19 mars 2019

PROJECTION : Enquête au Paradis, Merzak Allouache

19h15 / Cinéma Vendôme, 18, Chaussée de Wavre, 1050 Ixelles

20 mars 2019

Venezuela : quelle sortie de crise ?

19:30 L’Horloge du Sud. Rue du Trône 141, 1050 Bruxelles

21 mars 2019

CONFERENCE : Un travail décent pour les travailleuses domestiques !

19:30-21:30 / CSC, 19 Rue Pletinckx, 1000 Bruxelles

23 mars 2019

ASSEMBLEE : Quel camp voulons-nous pour la justice climatique ?

14h-18h / Le poisson sans bicyclette, Rue Josaphat, 253, 1030 (...)

23 mars 2019

ATELIER - Là, faites du cinema

09h30-18h00 / Cinéma Palace, Boulevard Anspach 85, 1000 Ville de (...)

26 mars 2019

Les Belges et la commune de Paris

19h Au Trait d’Union. Avenue Théo Verbeeck 15 - 1070 Bruxelles

30 mars 2019

DISCUSSIONS : Socialisme 2019 - J1

/ De Kriekelaar GC, Gallaitstraat 86, 1030 Schaarbeek, Brabant, (...)

1er avril 2019

Rassemblement pour la Paix et les Droits Humains en Colombie

13h Rond-point Schumann - 1000 Bruxelles

6 avril 2019

Vie et luttes de Rosa Luxemburg FR + NL

13:30 > 18:30. Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

10 avril 2019

Procès du militant anti-TTIP ayant détourné des écrans publicitaires

8h / Palais de justice / Place Poelaert - 1000 Bruxelles


Accueil > FR > Vidéos > Education

Brève explication de ce qu’il se passe au Venezuela

Brève explication de ce qu’il se passe au Venezuela

Tout comme nous, vous avez sûrement entendu dire qu’il se passe quelque chose au Venezuela ces derniers temps...
Viva Chavez!

Tout comme nous, vous avez sûrement entendu dire qu’il se passe quelque chose au Venezuela ces derniers temps. Comme à chaque fois dans ces cas-là, nous sommes inondés d’informations provenant des médias privés qui ont leurs propres intérêts. Comme toujours, on entend le même refrain, avec des concepts fait pour nous faire peur et non pour nous informer.

On utilise directement les grands mots, Répression, Dictature, Censure. Mais nous sommes déjà habitués à lire en filigrane les intérêts de l’oligarchie, des Banques et de l’Empire nord-américain qui se cachent derrière ces informations.

Nous allons essayer d’avoir une lecture plus profonde et de comprendre ce qu’il se passe réellement au Venezuela.

Il est très important de faire une analyse géopolitique.
Tout d’abord il faut savoir que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues dans le monde. Pour bien comprendre ce qu’il se passe au Venezuela, il faut aller voir ce qu’il se passe chez son voisin du Nord, les États-Unis. C’est une des sociétés les plus consommatrice de dérivés du pétrole dans le monde.

Premièrement, en ce qui concerne la consommation d’essence, les États-Unis ont le plus haut pourcentage de véhicules par habitant de la planète, et bien sûr, il y a le besoin d’autres dérivés du pétrole comme les plastiques, les vêtements et les cosmétiques.

Pour soutenir cette société dépendante du pétrole, les États-Unis doivent importer 60% du pétrole qu’ils consomment.
Essayons d’avoir un regard plus général. D’où vient le pétrole qui est consommé aux États-Unis ?

Le Moyen-Orient est une région clé.
Les États-Unis importent une partie importante de leur pétrole d’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. Avec ces alliés, ils ont une stratégie pour avoir une hégémonie politique dans la région.

Ce sont donc ces intérêts énergétiques, gaz et pétrole, qui sont derrière la guerre en Irak, les violences actuelles en Syrie, l’occupation en Palestine et l’intervention en Libye.

Donc, après avoir analysé tout cela, un calcul très simple nous permet de comprendre pourquoi le Venezuela est si important pour les États-Unis.

Le pétrole qui vient du Moyen-Orient passe par le détroit d’Ormuz fait le tour de l’Afrique par le sud jusqu’au Texas. Ce voyage dure de 40 à 45 jours.

Alors que le pétrole vénézuélien ne prend que 4 à 5 jours pour arriver aux États-Unis. En comparant les coûts d’acheminement entre le Moyen-Orient et le Venezuela, on comprend mieux quels sont les intérêts Nord-américains dans tout ça.

Il est très important de comprendre comment ces intérêts ont déterminés l’histoire du Venezuela.

Pendant plus de 40 ans, celle-ci fut déterminée par ce que l’on a appelé le pacte de Puntofijo, un accord politique passé entre les deux principaux partis du pays, action démocratique et Copei (le comité d’organisation politique électoral indépendant).

Grâce à ce pacte, ils ont coordonnés un programme politique commun, la seule chose qui changeait c’est l’alternance entre l’un et l’autre parti en fonction des élections. Ces deux partis de droite ont séquestrés totalement la démocratie vénézuélienne pendant plus de 40 ans et ne faisaient que défendre les intérêts de l’oligarchie, laissant le peuple vénézuélien sans aucune représentation politique. Ce qui a permis de garantir un barril de pétrole à bon prix pendant toutes ces années pour le États-Unis.

Cela a généré énormément de mal-être au sein du peuple qui a commencé à se manifester de plus en plus et de plus en plus fort. En février et mars 1989, ces manifestations sont arrivés à un niveau extrême et s’est produit ce que l’on a appelé le Caracazo.
Ce moment tristement historique pour le Venezuela, où le gouvernement a donné l’ordre de tirer sur les manifestants. Plus de 3000 personnes sont mortes en une semaine.

Parmi les dirigeants militaires qui ont refusé de tirer sur les manifestants pendant le Caracazo, il y en avait un très particulier, le commandant Hugo Chávez Frías. Après un essai raté de coup d’état militaire pour faire tomber ce régime assassin de l’oligarchie, le commandant Chávez s’est présenté aux élections, il fut élu en 1998 président de la République de Venezuela.

Le gouvernement du Commandant Chávez a signifié un changement historique pour les vénézuéliennes et les vénézuéliens.

Tout d’abord grâce à l’énorme renforcement de la démocratie dans le pays. Toutes les institutions de l’État ont été restructurées plus démocratiquement grâce à l’Assemblée Nationale Constituante. En 15 ans de Révolution Bolivarienne, il a été organisé pas moins de 19 élections dont 18 ont été remportées par le processus révolutionnaire.

Ce processus de démocratie représentative permanente est renforcé par différents procédés de démocratie participative.

Les politiques sociales ont également généré d’importantes avancées, la pauvreté est passée de 54,2% en 1995 à 23,9% en 2012, la mortalité infantile a diminué de 50 %, la santé et la sécurité sociale représentent ensemble 21% du budget de l’État, les inscriptions universitaires sont passées de 800.000 à 2.600.000, il y a 75 universités publiques sur tout le territoire, l’analphabétisme a été éradiqué dans tout le pays.

Évidemment, l’empire nord-américain n’est pas resté les bras croisés en voyant que, pour la première fois de son histoire, un gouvernement vénézuélien s’occupait beaucoup plus de son peuple que des intérêts Nord-américain et que le nouveau processus d’unification et d’émancipation de l’Amérique Latine menaçait son hégémonie politique.

En 2002, les États-Unis ont clairement soutenu un coup d’état contre le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez. Suite à cette tentative, déjouée grâce à la mobilisation populaire, ils ont fomenté un sabotage économique via une grève du pétrole soutenue par l’oligarchie. Ce nouvel essai de déstabilisation a également échoué.

Ce qu’il se passe actuellement n’est autre qu’une nouvelle tentative de déstabilisation.Mais la stratégie actuelle est différente, c’est ce que l’on appelle le “golpe suave“ (coup parlementaire).

La première étape est la guerre économique. Malgré les multiples changements dans l’économie du Venezuela, le pays continue à dépendre de manière importante des importations pour satisfaire les besoins de base.

L’oligarchie, qui est historiquement responsable de cette situation, essaie maintenant d’en profiter. D’un côté, certains industriels qui font partie de cette oligarchie qui veut en finir avec le processus révolutionnaire génère une pénurie de multiples produits de base, pour créer un mécontentement de la population, d’un autre côté, certains secteurs de l’importation, qui veulent aussi en finir avec le processus, spéculent grâce aux Dollars au lieu de les utiliser pour importer des produits de premières nécessités. Ceci démontre une nouvelle fois le cynisme de cette oligarchie vénézuélienne qui est prête à tout pour reprendre le pouvoir.

Maintenant voyons le 2ème et sans doute le plus important des axes du “golpe suave” qui porte sur la manipulation médiatique. L’opposition putschiste vénézuélienne est à double face, l’une qui se montre pacifique et l’autre qui est clairement violente.

Certains médias de communication tant au Venezuela qu’à l’extérieur sont devenus l’axe central de cette stratégie de “golpe suave“ en manipulant de façon honteuse les faits qui se passe sur le terrain. Ils veulent faire croire au monde entier que le gouvernement vénézuélien réprime violemment de simples manifestants pacifiques. Mais cette histoire, on ne la connaît que trop bien, nous ne tomberont pas si facilement dans ces pratiques.

Si l’on regarde l’histoire de ces dernières années en Amérique latine, on se rend compte que les États-Unis et les oligarchies ne sont pas restés les bras croisés face aux mouvements progressistes, il y a eu tout d’abord le premier essai de coup d’état en 2002 au Venezuela, en 2010, le coup d’État en Honduras qui malheureusement a réussi.

Par la suite, ce fut le tour de l’Équateur où, par chance, la tentative de coup d’état en 2010 n’a pas réussi. Mais on ne s’arrête pas là, le gouvernement du Paraguay de Lugo n’a pas eu cette chance et en 2012, il a été victime d’un coup d’état parlementaire et finalement, en 2012 et 2014 il a également été dénoncé des tentatives de coup d’état en Bolivie.

Actuellement au Venezuela, l’histoire essaie de se répéter mais nous ne laisserons pas cela arriver. Nous, les peuples d’Amérique Latine, avons beaucoup appris de notre passé et cette fois-ci, nous ne permettrons pas que ni l’empire nord américain, ni les oligarchies nationales réussissent à faire tomber le processus de changement dans lequel nous sommes.

Courage et forces compañeros vénézuéliens, ne laissons pas se réaliser ce “golpe suave” !


Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?  


Site réalisé avec SPIP