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Micropolitiques des groupes, par David Vercauteren

Ce dont on a besoin, ce n’est pas d’une pensée héroïque mais d’une pensée de la fragilité, écologique, attentive aux mouvements, aux signes et aux forces qui se saisissent des pratiques (...)

Lettre sur Rossellini, par Jacques Rivette

Si je tiens Rossellini pour le cinéaste le plus moderne, ce n’est pas sans raisons ; ce n’est pas non plus par raison. Il me semble impossible de voir Voyage en Italie sans éprouver de plein fouet (...)

Le problème
 des musées – Paul Valery

Je crois bien que l’Égypte, ni la Chine, ni la Grèce, qui furent sages et raffinées, n’ont connu ce système de juxtaposer des productions qui se dévorent l’une (...)

Rencontre avec Yorgos Lanthimos

J’aime pousser les gens à penser différemment et à expérimenter de nouvelles choses.

Les femmes crèvent l’écran

Lorsque les femmes s’emparent de la caméra à l’époque de la « deuxième vague », elles révolutionnent le cinéma.

Gilles Deleuze, le cours

Deleuze : « C’était pour moi, m’a-t-il répondu, un laboratoire, une forme d’expérimentation plus que l’exposé d’un savoir. Vous n’auriez donc rien appris, sauf à entrer dans les difficultés de la pensée (...)

Partager les risques... Entretien avec Florent Marcie

Comment filmer la guerre ? Cette question guide le cinéaste Florent Marcie depuis près de vingt ans. En immersion au plus près des combattants, sa quête l’a mené en Tchétchénie, en Afghanistan, en (...)

Tout oreille

Le vrai problème avec le son, c’est la tendance à l’accumulation (...) Avec le numérique, les pistes se sont multipliées de manière exponentielle. Antoine Bonfanti disait : « Pas plus de pistes que je (...)

Autour de Jean Rouch. Les Maîtres fous.

Par ce passage inattendu du rituel au politique, l’Autre s’est infiltré dans notre culture même, la remettant en question avec un fracas grandissant.

Chris Marker : L’humour est la politesse du désespoir

Lorsque Chris Marker est mort en juillet 2012, à l’âge de 91 ans, c’est à son film La Jetée que l’on a pensé. Réalisé en 1962 à partir de photographies accompagnées d’un commentaire lu par Jean Négroni et (...)

Du document au récit... ou comment déjouer le piège de l’évidence

La sélection de l’expression d’un portrait en fonction de l’angle de l’article, souriant s’il est approbateur, soucieux s’il est critique, constitue le B.a.-ba de l’illustration (...)

Chris Marker et l’Amérique latine : cinéma militant et circulation des idées politiques

Marker établit souvent des parallèles entre ces processus et la situation politique de son propre pays, il s’en sert pour penser de possibles chemins vers le (...)

Chris Marker : un regard sur le Chili

Le réalisateur évoque son intérêt pour le Chili pendant le gouvernement de l’Unité populaire, ainsi que les films sur ce pays auxquels il a participé après le coup d’État de (...)

Mélancolie ouvrière : Mordillat critique les critiques !

Gérard Mordillat revient sur la réception « critique » de son film, diffusé en août 2018 par ARTE. « Cette abdication manifeste de tout sens critique est ravageuse dans la mesure où elle propage l’idée (...)

Extraits choisis du livre : Le Nazisme et la culture, de Lionel Richard

Goebbels insiste bien sur l’idée que la liberté en art n’est autre que celle d’obéir aux principes politiques. Ce qui signifie, en clair, que l’artiste doit se soumettre à l’État, qui est l’émanation de (...)


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Chris Marker : L’humour est la politesse du désespoir

Lorsque Chris Marker est mort en juillet 2012, à l’âge de 91 ans, c’est à son film La Jetée que l’on a pensé. Réalisé en 1962 à partir de photographies accompagnées d’un commentaire lu par Jean Négroni et de bruits de bombardements, ce film de science-fiction ne ressemblait à aucun autre.

A sa mort, d’autres admirateurs de Marker citaient Sans Soleil , film de 1983, qui n’est ni un documentaire, ni une fiction, dans lequel le réalisateur annonce l’ère du virtuel et du numérique. D’autres encore rappelaient Cuba Si , essai filmé de 1961, ou encore l’aventure des groupes Medvekine initiée par Marker peu avant mai 68. Il s’agissait de donner des caméras aux ouvriers, de leur apprendre à s’en servir pour en faire un instrument de lutte. Sans oublier Le Fond de l’air est rouge , rétrospective de plus de quatre heures des luttes révolutionnaires d’une décennie, 1967-1977. Le montage du film, épatant d’habileté, la richesse des archives, et l’intelligence des commentaires - la marque de fabrique de Marker - en font un chef d’œuvre. En 1977, l’espérance révolutionnaire était ensevelie et le bilan sombre, pour Chris Marker. Il y rappelle qu’en 1968, c’est à Prague et non à Paris que se passaient les choses les plus sérieuses. Dans les trente dernières années de sa vie, Marker a travaillé avec la vidéo et le numérique, dans un atelier-capharnaüm : une mémoire du monde en images et en sons.

Quelle fut la trajectoire politique de Chris Marker, puisqu’elle ne fut pas un long fleuve tranquille ? Que s’est-il passé entre Cuba Si , pro-castriste, Le Fond de l’air est rouge et le cd -rom Immemory ? Pourquoi ce cinéaste si engagé souhait-il rester secret, ne pas se montrer, ne jamais faire entendre le son de sa voix, rester caché derrière un pseudonyme – plusieurs, même ? Quels sont les liens entre ce goût et cette pratique orthodoxes du secret et le sens de cette œuvre ?



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