15 octobre 2018

Atelier écriture : Conversation avec un robot - Hybridation humain/machine

18h30 La Maison du Livre. Rue de Rome 28, 1060 Bruxelles

18 octobre 2018

Ciné-transition - Mois de la solidarité

19h Rue Pervyse 68 - 1040 Bruxelles

18 octobre 2018

Grèves chez Amazon, Ryanair, Uber... La nouvelle classe ouvrière en action !

19h30 Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

20 octobre 2018

Leçon de cinéma #1 : Le cinéma direct avec Thierry Odeyn

10h30>13h30 Cinéma Aventure. Galerie du Centre 57 (rue des (...)

20 octobre 2018

Film-débat : L’Amour et la Révolution de Yannis Youlountas

19h Mundo B, rue d’Edimbourg 26 - 1050 Bruxelles

20 octobre 2018

Contestations : vers une irrésistible normalisation ?

20h Théâtre National. 111-115 bd. Emile Jacqmain, 1000 (...)

20 octobre 2018

Projection-débat : Des figues en avril

20h Espace Magh Rue du Poinçon, 17, 1000 Région de Bruxelles-Capitale

23 octobre 2018

Formation à l’Alimentation Durable, Cuisine écologique et politique

18h30 Maison de la Paix, Rue Van Elewyck 35, 1050 Bruxelles

23 octobre 2018

Désarmons Bruxelles !

19h rue van Elewyck 35, 1050 Bruxelles

24 octobre 2018

Atelier de déconstruction des mots : démasquons les mots qui mentent !

14h La Maison du Livre. 28 rue de Rome, 1060 Bruxelles


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Congo : Brisons le silence !

Des acteurs du monde culturel et syndical français appellent François Hollande à sortir du silence assourdissant sur la situation actuelle au Congo : attaques criminelles contre les populations civiles en République du Congo. Les Français doivent savoir. Le gouvernement doit sortir du silence.

Monsieur le Président de la République,

Le 4 avril 2016, falsifiant comme d’habitude le résultat des urnes, la Cour constitutionnelle de la République du Congo, aux ordres, valide la réélection à la Présidence de la République du candidat Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans. Préparé à ce coup d’État électoral, cette fois, le peuple congolais est prêt à amplifier sa résistance pacifique et à poursuivre sa désobéissance civile. La réponse du système militaro-politique congolais est également prête depuis des mois. Elle consiste à désigner le sud de la ville et du PAYS comme foyers d’invisibles et insaisissables ennemis intérieurs.

Dans la nuit du 4 avril 2016, les tirs à l’arme lourde ciblant les populations civiles ont déjà commencé sur les quartiers sud de Brazzaville. Quelques heures plus tard, les habitants sont chassés de leur maison et déplacés au nord de la ville. Le lendemain débutent les bombardements des villages du Pool (sud du Congo). Les premières images de cadavres commencent à circuler sur les réseaux sociaux.

Auparavant, le Président Denis Sassou Nguesso est rentré d’une tournée à l’étranger où, sans doute, il est allé vérifier si ses vieilles alliances en Europe et en Afrique vont une nouvelle fois le « couvrir » en échange, pour les uns, d’une solidarité entre tyrans et, pour les autres, d’un accès facilité aux immenses richesses locales (pétrole, uranium, etc.) dont bien peu de Congolais profitent. Sans doute est-il allé vérifier une nouvelle fois, à l’extérieur, sur qui compter pour accompagner sa survie politique à l’intérieur, et conserver le pouvoir par tous les moyens. En arrêtant les opposants, en torturant, en exécutant ; en opposant les régions congolaises entre elles ; en agitant le spectre du retour des guerres civiles de 1993/97/98, qu’il avait lui-même planifiées, et pour la responsabilité desquelles il a pour l’instant échappé aux condamnations de crimes contre l’humanité ; en encourageant le dysfonctionnement et la corruption de l’État ; en manipulant l’information ou en achetant le silence au Congo et sur la scène internationale ; en armant ses propres milices, soi-disant aux ordres de nébuleux ennemis de la « Patrie » pour terroriser les corps, les esprits, le pays entier, mettre ainsi en scène son retour providentiel et apparaître, encore une fois, comme l’homme du recours, le père de la Nation.

Pourtant quelque chose a changé à Brazzaville. Du nord au sud du pays, le peuple congolais n’est plus manipulable. La jeunesse congolaise est descendue dans la rue à l’automne dernier. Massivement, au nord comme au sud, les Congolais ont boycotté le référendum d’octobre 2015 qui VISAIT à modifier la constitution pour prolonger encore les 32 années de pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso et lui garantir l’impunité internationale au cas où les choses tourneraient mal pour lui.

Massivement, les électeurs ont ensuite voté pour l’opposition aux élections présidentielles le 20 mars 2016. Celles-ci se sont déroulées à huis CLOS, les autorités ayant coupé toutes les communications à l’intérieur du Congo et vers le reste du monde durant quatre jours ; d’où cette invraisemblable annonce des résultats au milieu de la nuit du 24 mars - le Président ne s’accordant cette fois ci « que » 60% des suffrages !

Massivement, pour contester cette mascarade, les Congolais ont alors répondu au mot d’ordre pacifique de désobéissance civile durant la journée ville morte le 29 mars.

La répétition aujourd’hui d’un scénario cauchemardesque ne doit rien à la fatalité, mais davantage au laisser-faire, au laisser-dire. Cela ne sert à rien de plaindre les Congolais. Nous devons suivre leur exemple de courage et de résistance. Dire et redire que c’est au peuple congolais, et à lui seul, de bâtir un État de droit. Pas aux affairistes de tous bords, pas aux militaires, pas aux gouvernements étrangers complices ou concurrents économiques et stratégiques dans la région. Il en va du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La France est le premier partenaire économique du Congo. Monsieur le Président, vous devez sortir de votre silence. Le PAYS doit cesser urgemment ses relations mafieuses et militaires avec la dictature en place.

Au nom de la solidarité entre les peuples, nous demandons l’arrêt immédiat des tirs sur les civils, la libération des opposants politiques, la non-reconnaissance par la France et la communauté internationale des résultats électoraux, le retour de la presse internationale sur le terrain et la tenue de nouvelles élections présidentielles en présence d’observateurs internationaux impartiaux.

Jean-Paul Delore (metteur en scène), Dieudonné Niangouna (auteur), Catherine Laval (costumière, syndicaliste), Laëtitia Ajanohun (auteure)

Premiers signataires :

Jean-Loup Amselle (directeur d’études à l’EHESS)
Benoît Awazi Mbambi Kungua (philosophe, président du Cerclecad)
Valérie Baran (directrice du Tarmac - scène internationale francophone)
Julien Bayou (conseiller régional, porte-parole d’EE-LV)
Delavallet Bidiefono (chorégraphe)
Sébastien Boisseau (musicien)
Sylvie Bosser (enseignante-chercheuse)
Olivier Bost (musicien)
Patrick Braouezec (ancien député-maire de Saint-Denis, président de Plaine Commune)
Sylvie Coma (journaliste)
Philippe Corcuff (maître de conférences à l’IEP de Lyon)
Léa Couqueberg (chargée de PRODUCTION)
Claire Delore (orthophoniste, syndicaliste)
Zineb El Rhazoui (journaliste)
Anne Feuillère (journaliste)
Sean Hart (vidéaste)
Tina Hollard et Hafid Chouarf (association Globe Trot’Art)
Laurent Léger (journaliste)
Emilie Leloup (administratrice et productrice)
Valérie Manteau (éditrice, syndicaliste)
Nicolas Martin-Granel (chercheur associé à l’ITEM CNRS-ENS)
Bernard Mathonnat (président des Francas en Île-de-France, directeur du festival théâtral du Val-d’Oise)
Alexandre Meyer (musicien)
Frédéric Minière (musicien)
Etienne Minoungou (comédien)
Mathieu Montanier (comédien)
Alexandre Neumann (professeur, université Paris-8)
Julie Peghini (anthropologue, université Paris-8)
Olivier Pelletier (ingénieur du son)
Patrick Pelloux (médecin urgentiste, syndicaliste)
Guillaume Pons (éclairagiste)
Jacques Pornon
Agnès Tricoire (avocate à la Cour)
Nadine Wanono (chercheuse)

Pour signer la pétition :
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-urgence-congo-le-gouvernement-doit-sortir-du-silence?recruiter=333011299&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink



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