Formations

La Permanence video des luttes sociales

Septembre > décembre 2019 // Suite à l’expérience cumulée et aux retours des participants, nous proposons cette année un espace d’atelier supplémentaire, hebdomadaire et (...)


18 novembre 2019

Victime de discrimination à l’embauche ? Quelles solutions ?

17h30 Centre Culturel de Schaerbeek. Rue de Locht 91-93, 1030 (...)

18 novembre 2019

Oser la grève sous l’Occupation de D. Dreyfus et MJ Pareja

18h Cinéma Aventure Galerie du Centre (accès rue des Fripiers 57) (...)

19 novembre 2019

Pas de libération de la Palestine sans libération des femmes

12h30 CNCD-11.11.11, Boulevard Léopold II, 184 D - 1080 (...)

19 novembre 2019

PROJECTION : Vos toilettes propres, nos propres papiers

19.30 //19, rue Plétinckx. Bruxelles 1000.

20 novembre 2019

Le Chili se révolte ! Meeting

19h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

21 novembre 2019

Rassemblement en soutien à la grève nationale en Colombie

17h30 Carrefour de l’europe (gare centrale)

22 novembre 2019

Tri Postal / Ouverture / Opening

17h Le Tri Postal. Avenue Fonsny 48, 1060 Bruxelles

23 novembre 2019

2d WE du Festival Hommage à Marie France Collard

14h-17h Kinograph 227 avenue de la couronne, 1050 Ixelles

23 novembre 2019

L’empire de l’or rouge au festival cinéma d’attac

17h Kinograph 227 avenue de la couronne, 1050 Bruxelles

24 novembre 2019

Manifestation nationale : STOP aux violences faites aux femmes !

13h30 Carrefour de l’Europe (Gare Centrale) 1000 Bruxelles


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Ils ont tué une femme, pas son combat !

Ils ont tué une femme, pas son combat !

A l’occasion des 20 ans de la mort de Semira Adamu, le collectif “Semira On Oublie Pas ! a investi les rues de Bruxelles en posant des plaques avec son nom, pour perpétuer son combat et continuer de marquer la résistance aux centres (...)
SEMIRA

Bruxelles, 18 septembre – Dans la nuit du 17 au 18 septembre, le collectif #SemiraOn‘OubliePas ! a réalisé des actions dans les différentes communes de Bruxelles. Des plaques de rue sur lesquelles on peut lire « Place Sémira Adamu, résistante assassinée lors d’une expulsion. Plus jamais ça ! » ont été placardées dans toute la ville.

Il y a 20 ans, Sémira Adamu, figure emblématique de la lutte contre les centres fermés, est morte lors de sa sixième tentative d’expulsion, étouffée avec un coussin par les gendarmes de son escorte. « _On a investi les rues de Bruxelles avec les plaques Sémira Adamu, pour perpétuer son combat_ et continuer de marquer la résistance aux centres fermés » explique Camille, membre du collectif. En effet, les centres fermés et les expulsions restent des univers très opaques, peu de gens connaissent les violences endurées par les personnes qui y sont détenues. Pendant les 6 mois de son enfermement au centre 127bis, Semira a joué le rôle lanceuse d’alertes, prévenant des expulsions de ses co-détenues à l’extérieur et décrivant la violence des centres fermés et des déportations forcées à la presse.

L’objectif de cette action est avant tout de pointer du doigt des politiques (anti)migratoires abjectes, d’hier comme d’aujourd’hui. En 1998 c’était Sémira, en 2018, c’est Mawda : en 20 ans, ces politiques n’ont pas changé mais se sont industrialisées, et on observe une répression qui va sans cesse crescendo. Les places d’accueil ne cessent de diminuer tandis que les places en centre fermé ne cessent d’augmenter. On assiste à une véritable explosion de l’enfermement des personnes migrantes, ce qui traduit un choix de société basé sur l’exclusion politique, juridique, et sociale. Les insultes, humiliations et coups pleuvent toujours lors d’expulsions, ce qui traduit également une violence d’État au mieux tolérée par le gouvernement, au pire encouragée par son silence.

Le gouvernement Michel s’appuie sur un secrétaire d’État n’hésitant pas à tenir des discours racistes, à criminaliser les migrants et leurs soutiens afin d’en faire des boucs émissaires, pour ainsi échapper aux débats de fond sur son (in)action. Un rideau de fumée qui fait des victimes et polarise notre société. A l’inverse, les mobilisations grandissantes montrent le ras-le-bol des citoyen.nes et leur détermination à dire « Stop » à cette répression.

« Avec le retour des enfants en centre fermé, la population commence à prendre conscience des enjeux liés à l’enfermement mais il faut continuer à taper sur le clou » insiste Camille. Lutter contre l’enfermement des enfants aujourd’hui, c’est lutter contre tous les centres fermés demain.


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