19 janvier 2019

Hommage à Lumumba 1961-2019

15h30-20h30 quartier Matongé 1050 Bruxelles

20 janvier 2019

Les Amazones Jaunes Envahissent Bruxelles

12h Bruxelles

20 janvier 2019

Parc MAXIMILIEN : Photo De Famille(s)

14h30 Parc Maximilien 1000 Bruxelles

21 janvier 2019

Féminismes arabes séculiers et laïques et féminismes islamiques

19h ESPACE MAGH. Rue du Poinçon 17 - 1000 Bruxelles

22 janvier 2019

Conférence : Être une femme noire au XXIème siècle en Belgique

18:30 Cercle. rue Doyen Boone, 6 - 1040 Bruxelles

22 janvier 2019

Le successeur de l’homme ! (est-il déjà parmi nous ?)

19h Maison du Livre. 28, rue de Rome - 1060 Bruxelles

23 janvier 2019

Ciné de quartier sur la désobéissance civile : Documentaire sur Gezi

18h La clef. Rue des brebis 4 - 1050 Bruxelles

23 janvier 2019

6e Cérémonie des Doigts d’Or - Les Oscars du Capitalisme

20h Garcia Lorca. 47/49 rue des Foulons - 1000 Bruxelles

24 janvier 2019

Soutien aux avocats en danger en Turquie

13h consulat de Turquie. 4 Rue Montoyer - 1050 Bruxelles

24 janvier 2019

Allers féministes et retours sexistes : le traitement judiciaire

14h Université des femmes. Rue du méridien 10 - 1210 Bruxelles


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Israël et les « grands médias »

L’Association France-Palestine solidarité dénonce dans une lettre ouverte le traitement des événements en Palestine et en Israël par la plupart des « grands médias ».

Madame, Monsieur,

L’actualité de cette région vous a amenés à donner une bonne place à celle-ci dans vos différents journaux ou émissions. Cela est essentiel mais n’a de sens que si votre couverture offre des explications et analyses complètes. Ce qui est loin d’être le cas.

À vous écouter/lire, c’est comme si les violences avaient commencé avec l’assassinat des deux colons près de Ramallah le 1er octobre. Ce traitement omet ce qui a provoqué un électrochoc en Palestine, le cas du bébé Dawabsha et de ses parents brûlés pendant leur sommeil par des colons, identifiés mais qui n’ont jamais été arrêtés. Il omet aussi les assassinats de Palestiniens qui se succèdent au fil des mois dans une totale impunité et une quasi-ignorance médiatique.

Il est important de relever le déséquilibre du nombre des victimes (7 morts israéliens, 45 morts palestiniens au matin du 19 octobre). De s’interroger aussi sur ce que signifie le nombre de jeunes Palestiniens tués alors qu’ils manifestent sans arme, comme ces 7 jeunes de Gaza qui lançaient des pierres contre la frontière ou ce jeune de 13 ans, Abd al-Raham, du camp d’Aïda, tué au retour de l’école devant le bureau de l’UNWRA, par des snipers israéliens postés à 100 mètres de distance.

Il est essentiel aussi de montrer la violence quotidienne que subissent les Palestiniens et d’écouter le cri de la journaliste israélienne Amira Hass, du quotidien Haaretz :

« Les Palestiniens se battent pour leur vie, dans le plein sens du terme. Nous, juifs israéliens, nous battons pour notre privilège en tant que nation de maîtres, dans la pleine laideur du terme. »

Ou lorsqu’elle ajoute :

« Les jeunes Palestiniens ne vont pas se mettre à assassiner des juifs parce qu’ils sont juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, les voleurs de leur terre et de leur eau, les démolisseurs de leurs maisons, ceux qui les ont exilés, qui leur bloquent leur horizon. Les jeunes Palestiniens, vengeurs et désespérés, sont prêts à donner leur vie et à causer à leur famille une énorme douleur, parce que l’ennemi auquel ils font face leur prouve chaque jour que sa méchanceté n’a pas de limites. »

Donnez-lui la parole, elle connaît les deux sociétés israélienne et palestinienne, et parle vrai.

Alors que les attaques au couteau sont montées en épingle, le fait politique majeur qui demanderait à être montré et analysé, c’est l’engagement massif de la jeunesse palestinienne dans une nouvelle révolte contre l’occupation. Laquelle, comme celle des années 1980, est réprimée de façon sanglante par un État qui refuse de s’interroger sur les causes de la révolte. Tout simplement parce qu’elles sont trop évidentes et qu’il en est directement responsable : refus de toute solution politique, blocus inhumain de Gaza, colonisation et accaparement des terres palestiniennes, destructions de maisons et « judaïsation » de Jérusalem, provocations sur l’esplanade des Mosquées pour amener le conflit sur le terrain religieux, pour le rendre insoluble.

Mais vous oubliez encore une fois l’essentiel : les mesures prises par le gouvernement Netanyahou (tir à balles réelles sur les jeunes qui jettent les pierres – permis officiel de tuer –, démolitions des maisons de ceux qui sont impliqués dans des attaques au couteau, fermeture des quartiers palestiniens de Jérusalem) méritent au minimum un constat. Il s’agit de punitions collectives et d’un recul de l’État de droit, au profit d’une justice expéditive qui fait fi des enquêtes et des procès.

Comme le disait le journaliste israélien Gideon Lévy, « tous ceux qui se sont imaginés qu’Israël pourrait éternellement continuer sur sa lancée et que les Palestiniens continueraient à baisser la tête, à se soumettre indéfectiblement, tous ceux-là n’ont jamais ouvert un livre d’histoire ».

Je vous invite, Madame, Monsieur à ne pas tenir pour établies les informations fournies par le maire de Jérusalem, qui invite les juifs israéliens à s’armer, pas plus que celles des communicants de l’armée israélienne qui n’ont qu’un seul objectif, déshumaniser leurs victimes. D’autres sources d’information (dont le journal israélien Haaretz, des associations israéliennes et palestiniennes, les associations françaises qui connaissent le terrain depuis des années) s’offrent à vous ; ne leur fermez pas la porte au nez. Il en va de votre crédibilité. »

Source de l’article : politis



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