16 janvier 2018

Vernissage de l’exposition : Frites & Manioc

18h La Maison du Livre. rue de Rome 28, 1060 Bruxelles

17 janvier 2018

Décolonisez Ixelles : re-inauguration de la place Lumumba

18h Future Place Lumumba, Rue de l’athénée 1, 1050 Bruxelles

17 janvier 2018

Conférence & Spectacle : rahison dans les luttes panafricaines / Kuzikiliza

18h30 De Kriekelaar GC. rue Gallaitstraat 86, 1030 Bruxelles

18 janvier 2018

Marxisme contre Stalinisme

19h30 Pianofabriek. 35 Rue du Fort, 1060 Bruxelles

18 janvier 2018

Projection du film : Irrintzina, le cri de la génération climat

20h Cinéma Aventure. Galerie du Centre, 57 rue des Fripiers - 1000 (...)

20 janvier 2018

Conference de Michel Collon : Le Monde selon Trump

18:30. Mundo-b. Rue d’Edimbourg 26, 1050 Bruxelles

21 janvier 2018

Les courts métrages qui dérangent

17h Cinéma Aventure.Galerie du Centre 57 (rue des Fripiers), 1000 (...)

22 janvier 2018

Présentation de l’ouvrage : Dans la nuit la plus noire se cache l’humanité. Récits des justes du Rwanda

19h ULB Bâtiment Solvay. Salle SR42.5.503. Av Franklin Roosevelt (...)

23 janvier 2018

Cabinets d’audit : comment lutter contre les « fisco-trafiquants ?

19h30 L’Horloge du SudRue du Trône 141, 1050 Bruxelles


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Des fausses universités belges délivrent des doctorats au Chili

Le ministère fédéral de l’économie de Belgique (SPF économie) a publié un cadastre de 41 établissements d’enseignement supérieur qui ne sont pas reconnus et octroient des diplômes de troisième cycle comme si elles l’étaient. Parmi eux se trouve l’Université Libre des Sciences de l’Entreprise et des Technologies de Bruxelles, ULSETB, qui attribue au Chili un doctorat en ligne depuis plusieurs années ; des diplômes de troisième cycle ont même été reçus par les pouvoirs publics. Le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Éducation du Chili ont fourni un rapport au procureur de la région centre-nord pour commencer une enquête dans laquelle la falsification de documents publics ne serait pas exclue.

Il y a un mois, le site El Mostrador a publié un reportage indiquant que vers fin septembre, l’Université du Chili a du annuler deux postes de doctorat - qui avaient été reconnus précédemment - de deux hauts fonctionnaires du pouvoir judiciaire : Ricardo Guzman Sanza, directeur de la Corporation d’administration de la magistrature et du pouvoir judiciaire (CAPJ), ainsi qu’ Alex Saravia Molina, chef du Département de la planification et de la coordination du même organisme. Ils présentent le grade de Doctor of Business Administration, décerné par l’Université Libre des Sciences de l’Entreprise et des Technologies de Bruxelles (ULSETB) ; et le grade de docteur en administration d’entreprises de l’Université du Chili.

Les autorités belges soupçonnaient déjà un certain nombre d’institutions qui agissaient sans les certifications nécessaires. En plein milieu de l’enquête, l’ULSETB a changé son nom en Liber Universitas Negotiorum Scientiarum et Technicarum Disciplinarum Bruxellae et est impossible à localiser. Seulement, un site Web qui n’est pas libre d’accès. L’adresse où ils étaient censés être à Bruxelles (Avenue Brugmann 183 - 1190 Bruxelles), n’a pas d’auditoires, ni salles de classe, juste quelques bureaux d’avocats. Malgré d’insistantes démarches pour obtenir une réponse de cette université belge, le contact n’a jamais été possible. L’ULSETB aurait été créé par le décret royal n° 15223 en mai 2006. Cependant, dans le moniteur belge le décret est inexistant. Les autorités belges ont étés alertées.

Mercredi 30 novembre 2016, le SPF Economie a dévoilé une liste de 41 fausses universités opérant en Belgique (dont 10 en Wallonie et 23 à Bruxelles). Le cadastre du ministère fédéral de l’économie, responsable, entre autres, des infractions dans les pratiques commerciales et de la protection du consommateur porte un coup à un certain nombre d’institutions, y compris l’Université Libre des Sciences de l’Entreprise et des Technologies de Bruxelles - ULSETB, qui délivre au Chili des diplômes de doctorat depuis plusieurs années.

Christine Favart, expert pour l’Amérique Latine de la Fédération Wallonie Bruxelles, a confirmé que l’ULSETB "n’existe plus et leur site a été fermé." Favart signale également que cet organisme se présentait précédemment comme une fondation. Ce qui est certain c’est qu’ils ne peuvent agir comme une université car ils ne le sont pas. "Je pense qu’ils ont senti le vent tourner et se sont rebaptisés juste avant l’enquête," affirme-t-elle par courriel.

Dans la communication du SPF Economie reproduite dans la presse belge, ils déclarent qu’un centre d’éducation ne peut pas utiliser le terme d’ "université ou haute école" si elle n’est pas reconnue comme telle par la communauté compétente. Si l’institution ne dispose pas de ces références, et devient l’université (ou un autre nom protégé) et offre des cours menant à un baccalauréat, maîtrise ou doctorat, on pourrait parler de pratiques trompeuses et malhonnêtes (violation du code de commerce).

L’une des principales institutions liées à l’ULSETB au Chili est le EGEU Business School, European School of Management, qui décerne un doctorat "en partenariat" avec l’ULSETB concerné.

Sur base d’une déclaration publique du directeur de l’EGEU Business School, Eduardo Bertolo, on peut affirmer que l’école fait l’objet d’un processus d’enquête par les entités officielles du gouvernement belge afin de valider que ces propos sont réels. On ne peut pas compter sur une réponse officielle à ce jour.

Chez EGEU on assure que les dernières informations officielles émises par les autorités belges en octobre dernier, un document fourni par Wallonie-Bruxelles International à la demande de l’ambassade de Belgique au Chili, montrent que l’ULSETB compte sur une légitimité juridique en Belgique, "selon les décrets réels et ministériels, ils peuvent émettre des titres privés ou soi-disant propres qui sont légitimés par l’intermédiaire de la Convention Apostille de La Haye, dont la qualité est certifiée par la CUS et la rigueur académique est assurée par ses centres associés dans divers pays dans le monde."

Malgré ces informations, chez EGEU on dit qu’ils "prendront toutes les mesures nécessaires dans le cas où un de ses partenaires stratégiques ne répondait pas aux paramètres juridiques et académiques afin d’assurer leur validité dans chacun de leurs pays d’origine."

Le grade de docteur de cette université peut également être acquis par le biais d’un site Web pour environ 8.000 euros. Un site qui jusqu’à aujourd’hui est toujours actif.

Suspicions de la justice

Le ministère des Affaires étrangères d’abord et celui de l’éducation sont en cause. Le gouvernement chilien est au courant de ces éventuelles irrégularités qui ont été rendues publiques dans la presse chilienne. Mais, jusqu’à présent aucune plainte ou dénonciation n’a été faite par d’éventuelles victimes, cependant, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé certains faits au procureur. Ils seraient liés à la maison d’études belge, transmis le 8 novembre au département juridique consulaire du Procureur Centre-Nord.

"Le Ministère des Affaires étrangères a dénoncé auprès du Ministère Public certains faits qui semblent être délictueux et seront étudiés par la justice" affirment-ils. L’action souligne que les faits constitueraient des crimes contre la foi publique.

Sur base d’antécédents, le ministère des Affaires étrangères mentionne également l’Université du Chili comme l’institution qui a reconnu deux doctorats délivrés par le ULSETB.

Le Ministère de l’éducation est également au courant de ces éventuelles irrégularités et, deux semaines après la publication, il a également décidé d’informer le procureur. Le ministère de l’Education a rendu un rapport le lundi 21 novembre sur une plainte contre EGEU Business School ; une action qui a été complétée d’une information envoyée par le Conseil National de l’Education.

"Il convient de noter que, lorsque le Ministère de l’Education reçoit une plainte concernant une institution qui décerne des titres et que cette entité ne correspond pas à l’un des établissements d’enseignement supérieur appartenant à l’État ou reconnu par la présente (qui sont habilités par la loi à délivrer des diplômes), le ministère de l’Education informe le procureur estimant que ces faits pourraient constituer un crime", a-t-on déclaré au ministère.

Source de l’article : El Mostrador (Chili)
Traduit par ZIN TV



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