19 avril 2018

Conférence-débat : Traitement journalistique des violences contre les femmes

9h30 > 12h15 Salle Voltaire, Place Surlet de Chokier 15-17, 1000 (...)

19 avril 2018

Auberge Africaine - 2nd Edition

18h Université Saint-Louis. Rue du Marais 109, 1000 Bruxelles

19 avril 2018

Débat : Réduction Collective du Temps de Travail

19h MOC Bruxelles. Rue Plétinkx 19, 1000 Bruxelles

19 avril 2018

Ciné-débat : Jusqu’à nous enterrer dans la mer, avec Thierry Deronne

19h30 Pianofabriek. Salle Arenberg. Rue du Fort 35 - 1060 (...)

19 avril 2018

Projection film : Regardez la lumière mes jolis

20h Cinéma L’Aventure. Galerie du Centre, 57 rue des Fripiers - (...)

20 avril 2018

Café littéraire : Raconte-moi Sembene Ousmane

18h30 L’Horloge du Sud. Rue du Trône 141, 1050 Bruxelles

20 avril 2018

Mai 68 raconté par ses objets

19h L’architecte. place Flagey 19 - 1050 Bruxelles

21 avril 2018

Journée d’étude : afroféminismes et féminismes musulmans

9h>17h ULB. Avenue Franklin Roosevelt 50, 1050 Bruxelles

22 avril 2018

Promenades musicales en Forêt de Soignes

7h30 > 18h WaBo. Delleurlaan 39-43, 1170 Bruxelles

22 avril 2018

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14h RDV Métro Mérode. Parc du Cinquantenaire, 1000 Bruxelles


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Brésil : Je vais aller en prison et vous tous, vous allez devenir Lula

Lula Da Silva arrêté par la police brésilienne

L’ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a quitté samedi le siège du Syndicat de la Métallurgie de Sao Bernardo do Campo pour se présenter devant les autorités. Des dirigeants du Parti des Travailleurs (PT) fondé par le dirigeant brésilien avaient déjà déclaré tout au long de la journée que l’ex-président pourrait se présenter devant les autorités après la messe célébrée en mémoire de sa femme, décédée l’année dernière. Il avait quitté pour la première fois le siège du syndicat depuis qu’il s’y était réfugié jeudi pour éviter la prison. « Je me rendrai aux autorités parce que je n’en ai pas peur. Je démontrerai que je suis innocent, » a affirmé Lula.

Le dirigeant considéré comme le plus charismatique du Brésil, en tête de tous les sondages d’intention de vote pour les élections présidentielles d’octobre a assuré qu’il se rendra parce qu’il est innocent : «  Je ne suis pas au-dessus de la Justice. Si je n’avais pas accepté la justice, je n’aurais pas créé un parti politique mais j’aurais organisé une révolution, » a-t-il ajouté. « Je crois en la Justice mais en une justice juste avec un processus basé sur des preuves concrètes. »

Cependant, sa première tentative pour se rendre a dû être suspendue. L’ex-président et son avocat étaient dans une voiture qui se disposait à quitter le siège du syndicat de la Métallurgie de Sao Bernardo do Campo, son berceau politique, mais la marée humaine ne lui a pas permis de bouger. Alors, il est sorti du véhicule et est rentré à nouveau dans l’immeuble.

L’ex-président a aussi reconnu que quand il s’est rendu récemment sur la frontière du Brésil avec l’Uruguay, on lui a proposé de traverser la rue pour se réfugier dans le pays voisin afin de demander l’asile à l’ambassade de Bolivie mais qu’il avait répondu qu’il préférait affronter directement ses accusateurs et qu’il allait les affronter en acceptant la prison. « Je le fais parce que je sais que l’histoire va prouver que celui qui a commis un crime, c’est celui qui m’a accusé, le procureur qui a été injuste envers moi et le juge qui m’a condamné, » a affirmé Lula.

Le fondateur du PT a dénoncé le fait qu’il est « le seul être humain » accusé pour « un appartement qui n’est pas à moi, » en évoquant le triplex de luxe que la sentence du tribunal lui attribue en relation avec le scandale de corruption de Petrobras et pour lequel on l’a condamné à 122 ans de prison.

Ainsi, Lula a admis qu’il se présenterait devant la justice également pour éviter que sa situation ne se complique puisque le juge peut lancer un mandat d’arrêt préventif pour obstruction à la justice. « mais chaque jour de plus qu’ils me garderont en prison, plus de Lula vont naître dans ce pays. Ils vont se rendre compte que le problème de ce pays n’est pas Lula. Il ne leur sert à rien de m’empêcher de me déplacer dans ce pays parce qu’il y aura des millions de Lula qui s’y déplaceront,  » a-t-il assuré.

En compagnie de Dilma Rousseff

Samedi 7 avril, Lula a quitté pour la première fois depuis plusieurs jours le siège du syndicat de la Métallurgie de Sao Bernardo do Campo où il s’était réfugié jeudi après que le juge Sergio Moro ait lancé un mandat d’arrêt immédiat contre lui et lui ait intimé l’ordre de se rendre avant vendredi 22 heures GMT pour délit de corruption.

Après avoir affirmé vendredi qu’il ne se rendrait pas à la Police Fédérale et ne pas l’avoir fait dans le délai imparti par le juge Moro, Lula a quitté samedi le siège du syndicat pour assister à une cérémonie en mémoire de sa femme. L’ex-président s’est dirigé vers une estrade improvisée sur un camion installé devant l’enceinte du syndicat où a été célébrée une messe en mémoire de sa femme Marisa Leticia, morte l’année dernière, qui aurait eu 68 ans ce jour-là.

L’ex-président s’est montré calme et a été, de nouveau, accompagné par l’ex-présidente Dilma Rousseff, le groupe du Parti des Travailleurs (PT) et certains de ses anciens ministres comme l’ex-chancelier Celson Amorim.

Des milliers de sympathisants, qui avaient déjà organisé un certain nombre de manifestations pour le soutenir comme une veillée dans la nuit de jeudi pendant laquelle Rousseff a rendue publique son intention de se présenter au Sénat, ont salué l’ex-président aux cris de « Lula, guerrero del pueblo brasilero » (Lula, guerrier du peuple brésilien).

Selon les informations du journal brésilien Folha de Sao Paulo, l’ex-dirigeant politique aurait obtenu un accord avec la Police Fédérale avec laquelle il avait tenté de négocier pour que son arrestation ait lieu lundi. Cependant, cette première proposition avait été refusée par les agents.

Finalement, pour éviter des affrontements entre les centaines de militants sympathisants et syndicalistes concentrés devant le siège du syndicat et les agents envoyés pour l’arrêter, Lula s’est rendu volontairement. L’accord comprenait que la Police Fédérale envoie un véhicule banalisé pour emmener l’ex-président, selon ses avocats cités par Folha.

Source en espagnol : albaciudad
/ traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Fragments du discours de Lula le samedi 7 avril 2018
 
Je ne leur pardonnerais pas de m’avoir présenté comme un voleur face à la société.
(...)
Je ne suis pas au-dessus de la justice, sinon, je n’aurais pas fondé un parti politique, j’aurais proposé une révolution.
(...)
Le procureur dit n’avoir aucune preuve, mais il a par ailleurs des convictions. Qu’il garde ses convictions pour ses complices.
(...)
Ce dont ils ne se rendent pas compte c’est au plus ils m’attaquent, au plus grandit ma relation avec le peuple brésilien.
(...)
Je n’ai pas peur d’eux. Je mets au défi Moro et ses juges du TRF4 dans un débat à l’université. Qu’ils montrent des preuves et disent le crime que j’aurais commis.
(...)
Mon crime est d’avoir fait entrer des pauvres dans l’université, des noirs dans l’université, des pauvres qui mangent de la viande, voyagent en avion… C’est le seul crime pour lequel on veut m’accuser.
(...)
Aucune prison n’emprisonne un cœur, la pensée et les idéaux.
(...)
Ils veulent la photo de Lula en prison, ils auront un orgasme multiple avec ma photo en prison..
(...)
Je vais honorer l’ordre de transférer la responsabilité. Ils ne savent pas que le problème de ce pays n’est pas Lula. Ils n’arriveront pas empêcher que je marche dans ce pays, parce qu’il y a encore beaucoup de chemins à parcourir.
(...)
Je vais aller en prison et vous tous, vous allez devenir Lula et vous allez marcher à travers ce pays. Ils vont savoir que la mort d’un combattant n’arrête pas la révolution. Je ne leur donnerais pas l’occasion de dire que je suis en cavale ou cache. Ils ne me font pas peur. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, je vais prouver mon innocence.
(...)
Lorsque j’arrêterais de rêver, je rêverais dans vos têtes. Cela ne suffit pas qu’ils m’arrêtent… Je suis une idée. La mort d’un combattant n’arrête pas une révolution.
 


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