Articles

[ZAD] Compile des Violences Policières à Notre-Dame-des-Landes

Peu d’images à la télé, presse interdite d’entrer sur la ZAD les premiers jours des expulsions, contrainte d’utiliser les images orientées de l’équipe "Communication (...)

Le racisme scientifique est de retour...

Parmi les actuels promoteurs les plus acharnés de la « science des races », beaucoup sont des stars de l’« alter-droite », qui aiment utiliser la pseudoscience pour donner une caution intellectuelle à (...)

Masculinité toxique : de la pornographie des poupées sexuelles.

Pourtant, pour les hommes qui recherchent un contrôle total, il est toutefois possible d’aller au-delà du silence de la poupée sexuelle : on peut mettre des mots dans sa (...)

Quand les lycéens prenaient la parole. Les années 68

Que ces adolescents manifestent, fassent grève, occupent leurs établissements était inédit. Il y eut réprobation, des pouvoirs publics et aussi de parents, de professeurs. Même chez les progressistes, (...)

( )TOO. Lettre au sujet d’une performance de Yoko Ono

C’est très bien que des hommes soient jugés pour des délits envers des femmes, mais c’est intenable qu’on puisse croire que l’appareil juridique soit en mesure de résoudre le problème de la violence (...)

L’histoire d’une employée de maison philippine au Caire

Des situations où des employées de maison sont retenues contre leur volonté et souvent soumises à des mauvais traitements quotidiens sont suffisamment fréquentes au Caire pour que l’ambassade des (...)

Résistance féminine à Idleb : itinéraire d’une activiste

J’ai choisi la révolution et je l’ai choisie notamment car j’espérais apporter une vie meilleure aux gens qui m’entouraient, mais malheureusement on n’est pas parvenu à apporter autre chose que la mort, (...)

Cher Jean-Luc Godard...

Le cinéma français pue la naphtaline et la bourgeoisie malgré toutes tes épopées. Alors rend lui honneur et défonce lui la gueule.

Le colonialisme est un crime contre l’humanité

Entretien avec Oscar López Rivera, leader pour l’indépendance de Porto Rico. Il a passé 35 ans de sa vie en prison aux États-Unis pour ses idéaux.

De quoi le terrorisme est-il le nom ?

Les législations française, tunisienne et internationale ne sont pas claires et l’ONU a toutes les difficultés à définir un concept dont le sens varie selon ceux qui l’utilisent. Dès lors, comment (...)

ZAD : Seront-ils prêts à tuer parce qu’ils ne veulent pas de collectif ?

Cet après-midi dans la foule prise en étau entre des rangs de policiers, il était clair pour tous que l’État serait désormais prêt à tuer pour finir son opération.

Message venant de l’autre côté du mur

Si vous, comme nous, recevez des mystérieux messages via whatsapp et qu’il faut à votre tour renvoyer 10 fois à vos connaissances afin que s’accomplisse un souhait qui peut-être se réalisera... Ce (...)

ZAD – seconde manche

Lundi matin, 9 avril 2018, 2500 policiers et gendarmes sont annoncés sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Brésil : Je vais aller en prison et vous tous, vous allez devenir Lula

Le dirigeant considéré comme le plus charismatique du Brésil, en tête de tous les sondages d’intention de vote pour les élections présidentielles d’octobre a assuré qu’il se rendra parce qu’il est (...)

Brésil : Lula et le « crime » de la gauche

Le « crime » de cet ouvrier métallurgiste, c’est d’avoir sorti plus de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté, d’avoir réduit le taux de chômage et placé son pays sur la carte des puissances (...)


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Bahar Kimyongür, depuis le parlement européen !

Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie

Je remercie de tout cœur Mme Judith Sargentini et Fair Trials International de m’avoir invité à parler à cette tribune.

Ma présence ici met officiellement fin à 14 ans d’interdiction d’accès au Parlement décrété pour le même motif que mon signalement Interpol : une action de protestation pacifique menée ici-même le 28 novembre 2000 contre la présence du ministre turc des affaires étrangères de l’époque M. Ismail Cem.

Après ce simple chahut destiné à attirer l’attention internationale sur les prisonniers politiques turcs agonisant dans la plus longue grève de la faim de l’histoire, j’ai été refoulé de multiples fois aux portes de ce Parlement alors que j’accompagnais en tant que traducteur/interprète des délégations d’avocats et de représentants d’ONG turques.

Non, Interpol n’est pas seule à blâmer dans la criminalisation que j’ai eu à subir.

Mais je me réjouis de pouvoir revenir ici et remercie M. Pascal Heymans, chef d’unité de la sécurité qui m’a radié de la liste noire du Parlement européen.
L’action de protestation menée ici même m’a valu d’être accusé en Turquie de chef d’organisation terroriste et d’être à la merci d’une notice rouge d’Interpol lancée par un tribunal à Ankara.

Suite à l’émission de ce mandat d’arrêt international, j’ai été arrêté dans 3 pays différents.

Le 28 avril 2006, la police néerlandaise m’arrêta au bord d’une autoroute alors que je me rendais à Amsterdam pour la préparation d’un concert. Mon signalement Interpol m’a valu d’être incarcéré pendant 68 jours.

Le 17 juin 2013, la police espagnole m’arrêta en compagnie de ma famille à la cathédrale-mosquée de Cordoue alors que nous passions quelques jours de vacances. Cette fois, à cause d’Interpol, je fus privé de liberté pendant 5 jours.

Le 21 novembre 2013, la police italienne m’arrêta à l’aéroport Orio al Serio à Bergamo alors que je me rendais à une conférence sur la Syrie. A cause d’Interpol, je fus privé de liberté pendant 111 jours dont 12 jours en prison et 99 jours en assignation à résidence.

Interpol m’a ainsi en tout volé 184 jours de liberté. Cela fait au total plus de 6 mois de captivité.

Finalement, grâce à Fair Trials International et à la mobilisation internationale, Interpol m’a définitivement radié de ses fichiers le 22 août dernier.
Fort de ces victoires successives, le 9 septembre dernier, j’ai décidé de passer à l’offensive en demandant à mes juges turcs de pouvoir comparaître librement en Turquie afin de me défendre et d’obtenir un acquittement.

Le 24 octobre dernier, la 10e Cour d’assises d’Ankara a accepté ma requête. Elle m’a octroyé un sauf-conduit d’une durée de 3 mois qui prendra fin le 24 janvier prochain.

Ce vendredi 12 décembre, je suis donc attendu à mon procès à Ankara.
Comme annoncé dans mon dernier communiqué de presse, c’est aujourd’hui, depuis cette tribune, que je compte annoncer mon choix d’assister ou non à mon procès en Turquie.

Après mûre réflexion et consultation de mes amis, camarades et soutiens, je renonce provisoirement à mon projet de retour.

Il est en effet plus sage pour moi de ne pas offrir à mes tortionnaires ce qu’ils interprèteraient comme une capitulation.

D’autant que récemment encore, mes tortionnaires se sont servis de moi pour exercer une torture physique et mentale sur des activistes arrêtés à Istanbul.
Les policiers ont été jusqu’à exhiber des photos privées en disant aux jeunes militants qu’ils torturaient : « Pendant que vous en bavez, votre leader Kimyongür boit du vin dans des bars en Europe. »

On peut s’attendre à tout de la part d’une police qui en arrive à un tel degré de bassesse.

Qui se souvient encore du sort réservé le 16 novembre 1987 aux deux dirigeants communistes turcs Nabi Yagci et Nihat Sargin dès leur arrivée à l’aéroport d’Ankara après 7 années d’exil en Europe.

MM. Yagci et Sargin ont été arrêtés sur le tarmac malgré le fait qu’ils étaient accompagnés d’une impressionnante délégation de leaders politiques, de journalistes occidentaux et d’eurodéputés.

Les deux militants communistes seront ensuite torturés pendant 19 jours dans le « Derin Arastirmalar Laboratuvari » (DAL), le Laboratoire des recherches approfondies de la Sûreté turque à Ankara.

MM. Yagci et Sargin ne seront libérés que le 4 mai 1990, soit 900 jours après leur arrestation à l’aéroport d’Ankara.

Il y a également le cas emblématique et plus actuel de la sociologue turque Pinar Selek exilée en France.

La semaine dernière, la justice turque a lancé un mauvais signal dans l’affaire de cette sociologue turque, une affaire qui dure depuis 16 ans.

Ce vendredi 4 décembre, un procureur a en effet requis la perpétuité à l’encontre de Mme Selek poursuivie pour participation à un attentat à l’explosif en 1998. Le souci est que cet attentat n’a jamais existé.

D’après les rapports d’expertise, il ne s’agissait non pas d’un attentat mais d’un accident survenu suite à une fuite de gaz.

Dans les tribunaux turcs, on n’est jamais à l’abri de « preuves » fabriquées et de « témoins anonymes ».

Troisièmement, ce mardi 2 décembre, le Parlement turc a adopté un projet de loi du gouvernement qui renforce l’emprise de l’exécutif sur l’appareil judiciaire.

Cette nouvelle loi permettra au gouvernement d’évincer tous les magistrats non-alignés à la politique d’Erdogan.

En outre, des débats en commission parlementaire vont avoir lieu cette semaine à propos d’un projet de loi élargissant les pouvoirs de la police. Ce projet de loi permettra aux forces de sécurité de recourir à des armes à feux dans les manifestations.

Le climat politique en Turquie ne me permet ainsi ni de parvenir sain et sauf au tribunal d’Ankara ni de me défendre face à un tribunal impartial.

Aujourd’hui, la Turquie d’Erdogan est un Etat policier, un Etat toujours plus policier où la justice est toujours plus politisée, un Etat qui ne donne aucune chance à la liberté.

Merci de votre attention.

Bahar Kimyongür

Plus d’informations : www.leclea.be


Liens vidéo et presse écrite relatifs à la conférence au Parlement européen sur la répression en Europe et en Turquie.

Bahar Kimyongür au Parlement Européen

Le militant Bahar Kimyongür n’assistera pas à son procès en Turquie

La répression politique « exportée » en Europe via Interpol

Bahar Kimyongür n’assistera pas à son procès en Turquie



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