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"Let’s make money" : Rencontre avec Erwin Wagenhofer
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Harlan County, USA : Entretien avec Barbara Kopple & Hart PerryHarlan County décrit l’histoire d’une communauté du Kentucky au passé légendaire de lutte et de guerre contre les patrons. Le film célèbre l’action collective des mineurs, dont le point de vue est adopté (...)
Wang Bing : entretien sur “Le Fossé” et “Fengming”Comment réduire la distance entre le public et le thème du film ? En n’accentuant aucun élément temporel (...) Ce sont les faits qui m’intéressent.
Pour un service public de l’information et de la culture (vidéo)La bataille des médias : François Ruffin et Henri Maler
« La Dame de fer », ou la petite histoire pour réécrire la grandeSi un numéro d’imitatrice suffisait à faire un film, cela se saurait.
Angelina Jolie, la guerre et l’illusion du « témoignage »C’est comme si Angelina Jolie avait voulu faire une sorte d’étrange « best of » de la guerre, reprenant tous ses épisodes les plus tragiques — et les plus télévisuels.
Entretien avec Thierry Odeyn : "Faire un film, c’est avant tout un acte de réflexion"Odeyn : Un cinéma, qui s’exprime avec des moyens pauvres, c’est un cinéma qui est obligé d’exploiter le plus créativement possible ses contraintes, donc ce n’est pas un cinéma de (...)
L’innocence entre guillemetsMarc Cheverie : S’il n’y a plus de l’image, c’est qu’il n’y a plus de regard, et s’il n’y a plus de regard, c’est qu’il n’y a pas de sujet de regard, une crise du sujet tout court et de son statut, des (...)
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Nederlands : Seminarie over Dziga Vertov
Séminaire autour de Dziga VertovTrois jours de formation avec Thierry Odeyn, Cinéaste et Professeur à l’INSAS. Jour 1, jeudi 17 mars 2011 : initiation au cinéma des Soviets
Le séminaire se déroule de 9h à 18h à l’Auditoire de Sint-Lukas _Rue verte 156 à 1030 Bruxelles Inscription pour les trois jours : 25€ pour les associations, 5€ chômeurs, étudiants, citoyens engagés (attention, les places sont limitées)
Le grand mérite de Dziga Vertov c’est d’avoir posé, de façon intuitive, dès 1920, certains principes qui allaient révolutionner la pratique du cinéma à partir des années 1960. Cependant, l’œuvre de ce cinéaste visionnaire demeure relativement méconnue, il tomba plus ou moins en disgrâce, relégué dans l’ombre sous le régime stalinien…
Dziga Vertov vise la création d’un nouveau langage cinématographique, autonome, dégagé de la littérature comme du théâtre. Il refuse ainsi le modèle facile du film reposant sur une intrigue car « le cinéma dramatique est l’opium du peuple » et il récuse « les scénarios-histoires de la bourgeoisie » ; le générique du film L’homme à la caméra (1929) atteste clairement de ces partis pris par les avertissements liminaires adressés aux spectateurs. Pour Vertov, la fonction de la caméra n’est pas de restituer la vérité brute, objective, mais de construire une nouvelle vérité que l’oeil humain, instrument imparfait, ne peut percevoir. Les cinéastes soviétiques des années 1920 vont également faire du montage le centre de leurs préoccupations. Lev Koulechov démontre que le spectateur produit lui-même les liaisons entre les images et les sentiments qui en découlent. Vsevolod Poudovkine en déduit que le montage ne consiste pas à structurer des morceaux de réalité, que les images prélevées sur cette réalité perdent toute relation avec celle-là : une explosion filmée ne donne pas le sentiment d’explosion. Mais c’est surtout Dziga Vertov et Sergeï Mikhaïlovitch Eisenstein qui donnent au montage, sous l’égide de la pensée marxiste, une fonction entièrement nouvelle : c’est une méthode (scientifique pour Eisenstein) d’analyse de la réalité et un instrument de pédagogie. Vertov croit à l’authenticité du « ciné-œil », « œil plus parfait que l’œil humain », mais le montage explique scientifiquement le fonctionnement de ce réel pris sur le vif (« fixation du processus historique »), et opère un « ciné-déchiffrement communiste du monde ». Pour Zin TV l’intérêt d’un tel séminaire est de nous montrer l’expérience d’émancipation à quelques années de la naissance du Cinéma par un des piliers du Cinéma Révolutionnaire. Dans un soucis de progression et de réflexion sur sa propre démarche et ses pratiques, Zin TV souhaite donner à entendre l’analyse pertinente de Thierry Odeyn sur cette question. Le ciné-œil. Dziga Vertov, Manifeste de kinoks, 1923 : « Je suis un œil. Un œil mécanique. Moi, c’est-à-dire la machine, je suis la machine qui vous montre le monde comme elle seule peut le voir. Désormais je serai libéré de l’immobilité humaine. Je suis en perpétuel mouvement. Je m’approche des choses, je m’en éloigne. Je me glisse sous elles, j’entre en elles. Je me déplace vers le mufle du cheval de course. Je traverse les foules à toute vitesse, je précède les soldats à l’assaut, je décolle avec les aéroplanes, je me renverse sur le dos, je tombe et me relève en même temps que les corps tombent et se relèvent. Voilà ce que je suis, une machine tournant avec des manœuvres chaotiques, enregistrant les mouvements les uns derrière les autres les assemblant en fatras. Libérée des frontières du temps et de l’espace, j’organise comme je le souhaite chaque point de l’univers. Ma voie, est celle d’une nouvelle conception du monde. Je vous fais découvrir le monde que vous ne connaissez pas. »
Une interview de Thierry Odeyn : http://www.zintv.org/spip.php?article147 Documents jointsMots-clésMis en ligne le 25 mars 2011 |