20 octobre 2017

Manif : Liberté pour Georges Abdallah !

17h30 Boulevard du Régent 42, 1000 Bruxelles

20 octobre 2017

Brasil Balada Mix

20h Rue des Goujons 152 - 1070 Anderlecht

23 octobre 2017

Conspirateurs et Révolutionnaires. Rubino et les autres

18h30 Garcia Lorca. Rue de Foulons 47-49 Bruxelles

24 octobre 2017

Manifestation contre le blocus contre Cuba

17h30 Vieux marché aux grains 1000 Bruxelles

25 octobre 2017

STOP aux violences envers les femmes

14h Gare Bruxelles Nord. 1030 Bruxelles

26 octobre 2017

Projection film : Hidden Figures

14h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

26 octobre 2017

Conférence d’Amzat Boukari sur Thomas Sankara + concert

18h Local Sacco Vanzetti. 54 chaussée de Forest, 1060 (...)

27 octobre 2017

Débat : Quel média pour Bruxelles ?

18h Maison des Cultures Molenbeek. Rue Mommaerts 4, 1080 (...)

2 novembre 2017

2, 3 et 4 novembre. Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

16h Grande Salle de la Maison du Peuple. Parvis de Saint-Gilles, (...)

3 novembre 2017

3 et 4 novembre. Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

09h Grande Salle de la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis (...)


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Israël et les « grands médias »

L’Association France-Palestine solidarité dénonce dans une lettre ouverte le traitement des événements en Palestine et en Israël par la plupart des « grands médias ».

Madame, Monsieur,

L’actualité de cette région vous a amenés à donner une bonne place à celle-ci dans vos différents journaux ou émissions. Cela est essentiel mais n’a de sens que si votre couverture offre des explications et analyses complètes. Ce qui est loin d’être le cas.

À vous écouter/lire, c’est comme si les violences avaient commencé avec l’assassinat des deux colons près de Ramallah le 1er octobre. Ce traitement omet ce qui a provoqué un électrochoc en Palestine, le cas du bébé Dawabsha et de ses parents brûlés pendant leur sommeil par des colons, identifiés mais qui n’ont jamais été arrêtés. Il omet aussi les assassinats de Palestiniens qui se succèdent au fil des mois dans une totale impunité et une quasi-ignorance médiatique.

Il est important de relever le déséquilibre du nombre des victimes (7 morts israéliens, 45 morts palestiniens au matin du 19 octobre). De s’interroger aussi sur ce que signifie le nombre de jeunes Palestiniens tués alors qu’ils manifestent sans arme, comme ces 7 jeunes de Gaza qui lançaient des pierres contre la frontière ou ce jeune de 13 ans, Abd al-Raham, du camp d’Aïda, tué au retour de l’école devant le bureau de l’UNWRA, par des snipers israéliens postés à 100 mètres de distance.

Il est essentiel aussi de montrer la violence quotidienne que subissent les Palestiniens et d’écouter le cri de la journaliste israélienne Amira Hass, du quotidien Haaretz :

« Les Palestiniens se battent pour leur vie, dans le plein sens du terme. Nous, juifs israéliens, nous battons pour notre privilège en tant que nation de maîtres, dans la pleine laideur du terme. »

Ou lorsqu’elle ajoute :

« Les jeunes Palestiniens ne vont pas se mettre à assassiner des juifs parce qu’ils sont juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, les voleurs de leur terre et de leur eau, les démolisseurs de leurs maisons, ceux qui les ont exilés, qui leur bloquent leur horizon. Les jeunes Palestiniens, vengeurs et désespérés, sont prêts à donner leur vie et à causer à leur famille une énorme douleur, parce que l’ennemi auquel ils font face leur prouve chaque jour que sa méchanceté n’a pas de limites. »

Donnez-lui la parole, elle connaît les deux sociétés israélienne et palestinienne, et parle vrai.

Alors que les attaques au couteau sont montées en épingle, le fait politique majeur qui demanderait à être montré et analysé, c’est l’engagement massif de la jeunesse palestinienne dans une nouvelle révolte contre l’occupation. Laquelle, comme celle des années 1980, est réprimée de façon sanglante par un État qui refuse de s’interroger sur les causes de la révolte. Tout simplement parce qu’elles sont trop évidentes et qu’il en est directement responsable : refus de toute solution politique, blocus inhumain de Gaza, colonisation et accaparement des terres palestiniennes, destructions de maisons et « judaïsation » de Jérusalem, provocations sur l’esplanade des Mosquées pour amener le conflit sur le terrain religieux, pour le rendre insoluble.

Mais vous oubliez encore une fois l’essentiel : les mesures prises par le gouvernement Netanyahou (tir à balles réelles sur les jeunes qui jettent les pierres – permis officiel de tuer –, démolitions des maisons de ceux qui sont impliqués dans des attaques au couteau, fermeture des quartiers palestiniens de Jérusalem) méritent au minimum un constat. Il s’agit de punitions collectives et d’un recul de l’État de droit, au profit d’une justice expéditive qui fait fi des enquêtes et des procès.

Comme le disait le journaliste israélien Gideon Lévy, « tous ceux qui se sont imaginés qu’Israël pourrait éternellement continuer sur sa lancée et que les Palestiniens continueraient à baisser la tête, à se soumettre indéfectiblement, tous ceux-là n’ont jamais ouvert un livre d’histoire ».

Je vous invite, Madame, Monsieur à ne pas tenir pour établies les informations fournies par le maire de Jérusalem, qui invite les juifs israéliens à s’armer, pas plus que celles des communicants de l’armée israélienne qui n’ont qu’un seul objectif, déshumaniser leurs victimes. D’autres sources d’information (dont le journal israélien Haaretz, des associations israéliennes et palestiniennes, les associations françaises qui connaissent le terrain depuis des années) s’offrent à vous ; ne leur fermez pas la porte au nez. Il en va de votre crédibilité. »

Source de l’article : politis



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