22 février 2019

PROJECTION - Lobi Kuna

19h - Le Space CC - Sleutelstraat 26 Rue de la clé - 1000 (...)

22 février 2019

Hommage à Sandino

19h Ambassade du Nicaragua. Av. de Wolvendael 55 - 1180 (...)

23 février 2019

LECON DE CINEMA : Johan van der Keuken

10h30 Cinéma Aventure. Rue des Fripiers 15 - 1000 Bruxelles

23 février 2019

PLENIERE - Les fronts décoloniaux : aperçu international

14h-18h / Maison du livre : rue de Rome 24-28 - 1060 (...)

23 février 2019

Manifestation : Pas de guerre pour le pétrole ! Pas touche au Venezuela !

14h Ambassade des USA. Bd. du Régent - 1000 Bruxelles

25 février 2019

PROJECTION - Reel Injun

19h // à la Vieille Chéchette, Rue du Monténégro 2, 1060 (...)

26 février 2019

CINE-DEBAT : Au bonheur des dames ?

à 18:30 / Collectif Formation Société - 26, Rue de la Victoire, (...)

26 février 2019

CONFERENCE - Saïd Bouamama – Les luttes décoloniales africaines aujourd’hui.

19h / au Steki, 4&6 rue Defnet - 1060 Bruxelles

27 février 2019

ATELIER POUR ENFANT /autour d’une bibliographie décoloniale

14h-16h / au STEKI, 4&6 rue Defnet- 1060 Bruxelles

1er mars 2019

PREPARATION - Women*s Strike : DIY Session

18h-21h / STEKI - 4, rue Defnet, 1060 Saint Gilles


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David Bowie et le hip hop soul...

Chanson de contre-éducation : David Bowie et le hip hop soul...

Comme l’indique Sitou Koudadjé, il y a tellement d’articles du style "Ce que le hip hop doit à Bowie", "Ce que Iman (son épouse somalienne) doit à Bowie", etcetera, un peu comme le buzz sur le coureur australien présenté comme le véritable héros du Black Power de Mexico 1968, que je rappelle qu’en 1975, Bowie est le deuxième artiste blanc (après Elton John) à être invité dans l’émission de référence internationale Soul Train.

A l’époque, la scène musicale américaine suivait/copiait/jalousait la scène musicale noire, donc passer chez Soul Train était vraiment une entrée par la grande porte et un privilège. On dit que Bowie, impressionné par Don Cornelius, fut obligé d’absorber de la boisson et autres produits pour vaincre sa timidité devant des Noirs qui avaient tous chacun dix fois plus, ou au minimum autant de style et de talent que lui. Pourquoi l’ont-ils invité ?

Soul Train est comme une certification, une université. Si Don Cornelius ne vous invite pas dans son émission, vous n’avez aucune crédibilité musicale pour vous revendiquer de la culture soul ou r’n’b. Dans une Amérique où les artistes noirs jouaient dans des grandes salles à 99% blanches, Soul Train permet, avec la Soul Train Line, de renverser la vapeur en sélectionnant quelques artistes blancs que l’on va cuisiner. Pourquoi Bowie ? Parce que c’est un artiste (blanc entre autre et surtout britannique) que les Noirs voulaient "tester", et que beaucoup de télévisions américaines blanches préféraient ignorer car il faisait justement peur à un certain public blanc. Et Bowie est venu comme il est, avec un style particulier.

Ecoutez bien la vidéo. Toutes les premières questions des Noirs concernent la vie d’acteur de Bowie (peu de gens savent qu’il fut acteur), ils se moquent un peu de savoir qu’il est chanteur (alors que le public blanc ne le connaît principalement que comme chanteur), et seulement à la fin, juste avant qu’il chante, il y a une question posée que je traduis ainsi : "Quand est-ce que vous êtes vraiment tombés dans la soul music ? Je veux dire, quand est-ce que vous avez décidé d’en faire vraiment ?"
Bowie, limite démasqué, en rigole encore là où il repose.
Hip Hop Soul, bigger than music.

Amzat Boukari-Yabara
Historien, auteur de l’ouvrage Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme



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