29 janvier 2020

Ciné-débat : "Chez Jolie Coiffure" + Salon de coiffure alternatif

18h-21h30 PointCulture 145 rue Royale 1000 Bruxelles

31 janvier 2020

Zinneke Fiësta

21H TRI POSTAL. Av Fonsny 48, 1060 Bruxelles - Gare du (...)

1er février 2020

Expo photos : Journalistes en exil

16h Escale du Nord. 1, rue du Chapelain, 1070 Bruxelles

2 février 2020

Documentaire : Minga voix de résistance

18h Le Senghor. 366 Chaussée de Wavre, 1040 Bruxelles

6 février 2020

Réalités migratoires et représentations médiatiques en Belgique

9h30-16h30 Pianofabriek (salle Casablanca), 35 rue du Fort 1060 (...)

12 février 2020

Projection : “Marges de Manœuvre” + rencontre avec les réalisateurs

19h30 - Pianofabriek, 35, rue du Fort, 1060 BXL

13 février 2020

Midi info : Désobéir à la loi face à l’urgence climatique ?

12h30-14h Boulevard Léopold II 184D, 1081 Bruxelles

13 février 2020

Pinochet : livre sur sa biographie militaire et politique

19h Maison de l’Amérique Latine, rue du collège 27, 1050 (...)


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Asile politique pour Julian Assange !

"Nous devons reconnaître qu’on ne peut plus donner la possibilité à Assange et ses collègues d’utiliser les valeurs de la liberté d’expression contre nous. Leur donner de l’espace pour nous écraser avec des secrets volés est une perversion de notre grande Constitution".

Mike Pompeo, secrétaire d’État des États-Unis et ancien directeur de la CIA.

L’Équateur a mis fin au statut de demandeur d’asile dont bénéficiait le lanceur d’alerte, fondateur du site Wikileaks. Hier matin, l’ambassadeur londonien a fait entrer les policiers de la Metropolitan Police dans ses locaux.

Lenin Moreno, président de l’Équateur depuis 2017, et qui se montre complaisant aux intérêts américains, est revenu sur la protection accordée par Rafael Correa à Julian Assange en 2012. Sa nationalité équatorienne, accordée il y a un peu plus d’un an, lui a également été retirée.

Dans la foulée, les autorités américaines ont rendu publiques les charges qui pèsent contre le fondateur de WikiLeaks. Il est accusé d’avoir conspiré avec Chelsea Manning, une militaire américaine qui a rendu public en 2010 des millions de documents secrets issus de l’armée américaine, connus sous le nom de "The War Logs". En 2013, elle a été condamnée pour espionnage aux États-Unis à 35 ans de prison.

En 2012, alors que le Royaume-Uni souhaite extrader Julian Assange vers la Suède, où il est réclamé dans le cadre d’une enquête pour viol et agression sexuelle, le rédacteur en chef de Wikileaks se réfugie dans l’ambassade d’Équateur à Londres, après y avoir obtenu l’asile politique. Les poursuites suédoises, reconnues non fondées, ont été abandonnées par la Suède en 2017.

Lorsqu’on laisse un petit État comme l’Équateur supporter à lui seul la pression de la première puissance mondiale, au fil des années, l’usure se fait telle que la trahison intervient. Face à cette pression les pays européens n’ont rien fait et le Royaume-Uni a agi une nouvelle fois comme l’employé subalterne des États-Unis.

Après son arrestation hier matin, Julian Assange a été reconnu coupable, par le tribunal de Westminster, d’avoir violé les conditions (datant de 2012) de sa liberté provisoire. Déclaré coupable, il risque une extradition vers les États-Unis, où il sera très certainement condamné à la prison à vie, en cellule d’isolement.

Cette arrestation est grave et inacceptable. Ce jeudi 11 avril 2019 est un jour noir pour la liberté de la presse.

Thomas Michel
Membre du collectif Zin TV



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