Articles

Délit d’hospitalité

Discours de Jacques Derrida lors d’une soirée de solidarité avec les sans-papiers

Comment des Japonais louent de faux amis, parents ou maris pour sauver les apparences

L’argent n’achète peut-être pas l’amour, mais il peut acheter l’apparence de l’amour, et, comme le souligne l’élégant Yuichi Ishii, tout est dans l’apparence.

Robert Fisk : à Afrin, les victimes sont les réfugiés, les bébés, les femmes et les enfants

Premier reportage médiatique occidental à Afrin depuis le début de l’offensive turque, Robert Fisk montre à quel point l’opération « anti-terroriste » Rameau d’olivier est purement « chirurgicale (...)

Quand la violence fait place à la violence. La Colombie à l’heure de la paix.

Un an. Le premier anniversaire des accords de paix est bien triste. Assassinats, harcèlements et menaces. De quoi peut-on se réjouir, un an après la signature de ce qui devait être des accords (...)

Un parfum de lacrymogènes, d’amour et de révolution : la Tunisie, 7 ans après

L’image qui me reste de cette journée 7 ans après, c’est celle de mon père, émergeant dans son long manteau d’un nuage de lacrymogènes, tel Superman, pour nous sauver de la rage des flics. Je n’avais (...)

Il faut tuer TINA

Non seulement les alternatives existent, mais elles sont innombrables. Beaucoup sont simples, cohérentes, et pourraient être mises en œuvre dès aujourd’hui avec un peu de volonté (...)

Je suis fatigué de me battre contre les téléphones portables, contre WhatsApp et Facebook

Connecter des gens si désinformés avec le journalisme est compliqué. C’est comme apprendre la botanique à quelqu’un qui vient d’une planète où les végétaux n’existent (...)

Ilan Pappé : Comment Israël a fait de la Palestine la plus grande prison du monde

A Gaza, les Israéliens sont des gardiens de prison qui privent les Palestiniens de tout contact avec le monde extérieur mais qui n’interfèrent pas avec ce qu’ils font à (...)

Le problème avec Johnny

La carrière toute entière de Johnny, écartelée entre des références vestimentaires, musicales ou vocales made in USA et son insuccès dans l’univers anglophone, illustre jusqu’à la caricature le destin (...)

Yémen, le Guernica d’aujourd’hui

En 1937 a ville basque de Guernica a été bombardée, 80 ans plus tard, une action encore plus criminelle est menée contre les civils yéménites, principalement par l’Arabie Saoudite, avec la complicité (...)

Ali, on ne t’oublie pas ! Un appel de Farida Aarrass

Ecrivez lui svp quelques mots de soutien, une carte postale, une lettre si vous aimez écrire plus, mais surtout du positif. Des propos réjouissants qui égailleront ses (...)

Occupation de la FEB contre les « flexi-jobs »

une cinquantaine de jeunes ont envahi le siège de la Fédération des entreprises de Belgique. Inscrit sur un grand calicot noir, placé sur la façade, on pouvait lire : « Gouvernement des patrons (...)

Incarcéré depuis 4 mois suite au G20 de Hambourg, Fabio 19 ans, tient tête à la justice

Quoiqu’il arrive, peu importe la décision qui sera prise par ce tribunal, elle n’aura aucune influence sur notre protestation. Il y aura encore tout autant de garçons et de filles qui, portés par les (...)

La fin de l’Internet ouvert : retour à l’âge des ténèbres

Les outils pour nous aider à développer une pensée critique, la dissidence et la mobilisation sociale disparaîtront au fur et à mesure que « neutralité du net » deviendra un souvenir, une étape (...)

Mémoires de feu en Corée du Nord : Quand les USA détruisaient un pays pour le sauver

La Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette stratégie relèverait de l’innocence (...)


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Glezos : "Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion"

Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle qu’ "entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté".

Par un article qu’il signe depuis Bruxelles où il se trouve, le député européen SYRIZA, Manolis Glezos, critique de manière particulièrement acerbe les manœuvres gouvernementales.

"Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure", écrit le cadre historique de la Gauche qui apparaît déçu des derniers développements entre la Grèce et ses créanciers.

"Plus d’un mois est passé et la promesse n’est toujours pas transformée en acte. Dommage et encore dommage. Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner pour avoir contribué à cette illusion", écrit-il en invitant les amis de SYRIZA à participer dans les plus brefs délais à un dialogue sur le parcours du parti et les manœuvres en cause.

L’article de Manolis Glezos a été publié aujourd’hui sur le site du Mouvement ‘Citoyens Actifs’ :


Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.

L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.

Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.

Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.

Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.

Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.

Dommage et encore dommage.

Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.

Mais, avant que le mal ne progresse.

Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.

Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.

D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.

Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.

Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015

Source : news247.gr



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