19 juin 2018

Le socialisme a-t-il encore un avenir en Europe ?

12h PAC. Rue Lambert Crickx 5, 1070 Bruxelles

19 juin 2018

Conférence : Aux origines de la domination masculine

15h Université des Femmes. 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles

19 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Gouvernance

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

20 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Intégrer les genres dans le management

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

20 juin 2018

Meeting Gauches Communes les forces de gauche face à l’austérité

19h Pianofabriek. Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

21 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Responsabilité des directeur.rice.s

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

21 juin 2018

Film-débat : Les Rebelles du Foot

19h30 Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

22 juin 2018

Permanence à l’Atelier - clandestin - sérigraphie

16h rue de Liedekerke 71 - 1210 Bruxelles

22 juin 2018

Pouvoirs & Dérives dans les arts de la Scène : Forum ouvert

17h La Bellone. Rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles

22 juin 2018

27ème défilé folklorique du Fanzine

18h30 La Petite Fanzinothèque Belge. 66a rue des plantes, 1210 (...)


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Israël et les « grands médias »

L’Association France-Palestine solidarité dénonce dans une lettre ouverte le traitement des événements en Palestine et en Israël par la plupart des « grands médias ».

Madame, Monsieur,

L’actualité de cette région vous a amenés à donner une bonne place à celle-ci dans vos différents journaux ou émissions. Cela est essentiel mais n’a de sens que si votre couverture offre des explications et analyses complètes. Ce qui est loin d’être le cas.

À vous écouter/lire, c’est comme si les violences avaient commencé avec l’assassinat des deux colons près de Ramallah le 1er octobre. Ce traitement omet ce qui a provoqué un électrochoc en Palestine, le cas du bébé Dawabsha et de ses parents brûlés pendant leur sommeil par des colons, identifiés mais qui n’ont jamais été arrêtés. Il omet aussi les assassinats de Palestiniens qui se succèdent au fil des mois dans une totale impunité et une quasi-ignorance médiatique.

Il est important de relever le déséquilibre du nombre des victimes (7 morts israéliens, 45 morts palestiniens au matin du 19 octobre). De s’interroger aussi sur ce que signifie le nombre de jeunes Palestiniens tués alors qu’ils manifestent sans arme, comme ces 7 jeunes de Gaza qui lançaient des pierres contre la frontière ou ce jeune de 13 ans, Abd al-Raham, du camp d’Aïda, tué au retour de l’école devant le bureau de l’UNWRA, par des snipers israéliens postés à 100 mètres de distance.

Il est essentiel aussi de montrer la violence quotidienne que subissent les Palestiniens et d’écouter le cri de la journaliste israélienne Amira Hass, du quotidien Haaretz :

« Les Palestiniens se battent pour leur vie, dans le plein sens du terme. Nous, juifs israéliens, nous battons pour notre privilège en tant que nation de maîtres, dans la pleine laideur du terme. »

Ou lorsqu’elle ajoute :

« Les jeunes Palestiniens ne vont pas se mettre à assassiner des juifs parce qu’ils sont juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, les voleurs de leur terre et de leur eau, les démolisseurs de leurs maisons, ceux qui les ont exilés, qui leur bloquent leur horizon. Les jeunes Palestiniens, vengeurs et désespérés, sont prêts à donner leur vie et à causer à leur famille une énorme douleur, parce que l’ennemi auquel ils font face leur prouve chaque jour que sa méchanceté n’a pas de limites. »

Donnez-lui la parole, elle connaît les deux sociétés israélienne et palestinienne, et parle vrai.

Alors que les attaques au couteau sont montées en épingle, le fait politique majeur qui demanderait à être montré et analysé, c’est l’engagement massif de la jeunesse palestinienne dans une nouvelle révolte contre l’occupation. Laquelle, comme celle des années 1980, est réprimée de façon sanglante par un État qui refuse de s’interroger sur les causes de la révolte. Tout simplement parce qu’elles sont trop évidentes et qu’il en est directement responsable : refus de toute solution politique, blocus inhumain de Gaza, colonisation et accaparement des terres palestiniennes, destructions de maisons et « judaïsation » de Jérusalem, provocations sur l’esplanade des Mosquées pour amener le conflit sur le terrain religieux, pour le rendre insoluble.

Mais vous oubliez encore une fois l’essentiel : les mesures prises par le gouvernement Netanyahou (tir à balles réelles sur les jeunes qui jettent les pierres – permis officiel de tuer –, démolitions des maisons de ceux qui sont impliqués dans des attaques au couteau, fermeture des quartiers palestiniens de Jérusalem) méritent au minimum un constat. Il s’agit de punitions collectives et d’un recul de l’État de droit, au profit d’une justice expéditive qui fait fi des enquêtes et des procès.

Comme le disait le journaliste israélien Gideon Lévy, « tous ceux qui se sont imaginés qu’Israël pourrait éternellement continuer sur sa lancée et que les Palestiniens continueraient à baisser la tête, à se soumettre indéfectiblement, tous ceux-là n’ont jamais ouvert un livre d’histoire ».

Je vous invite, Madame, Monsieur à ne pas tenir pour établies les informations fournies par le maire de Jérusalem, qui invite les juifs israéliens à s’armer, pas plus que celles des communicants de l’armée israélienne qui n’ont qu’un seul objectif, déshumaniser leurs victimes. D’autres sources d’information (dont le journal israélien Haaretz, des associations israéliennes et palestiniennes, les associations françaises qui connaissent le terrain depuis des années) s’offrent à vous ; ne leur fermez pas la porte au nez. Il en va de votre crédibilité. »

Source de l’article : politis



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