Film-débat : “Nostalgie de la lumière” de Patricio Guzmán

13.09 2012 /
20h Territoires de la Mémoire 86, bld d'Avroy, 4000 Liège

Pro­jec­tion de “La nos­tal­gie de la lumière” de Patri­cio Guzmán

13 sep­tembre 2012 à 20 h aux Ter­ri­toires de la Mémoire

86, bld d’A­vroy, 4000 Liège


Entrée gra­tuite / réser­va­tion obli­ga­toire au 04 232 01 04

ou par mail : reservation@territoires-memoire.be

La pro­jec­tion du film sera sui­vie d’un court débat puis d’un verre de la liberté.

En par­te­na­riat avec le Centre Cultu­rel Chili


À pro­pos du film

Au Chi­li, à trois mille mètres d’altitude, les astro­nomes venus du monde entier se ras­semblent dans le désert d’Atacama pour obser­ver les étoiles. Car la trans­pa­rence du ciel est telle qu’elle per­met de regar­der jusqu’aux confins de l’univers.

C’est aus­si un lieu où la séche­resse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explo­ra­teurs et des mineurs. Mais aus­si, les osse­ments des pri­son­niers poli­tiques de la dictature.

Tan­dis que les astro­nomes scrutent les galaxies les plus éloi­gnées en quête d’une pro­bable vie extra­ter­restre, au pied des obser­va­toires, des femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus…

À pro­pos du réalisateur

Patri­cio Guzmán est l’un des prin­ci­paux chro­ni­queurs ciné­ma­to­gra­phiques de l’histoire contem­po­raine chi­lienne. On sait à quel prix ce tra­vail fut ren­du pos­sible : empri­son­né par le régime de Pino­chet lors du coup d’État de 1973, fina­le­ment relâ­ché, il choi­sit l’exil, à Paris. Guzmán ne ces­se­ra de reve­nir à son pays par la voie du docu­men­taire poli­tique, depuis La Bataille du Chi­li (1979) jusqu’à Sal­va­dor Allende (2004).

Il signe avec Nos­tal­gie de la lumière un film tota­le­ment inat­ten­du, qui contourne le genre pour mieux le mener vers des som­mets de poé­sie. Ce film n’est pas seule­ment le chef‑d’oeuvre de Guzmán, il est un des plus beaux essais ciné­ma­to­gra­phiques qu’on a vus depuis long­temps. Son cane­vas, com­plexe, est tis­sé avec la plus grande sim­pli­ci­té. Trois niveaux s’y enche­vêtrent : des consi­dé­ra­tions sur la recherche astro­no­mique, une archéo­lo­gie des fon­da­tions indiennes et une mémoire de la dictature.