22 mai 2019

Formation - les journées de l’antiracisme

09h00-16h00 IHECS, rue de l’étuve, 58 à 1000 Bruxelles

22 mai 2019

Llibertats europees : conférence-débat

19h-22h CC Kali, rue Saint-Thomas 32, 4000 Liège, Belgique

22 mai 2019

Rencontre avec l’autrice Djamila Ribeiro [féminisme noir et pensée décoloniale]

19h Maison du spectacle - La Bellone 46 Rue de Flandre 1000 (...)

23 mai 2019

Solidarité avec Ahmed, SDF poursuivi pour tentative de meurtre contre un policier

8h30 Palais de Justice Place Poelaert 1000 Bruxelles

24 mai 2019

Bxl meets Kouba Conférence/After Movie

20h-23h Pianofabriek 35 rue du Fort 1060 Bruxelles

25 mai 2019

Lobby tour de l’armement spécial Israël

13h30-16h Rond-Point Robert Schuman, 1040 Bruxelles, (...)

25 mai 2019

Conférence gesticulée "Y’en a qui ont essayé... de défendre le service public"

19h / Allée du Kai / 53 avenue du port – 1000 Bruxelles

26 mai 2019

Gilets jaunes - Toute l’Europe à Bruxelles !

13h - 20h Gare du Nord 1000 Bruxelles

26 mai 2019

Le Off - La contre-soirée électorale

18h30-1h PointCulture Bruxelles 145 Rue Royale, 1000 (...)

27 mai 2019

Hacking Justice de C. Rubio et J. Pancorbo

21h40 - cinema aventure - Galerie du Centre 57 1000 Bruxelles


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Brésil : Lula et le « crime » de la gauche


L’ex-président brésilien s’est vu refuser la demande d’habeas corpus préventif déposée par ses avocats

Le « crime » de Lula, c’est d’être de gauche, dans un contexte où les forces de la droite internationale imposent leur hégémonie déstabilisatrice dans la région.

Son « crime », c’est d’avoir aidé à fonder, il y a 38 ans, le Parti des travailleurs (PT), une plateforme qui a donné la parole aux mouvements syndicaux et qui se bat pour leurs droits.

Le « crime » de Lula est d’avoir remporté les élections présidentielles de 2002 en tant que représentant du PT et d’être devenu le président ayant obtenu le plus de voix de l’histoire du Brésil. C’est d’avoir quitté son second mandat avec 80% d’approbation, offrant à son pays une croissance économique de 7,5% et un salaire minimum 54% plus élevé que celui de son premier gouvernement.

Le « crime » de cet ouvrier métallurgiste, c’est d’avoir sorti plus de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté, d’avoir réduit le taux de chômage et placé son pays sur la carte des puissances émergentes.

Le « crime » de Lula, c’est d’avoir inspiré le plus grand pays d’Amérique latine et projeté une image d’ « d’ordre et de progrès », comme le veut la devise inscrite sur le drapeau national.

Le « crime » de Lula, c’est d’avoir stabilisé l’économie nationale et remboursé la totalité de la dette contractée par son pays auprès du Fonds monétaire international.

Le « crime » de Lula est d’avoir apporté son soutien à sa dauphine Dilma Rousseff, qui a poursuivi ses programmes de progrès au Brésil et qui, pour cette même raison, a également été victime d’une persécution qui a mis fin à son mandat.

Le « crime » de Lula, c’est son intention de se présenter aux élections présidentielles d’octobre. Et sa plus grave « faute », d’être en tête des sondages en tant que candidat dans un pays où le mécontentement populaire à l’égard des mesures néolibérales du président de facto Michel Temer ne cesse de croître.

Le « crime » de Lula, c’est d’être devenu le grand espoir de la résurgence du Brésil et de la relance des mouvements progressistes dans la région.

Le « crime » pour lequel Lula est jugé est le « crime » de la gauche ; celui pour lequel ils veulent aussi juger Dilma, Nicolas Maduro, Evo Morales, Cristina Fernandez, et tout autre leader qui refusera de baisser la tête et de suivre les ordres du Nord.

Gabriela Avila Gomez, 6 avril 2018

source : Granma / traduction : bolivar infos



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