21 février 2018

Présentation du livre : Les tranchées en Afrique 1914 - 1918

18h30 KUUMBA Chaussée de Wavre 78, 1050 Bruxelles

21 février 2018

Pension : débat avec les partis

19h au MOC. Rue Plétinkx 19, 1000 Bruxelles

22 février 2018

Chantier Collectif : desherber à la Ferme du Chant des Cailles

10h Les Herbes du Chant des Cailles. Av des Cailles, 1170 (...)

22 février 2018

Conférence : La question (dé)coloniale en Belgique, le défi d’une génération ?

17h30 Université Saint-Louis. Auditoire 1. Bd du Jardin botanique (...)

22 février 2018

Quelle marge de manœuvre pour un ministre communiste en Belgique ?

18h Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches. Avenue F.D (...)

22 février 2018

Apéro-Expo - Médias citoyens

19h - ARC, 20 rue de l’Association 1000 Bruxelles

22 février 2018

Avant-Première - Jusqu’à la dernière goutte

19h Cinéma vendôme Chaussée de Wavre 18, 1050 Ixelles

22 février 2018

Présentation du livre "El Perro Furioso"

19h Maison de l’Amérique Latine. Rue du Collège, 27 – 1050 (...)

22 février 2018

Sans Papiers : Présentation du livre "El Perro Furioso"

Maison de l’Amérique Latine. Rue du Collège, 27 – 1050 (...)

22 février 2018

Débat #metoo, sexisme, la précarité nous rend vulnérables

19h ULB. Campus du Solbosch, auditoire H1309. 1050 Bruxelles


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David Bowie et le hip hop soul...

Chanson de contre-éducation : David Bowie et le hip hop soul...

Comme l’indique Sitou Koudadjé, il y a tellement d’articles du style "Ce que le hip hop doit à Bowie", "Ce que Iman (son épouse somalienne) doit à Bowie", etcetera, un peu comme le buzz sur le coureur australien présenté comme le véritable héros du Black Power de Mexico 1968, que je rappelle qu’en 1975, Bowie est le deuxième artiste blanc (après Elton John) à être invité dans l’émission de référence internationale Soul Train.

A l’époque, la scène musicale américaine suivait/copiait/jalousait la scène musicale noire, donc passer chez Soul Train était vraiment une entrée par la grande porte et un privilège. On dit que Bowie, impressionné par Don Cornelius, fut obligé d’absorber de la boisson et autres produits pour vaincre sa timidité devant des Noirs qui avaient tous chacun dix fois plus, ou au minimum autant de style et de talent que lui. Pourquoi l’ont-ils invité ?

Soul Train est comme une certification, une université. Si Don Cornelius ne vous invite pas dans son émission, vous n’avez aucune crédibilité musicale pour vous revendiquer de la culture soul ou r’n’b. Dans une Amérique où les artistes noirs jouaient dans des grandes salles à 99% blanches, Soul Train permet, avec la Soul Train Line, de renverser la vapeur en sélectionnant quelques artistes blancs que l’on va cuisiner. Pourquoi Bowie ? Parce que c’est un artiste (blanc entre autre et surtout britannique) que les Noirs voulaient "tester", et que beaucoup de télévisions américaines blanches préféraient ignorer car il faisait justement peur à un certain public blanc. Et Bowie est venu comme il est, avec un style particulier.

Ecoutez bien la vidéo. Toutes les premières questions des Noirs concernent la vie d’acteur de Bowie (peu de gens savent qu’il fut acteur), ils se moquent un peu de savoir qu’il est chanteur (alors que le public blanc ne le connaît principalement que comme chanteur), et seulement à la fin, juste avant qu’il chante, il y a une question posée que je traduis ainsi : "Quand est-ce que vous êtes vraiment tombés dans la soul music ? Je veux dire, quand est-ce que vous avez décidé d’en faire vraiment ?"
Bowie, limite démasqué, en rigole encore là où il repose.
Hip Hop Soul, bigger than music.

Amzat Boukari-Yabara
Historien, auteur de l’ouvrage Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme



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