qui sert dans l’ombre depuis soixante ans les intérêts de ses membres, c’est-à-dire les vingt États créanciers les plus riches qui le composent. Inconnu du grand public, le Club de Paris est pourtant un instrument central dans la stratégie des puissants pour dominer les pays du Sud endettés mais aussi la Grèce qui est devenue, avec l’arrivée de la Troïka en 2010, le principal débiteur du Club.

Comme le rappelle l’ancien Expert de l’ONU sur la dette, Cephas Lumina, le Club de Paris est une organisation sans aucune légitimité qui travaille contre l’intérêt des populations. Il est donc vain d’attendre un quelconque geste de sa part en faveur des populations comme l’annulation inconditionnelle de la dette grecque au motif qu’elle est insoutenable ou illégitime pour la population.

Il est d’ailleurs assez révélateur de voir que le Ministère français des finances, qui héberge le Club de Paris aux frais du contribuable, annonce via Twitter que notre site clubdeparis.fr contient des informations erronées juste après que le CADTM a posté ce tweet « Le Club de Paris annule la dette de la Grèce pour permettre au gouvernement grec d’assurer les soins de santé et d’éducation ». Une preuve supplémentaire que ces créanciers n’ont que faire de la catastrophe humanitaire qu’ils ont créée avec l’imposition des trois programmes d’austérité.

Ce tweet de Bercy est également une occasion de rappeler que le Club de Paris diffuse régulièrement des informations mensongères, en annonçant via de « vrais » communiqués de presse que le Club de Paris annule totalement la dette de certains pays, alors qu’il s’agit en réalité d’allègements partiels de dettes, conditionnés à la mise en œuvre de programmes d’austérité conclus avec le FMI et la Banque mondiale.

Le Club de Paris, organisation juge et partie, est donc irréformable et doit être aboli. Pour le CADTM, les États débiteurs, à qui les créanciers réclament des dettes illégitimes, doivent agir en prenant des mesures d’auto-défense pour protéger les droits sociaux, économiques, culturels, civils et politiques : en suspendant le paiement de la dette, en réalisant un audit intégral (avec participation citoyenne), en répudiant la part illégitime et illégale de cette dette. Selon le droit international, il n’y a aucune obligation absolue de poursuivre le paiement des dettes illégitimes.

Nous espérons que notre communication aura eu au moins le mérite de faire connaître ce cartel, aussi discret que néfaste.

source : CADTM



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