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INITIATION AU MONTAGE DOCUMENTAIRE

26.09 > 04.10 2019 //Cet atelier au montage numérique vous permet, sur une période courte, d’acquérir les bases essentielles des techniques du montage vidéo en associant théorie et exercices (...)

Captation multicaméra au festival des libertés 2019

14.10 > 27.10 // Cet atelier est idéal pour s’initier dans la pratique. Après une courte initiation au matériel et au dispositif multicaméra nous aurons l’occasion de capter les débats organisés dans (...)

La Permanence video des luttes sociales

Septembre > décembre 2019 // Suite à l’expérience cumulée et aux retours des participants, nous proposons cette année un espace d’atelier supplémentaire, hebdomadaire et (...)


19 septembre 2019

Camp international pour une Justice Clima­tique et Agricole

Un bus s’organise depuis Bruxelles, direction Brunsbüttel, (...)

19 septembre 2019

La révolution féministe. Rencontre avec Aurore Koechlin

19h TuliTu. 55 rue de Flandre, 1000 Bruxelles

20 septembre 2019

Fin du monde. Fin du mois. Même combat !

13h30 Gare du Nord - 1030 Bruxelles

22 septembre 2019

Rise for Climate - act now ! (or never)

11h-13h Place du Luxembourg 1050 Bruxelles

22 septembre 2019

Soirée de commémoration à Semira Adamu : projection & discussion

18h Rue Ulens 40, 1000 Bruxelles

23 septembre 2019

Rassemblement de soutien à Julian Assange

17h>19h Place de la Monnaie, 1000 Bruxelles

24 septembre 2019

Techniques de blocage

18h>20h Maison de la Paix. 35 rue van Elewyck, 1050 Bruxelles

24 septembre 2019

Ciné/débat : Colombie, Terre de lutte

19h Cinéma Aventure. Galerie du Centre. rue des Fripiers 57, 1000 (...)

25 septembre 2019

Projection - L’Histoire des autres

Le mercredi 25 septembre 2019 à 14h00 au cinéma Palace.

25 septembre 2019

Marneffe 1938-1940, quand la Belgique "internait" les réfugiés juifs

20h CCLJ Rue Hôtel des Monnaies 52, 1060 Bruxelles


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Congo : Brisons le silence !

Des acteurs du monde culturel et syndical français appellent François Hollande à sortir du silence assourdissant sur la situation actuelle au Congo : attaques criminelles contre les populations civiles en République du Congo. Les Français doivent savoir. Le gouvernement doit sortir du silence.

Monsieur le Président de la République,

Le 4 avril 2016, falsifiant comme d’habitude le résultat des urnes, la Cour constitutionnelle de la République du Congo, aux ordres, valide la réélection à la Présidence de la République du candidat Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans. Préparé à ce coup d’État électoral, cette fois, le peuple congolais est prêt à amplifier sa résistance pacifique et à poursuivre sa désobéissance civile. La réponse du système militaro-politique congolais est également prête depuis des mois. Elle consiste à désigner le sud de la ville et du PAYS comme foyers d’invisibles et insaisissables ennemis intérieurs.

Dans la nuit du 4 avril 2016, les tirs à l’arme lourde ciblant les populations civiles ont déjà commencé sur les quartiers sud de Brazzaville. Quelques heures plus tard, les habitants sont chassés de leur maison et déplacés au nord de la ville. Le lendemain débutent les bombardements des villages du Pool (sud du Congo). Les premières images de cadavres commencent à circuler sur les réseaux sociaux.

Auparavant, le Président Denis Sassou Nguesso est rentré d’une tournée à l’étranger où, sans doute, il est allé vérifier si ses vieilles alliances en Europe et en Afrique vont une nouvelle fois le « couvrir » en échange, pour les uns, d’une solidarité entre tyrans et, pour les autres, d’un accès facilité aux immenses richesses locales (pétrole, uranium, etc.) dont bien peu de Congolais profitent. Sans doute est-il allé vérifier une nouvelle fois, à l’extérieur, sur qui compter pour accompagner sa survie politique à l’intérieur, et conserver le pouvoir par tous les moyens. En arrêtant les opposants, en torturant, en exécutant ; en opposant les régions congolaises entre elles ; en agitant le spectre du retour des guerres civiles de 1993/97/98, qu’il avait lui-même planifiées, et pour la responsabilité desquelles il a pour l’instant échappé aux condamnations de crimes contre l’humanité ; en encourageant le dysfonctionnement et la corruption de l’État ; en manipulant l’information ou en achetant le silence au Congo et sur la scène internationale ; en armant ses propres milices, soi-disant aux ordres de nébuleux ennemis de la « Patrie » pour terroriser les corps, les esprits, le pays entier, mettre ainsi en scène son retour providentiel et apparaître, encore une fois, comme l’homme du recours, le père de la Nation.

Pourtant quelque chose a changé à Brazzaville. Du nord au sud du pays, le peuple congolais n’est plus manipulable. La jeunesse congolaise est descendue dans la rue à l’automne dernier. Massivement, au nord comme au sud, les Congolais ont boycotté le référendum d’octobre 2015 qui VISAIT à modifier la constitution pour prolonger encore les 32 années de pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso et lui garantir l’impunité internationale au cas où les choses tourneraient mal pour lui.

Massivement, les électeurs ont ensuite voté pour l’opposition aux élections présidentielles le 20 mars 2016. Celles-ci se sont déroulées à huis CLOS, les autorités ayant coupé toutes les communications à l’intérieur du Congo et vers le reste du monde durant quatre jours ; d’où cette invraisemblable annonce des résultats au milieu de la nuit du 24 mars - le Président ne s’accordant cette fois ci « que » 60% des suffrages !

Massivement, pour contester cette mascarade, les Congolais ont alors répondu au mot d’ordre pacifique de désobéissance civile durant la journée ville morte le 29 mars.

La répétition aujourd’hui d’un scénario cauchemardesque ne doit rien à la fatalité, mais davantage au laisser-faire, au laisser-dire. Cela ne sert à rien de plaindre les Congolais. Nous devons suivre leur exemple de courage et de résistance. Dire et redire que c’est au peuple congolais, et à lui seul, de bâtir un État de droit. Pas aux affairistes de tous bords, pas aux militaires, pas aux gouvernements étrangers complices ou concurrents économiques et stratégiques dans la région. Il en va du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La France est le premier partenaire économique du Congo. Monsieur le Président, vous devez sortir de votre silence. Le PAYS doit cesser urgemment ses relations mafieuses et militaires avec la dictature en place.

Au nom de la solidarité entre les peuples, nous demandons l’arrêt immédiat des tirs sur les civils, la libération des opposants politiques, la non-reconnaissance par la France et la communauté internationale des résultats électoraux, le retour de la presse internationale sur le terrain et la tenue de nouvelles élections présidentielles en présence d’observateurs internationaux impartiaux.

Jean-Paul Delore (metteur en scène), Dieudonné Niangouna (auteur), Catherine Laval (costumière, syndicaliste), Laëtitia Ajanohun (auteure)

Premiers signataires :

Jean-Loup Amselle (directeur d’études à l’EHESS)
Benoît Awazi Mbambi Kungua (philosophe, président du Cerclecad)
Valérie Baran (directrice du Tarmac - scène internationale francophone)
Julien Bayou (conseiller régional, porte-parole d’EE-LV)
Delavallet Bidiefono (chorégraphe)
Sébastien Boisseau (musicien)
Sylvie Bosser (enseignante-chercheuse)
Olivier Bost (musicien)
Patrick Braouezec (ancien député-maire de Saint-Denis, président de Plaine Commune)
Sylvie Coma (journaliste)
Philippe Corcuff (maître de conférences à l’IEP de Lyon)
Léa Couqueberg (chargée de PRODUCTION)
Claire Delore (orthophoniste, syndicaliste)
Zineb El Rhazoui (journaliste)
Anne Feuillère (journaliste)
Sean Hart (vidéaste)
Tina Hollard et Hafid Chouarf (association Globe Trot’Art)
Laurent Léger (journaliste)
Emilie Leloup (administratrice et productrice)
Valérie Manteau (éditrice, syndicaliste)
Nicolas Martin-Granel (chercheur associé à l’ITEM CNRS-ENS)
Bernard Mathonnat (président des Francas en Île-de-France, directeur du festival théâtral du Val-d’Oise)
Alexandre Meyer (musicien)
Frédéric Minière (musicien)
Etienne Minoungou (comédien)
Mathieu Montanier (comédien)
Alexandre Neumann (professeur, université Paris-8)
Julie Peghini (anthropologue, université Paris-8)
Olivier Pelletier (ingénieur du son)
Patrick Pelloux (médecin urgentiste, syndicaliste)
Guillaume Pons (éclairagiste)
Jacques Pornon
Agnès Tricoire (avocate à la Cour)
Nadine Wanono (chercheuse)

Pour signer la pétition :
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-urgence-congo-le-gouvernement-doit-sortir-du-silence?recruiter=333011299&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink



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