10 décembre 2018

Notre Congo, Onze Kongo - rencontre autour du livre

18h30-22H30 Maison de la Francité 18 rue Joseph II - 1000 (...)

10 décembre 2018

Que se passe-t-il avec Belfius ? Projection Débat

19h-21h30 Merinosstraat 1B, 1210 Bruxelles

11 décembre 2018

Formation à l’Alimentation Durable, Cuisine écologique et politique

18h30 > 22h Maison de la Paix, Rue Van Elewyck 35, 1050 (...)

12 décembre 2018

Procès de la Solidarité : verdict

8h30-10h Palais de Justice de Bruxelles Place Poelaert 3, 1000 (...)

12 décembre 2018

Projection : MARCHE - Thierry Deronne

19h30 > Cinéma Aventure

12 décembre 2018

Film-débat : MARCHE, Paysans et révolution au Venezuela

19h30 Cinéma Aventure. Galerie du Centre 57 (rue des Fripiers), (...)

13 décembre 2018

CSC Bruxelles - Á L’intersection Des Discriminations

9h-16h CSC Bruxelles Hal Vilvorde 19 Rue Pletinckx, 1000 (...)

13 décembre 2018

Avant-première Cinéma ATTAC : un héritage empoisonné

Jeudi 13 décembre 2018 au cinéma aventure

14 décembre 2018

Précaires.es et travailleurs.es sans-emplois contre le Jobs Deal

10h-11h Rue Lambermont, 1000 Bruxelles, Belgique, métro (...)

15 décembre 2018

Leçon de cinéma : Thierry Odeyn + projection "Portrait of Jason"

10h30-13h Cinéma Aventure Galerie du Centre 57 (rue des Fripiers), (...)


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Et si le Parti communiste de Grèce (KKE) avait raison ?

Il est connu que la distance entre la gauche radicale et le Parti communiste de Grèce est énorme et elle n’est pas liée au sectarisme du Parti communiste, comme le considèrent souvent les défenseurs de Syriza. Au contraire, le sectarisme est la conséquence d’autres caractéristiques, plus profondes et beaucoup plus importantes.

Tout d’abord, il s’agit de deux conceptions concernant le socialisme ouvertement concurrentielles. Ce que le Parti communiste invoque comme le socialisme est une institutionnalisation sociale, qui, pour la gauche radicale constitue de l’échec historique énorme au véritable cauchemar.

D’autre part, l’attachement du KKE au stalinisme s’oppose à la perception que « le socialisme sera démocratique ou il n’en sera pas de socialisme », qui apparaît comme anticapitaliste puisque il dénonce le capitalisme, entre autres, pour sa faiblesse à coexister pendant des longues périodes avec des formes limitées de démocratie.

Compte tenu de la gravité des plus hauts mentionnés, il y aurait peut-être une importance minime sur la relation des deux partis concernant le passé et l’avenir. Beaucoup plus, en fait, étant donné que le Parti communiste ne perd pas l’occasion de proclamer que SYRIZA « exprime la volonté de la classe dirigeante capitaliste du pays ».

Je crois, cependant, que cette conclusion est erronée. Je pense que les deux partis ont des choses à dire dans la mesure où ils se perçoivent comme opposants au système et, du point de vue social, sur le même côté du spectre idéologique. En effet, dans la mesure où Syriza apparaît comme un facteur compétent de la « partialité de classe » tandis que le Parti communiste apparaît comme le principal représentant politique des intérêts de la « famille populaire », ils ont objectivement des choses à partager et à discuter.

En entrant dans ce débat, je veux dire que l’idée stratégique fondamentale, contribuée actuellement par le Parti communiste, est qu’il n’y a aucune condition des changements importants dans le monde moderne, sauf dans la mesure où les travailleurs prendront le pouvoir politique. De ce point de vue, chaque effort de gouvernance, comme celui qui est mis en œuvre aujourd’hui en Grèce, est condamné à l’échec. Chose qui, selon le Parti communiste, signifierait le retrait des travailleurs, et probablement un désastre complet.

Ce que le Parti communiste dit est que, même si le gouvernement avait les meilleures intentions –qu’il ne les dispose pas, comme un représentant d’une partie des capitalistes ! – son échec serait assuré. Ce qui signifie : soit un conflit directement révolutionnaire, soit le dur présent capitaliste, avec peu des nuances.

Evidement, le concept stratégique de SYRIZA se trouve aux antipodes. Les jours après le 25 janvier sont une sorte de mise en œuvre de ce concept, soit dans la voie démocratique du socialisme soit avec un programme transitoire. L’idée essentielle est qu’on peut réaliser des choses, dans le sens de la transformation sociale et radicale, avant le socialisme. Des choses cruciales qui changent la vie des gens d’aujourd’hui et qui forment les termes et les convictions, pour un plus grand changement de demain. Des choses qui permettent de former des associations, sans lesquelles la transformation sociale radicale, absolument opportune et nécessaire, restera un rêve irréalisable.

Parce que, s’il n’est pas possible de changer le présent, il ne viendra jamais le nécessaire avenir socialement transformé.

C’est-à-dire, l’avenir appartient au présent. Ou bien il n’y a pas d’avenir, et le « reste de l’histoire » sera un type de présent éternel.

Autrement, si on ne le reconnaisse pas, on tombe dans le messianisme et la postérieure attente nécessaire. A quoi sert-il de lutter pour le salaire journalier et les libertés, si ton analyse dit que le capitalisme actuel – réellement totalitaire – ne permet pas la moindre fissure pour les objectifs des classes exploitées et opprimées de la population, pour la majorité du monde ?

Voici donc, la grande différence.

Et si le Parti communiste avait raison, nous ne pourrions qu’accepter que l’avenir sera pire que le passé. Nous ne pouvons qu’être rigoureusement pessimistes. Et il ne s’agira pas d’un pessimisme gramscien de la connaissance, mais aussi celle de la volonté.

Comment peut-on changer le monde, lorsque l’espoir est tellement absent ?

Par Christos Laskos
Traduction : Athina Vlachaki
Source : Le journal des rédacteurs

PS : Il est intéressant de noter que la tradition communiste initiale était principalement « volontaire » contre les « lois de l’histoire ». Karl Kautsky a insisté que nous devrions être « juste à temps » – en l’attendant de venir.



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