22 novembre 2017

Rassemblement contre les sanctions de l’UE envers le Venezuela

17h Rond-point Schuman - 1000 Bruxelles

30 novembre 2017

Projection film : Le potager de mon grand-père

14h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

4 décembre 2017

Atelier de Journalisme cinématografique - décembre 2017

9h>16h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

8 décembre 2017

Journée de réflexion Protéger ou sévir ?

9h-16h15 Espace Repères - Rue Sylvain Denayer 53, 1070 (...)

21 décembre 2017

Projection film : Juste la fin du monde

14h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles


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L’éléphant et la queue de la souris

En pleine seconde Intifada, l’ambassadeur d’Espagne en poste à Tel Aviv invita à déjeuner les correspondants de la presse espagnole, à l’ambassade. Ce diplomate venait d’être nommé et ce genre d’invitation est un rituel bien établi. Le repas était bien avancé lorsque nous, les journalistes présents, nous sommes lancés dans une discussion sur le fait de savoir si le mur qu’Israël était alors en train de construire en Cisjordanie devait être appelé mur ou bien clôture.

Sur toute la longueur de son tracé, cette barrière combine des tronçons où elle prend la forme d’un grand mur de huit mètres de haut (hauteur supérieure à celle du Mur de Berlin) et sur d’autres tronçons elle est une clôture électrifiée avec une large zone de sécurité de chaque côté. Appeler cette barrière mur, comme les Palestiniens l’appellent, implique qu’on la tient pour illégale et cela revient à critiquer tout à la fois, son implantation dans le côté palestinien de la Ligne Verte, l’expropriation de terres palestiniennes qui s’en est suivie et les déplacements stratégiques unilatéraux en termes de frontières et de colonies que cela a entrainés. L’appeler clôture, comme Israël le fait, revient à justifier sa construction pour des raisons de sécurité et à lui accorder par conséquent une légitimité et même la légalité en mettant en avant l’argument de la légitime défense. Au cours du déjeuner en question, les correspondants de presse espagnols sont tombés d’accord pour appeler cette barrière mur. Les journalistes israéliens présents, hispanophones car la plupart étaient originaires d’Amérique Latine, constituaient, eux, le camp des adeptes du mot clôture. La conversation, en vérité une discussion, s’avéra peu constructive. L’ambassadeur nous observait avec des yeux ronds.

Nulle part les mots ne sont innocents ; ils impliquent un choix, une façon de voir, et c’est un fait qui s’exacerbe là où sévissent des conflits envenimés comme c’est le cas en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Là, les mots n’ont plus obligation d’avoir le même sens pour tout le monde. Là, beaucoup de mots ont perdu leur sens originel et ne signifient plus ce que le dictionnaire indique, mais autre chose et ils ont bien souvent un sens diamétralement opposé. Là, les mots sont des armes de jet, des alibis, des tranchées et aussi un maquillage pour farder une réalité horrible à voir. Le mot paix en est une parfaite illustration. En 2013, l’International Press Institute (IPI) publia, sur son site web Use With Care : A Reporter’s Glossary of Loaded Language in the Israeli-Palestinian Conflict, et pour faire preuve de bonne volonté, un essai d’élaboration d’un glossaire impartial du vocabulaire concernant le conflit, glossaire à usage des correspondants de presse, rédigé par six journalistes israéliens et palestiniens dont les noms furent tenus secrets.

Dans l’introduction du dit glossaire, les éditeurs de l’International Press Institute écrivaient : « Les mots sont plus qu’ils ne paraissent ; ils peuvent avoir plus d’un sens ou avoir une connotation cachée et celle-ci peut changer au cours du temps et selon les circonstances (…) Pour notre propos, il faut examiner le sens d’un mot ou d’une expression dans le contexte du conflit où il peut avoir différentes connotations et sens qui dépendent de la personne à qui on s’adresse (…) Certains mots qui sont considérés comme une incitation à la violence, en Israël, seront considérés comme patriotiques du côté palestinien et inversement. Comme c’est généralement la règle lorsqu’il s’agit de régions plongées dans un conflit ouvert, le terroriste d’un camp devient le combattant pour la liberté de l’autre camp ».

Ni mur ni clôture, barrière

À propos de cette discussion au sujet du choix entre mur ou clôture que nous avons eue, nous, les correspondants de presse espagnols, dans la résidence de l’ambassadeur d’Espagne tout nouvellement arrivé à Tel Aviv, le Glossaire de l’International Press Institute écrit :

« Les termes mur de sécurité ou clôture de sécurité se réfèrent à la barrière matérielle qu’Israël a commencé à construire durant la seconde Intifada et qu’il déclare être une réponse aux attentats suicides. Une grande partie de cette barrière est constituée d’une clôture entourée d’une vaste zone d’exclusion, alors qu’officiellement 10% de cette même barrière sont constitués d’un mur en béton de huit mètres de hauteur. Pour la défense de sa construction, Israël signale que le nombre des agressions violentes contre la population civile a fortement diminué depuis la construction du mur. Cependant, les appellations que lui donne Israël sont Mur de Sécurité et Clôture de Sécurité.

Il existe un point de vue palestinien qui trouve ces termes offensants parce qu’ils laissent entendre que tous les Palestiniens, en Cisjordanie, sont une source potentielle d’attentats suicides ou d’autres agressions violentes. Ils pensent que la barrière limite leur liberté de déplacement étant donné qu’elle s’écarte de la Ligne Verte et qu’elle englobe une série de colonies, ce qui revient à annexer en fait, à Israël, des terres palestiniennes, sens que, pensent-ils, ne véhiculent pas les termes mur de sécurité ou clôture de sécurité. Par conséquent, des Palestiniens et des médias palestiniens emploient les termes de Mur d’Annexion, Mur de Ségrégation et même Mur d’Apartheid.

D’un autre côté, certains Israéliens trouvent ces termes offensants, premièrement à cause du parallélisme établi avec les politiques de ségrégation raciste de l’Afrique du Sud, avant 1994, et aussi parce qu’ils impliquent le fait que la motivation pour construire cette barrière fut territoriale, raciale et ethnique avant d’être un légitime souci de sécurité face aux attentats suicides ».

Face à l’énorme susceptibilité que le terme provoque, le journaliste doit utiliser un mot impartial qui ne soulèvera aucune protestation dans aucun des deux camps en conflit, plaide l’International Press Institute, et celui-ci recommande donc l’emploi de l’appellation barrière de séparation. L’impartialité est, sans aucun doute, un des objectifs suprêmes du journaliste, du journalisme. La Royale Académie d’Espagne (RAE) définit le mot impartialité ainsi : « Absence de but anticipé ou de prévention pour ou contre quelqu’un ou quelque chose, ce qui permet de juger ou d’agir avec droiture ».

Généralement, le journaliste arrive à Jérusalem avec la noble intention d’être impartial dans un conflit qui, vu de l’extérieur, lui semble empreint de haine et de fureur, sans solution, très embrouillé, plein de chausse-trapes n’ayant d’autre but que de l’abuser, le pervertir, le détourner sur la voie de la partialité, l’obliger à prendre parti et à trahir par conséquent les valeurs de sa profession. Un conflit dans lequel deux peuples qui ont les mêmes droits sur la même terre ne se mettent pas d’accord pour faire la paix et se font du mal l’un l’autre à parts égales. Un conflit à propos duquel il est de son devoir à lui, journaliste, d’informer avec impartialité, avec équité (« impartialité de jugement ») et en restant neutre (« Celui qui ne prend pas parti dans aucune des options du conflit »). Et parce qu’il est fidèle à ces objectifs-là, et au nom de cette impartialité-là, de cette équité (« impartialité de jugement ») et de cette neutralité, l’International Press Institute, propose les termes de barrière de séparation. De ce point de vue, le fait qu’une des deux parties en conflit parle de clôture de sécurité et l’autre de mur d’apartheid renforce sa conviction que barrière de séparation est le bon choix ; le fait que les deux camps ne soient pas d’accord, que le journaliste contrarie à égalité l’un et l’autre des combattants est le meilleur indice que le journaliste est sur la bonne voie de l’impartialité, de l‘équité et de la neutralité.

Aller sur place et voir

Si on le résume à son essence, le métier de journaliste est généralement défini par : Aller sur place, Voir et, ensuite, Expliquer. En ce qui me concerne, j’élargis cette définition ainsi : Aller sur place, Voir, Lire, Comprendre, Interroger, Écouter, S’Informer et Se Former pour, ensuite, Expliquer.

À propos de ce cas où l’International Press Institute propose les termes Barrière de Séparation, Aller sur place signifie parcourir la totalité du tracé. Voir implique de vérifier par où passe ce tracé. Interroger revient à s’enquérir pourquoi le tracé est celui-ci et pas celui-là et quels effets cela entraine-t-il. Écouter, c’est prendre en compte ce que les gens spoliés par ce tracé et ses responsables ont à dire. Comprendre c’est comprendre pourquoi et quels sont les effets entrainés par ce tracé et pas par tel autre qui aurait été possible. Se Former, c’est connaitre l’histoire de la frontière entre Israël et la Cisjordanie, la Ligne Verte, et ce que stipule le Droit International à ce sujet. S’Informer, c’est connaitre les arguments qu’avancent ceux qui défendent le mur et ceux qui l’attaquent.

Dans le cas de la Barrière de Séparation, si le journaliste va sur place, lit, comprend, interroge, écoute, s’informe, et se forme, il constatera que le tracé pénètre du côté palestinien de la Ligne Verte, que cette barrière de séparation sépare surtout des Palestiniens d’autres Palestiniens et non pas des Palestiniens vis à vis d’Israéliens, ce qui, en principe, devrait être le moyen d’éviter l’entrée de Palestiniens sur le territoire israélien et d’éviter par conséquent des attentats suicides ; il saura, ce journaliste, qu’à cause de ce tracé établi en territoire occupé, cette barrière de séparation a causé de graves préjudices économiques et de tous ordres aux civils palestiniens qui ont perdu des terres et des habitations et qui ont vu gravement affectée leurs possibilités de déplacement ; que le tracé inclut, à l’intérieur du côté israélien du mur, des colonies de Cisjordanie lesquelles sont illégales selon le Droit international ; que la construction du mur institue, de facto, une frontière entre Israël et la Cisjordanie de façon unilatérale et qui inclut, à l’intérieur d’Israël, les colonies établies en territoire palestinien occupé ; que pour garantir l’accès, depuis Israël, aux colonies implantées côté palestinien du mur, on a établi tout un système de routes et de transports interdits aux Palestiniens, uniquement réservés aux Israéliens, ce qui est discriminatoire puisque cela ségrégue la population ; qu’à Jérusalem même, le mur sépare des quartiers arabes de la ville d’autres quartiers arabes de cette même ville ce qui, suite au système autocratique de permis mis en place, implique un transfert de population puisque des milliers de personnes se sont retrouvées soudain, et sans avoir changé de domicile, hors des limites de Jérusalem et donc ont cessé d’être citoyens de Jérusalem ce qui est illégal conformément au Droit international et ce qui est une atteinte aux droits de ces personnes attachées à leur ville depuis des générations ; que si on avait construit le mur du côté israélien de la Ligne Verte, en séparant des Palestiniens des Israéliens, cela n’aurait entrainé aucun de ces effets susmentionnés et que par ailleurs cette barrière se situerait entre les concentrations de population israélienne et les Palestiniens qui pourraient avoir le projet de commettre des attentats.

Si le journaliste va sur place, voit, lit, comprend, interroge, écoute, s’informe et se forme, il constate aussi qu’en 2003, le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté une résolution — à laquelle les États Unis ont opposé leur veto — qui déclare illégale la barrière là où elle s’écarte de la Ligne Verte ce qui est pratiquement le cas sur la quasi-totalité de son tracé. Dans ce texte, le mot utilisé est mur. En 2004, la Cour Internationale de Justice, sur demande de l’Assemblée Générale de l’ONU, a émis un avis consultatif dans lequel le mur est déclaré illégal et contraire à la Quatrième Convention de Genève. À la page 32 de leur avis (consultable sur le site web de la Cour) les juges ont écrit : « Le mur en question est une construction complexe et donc le mot mur ne peut être compris dans un sens simplement matériel. Cependant, les autres termes usités soient par Israël « clôture », soit par le Secrétaire Général (de l’ONU) (« barrière ») ne sont pas plus précis si on les comprend dans leur sens matériel. Dans le présent Avis, la Cour a choisi la terminologie utilisée par l’Assemblée Générale ». C’est-à-dire : mur.

Fausse neutralité

Si ce dont nous débattons c’est d’impartialité (« Absence de but anticipé ou de prévention pour ou contre quelqu’un ou quelque chose, ce qui permet de juger ou d’agir avec droiture »), d’équité (« impartialité de jugement »), d’être neutre (« Personne qui ne prend parti pour aucune des options au cœur du conflit »), ce mur, en langage journalistique, ne peut s’appeler que par ce nom : mur. Lui donner le nom de clôture, c’est être partial et c’est être ni équitable ni neutre puisque cela revient à assumer la position d’une des deux parties, Israël en l’occurrence. L’appeler barrière de séparation revient à assumer une impartialité, une équité et une neutralité fausses puisque c’est employer un synonyme, en réalité un euphémisme, pour éviter de l’appeler pas son nom. Et c’est aussi, par conséquent, une capitulation et une défaite de la profession du journaliste dont le but n’est pas de satisfaire ou d’indisposer à parts égales les deux parties en conflit, mais bien d’informer l’opinion publique sur ce qu’il advient dans ce conflit, sur qui agresse qui, sur qui est le fort qui est le faible, sur les véritables causes du conflit et aider à distinguer celles-ci des arguments avancés par les parties en conflit. Lui donner le nom de mur est le résultat d’Aller sur place, Voir, Lire, Comprendre, Interroger, Écouter, S’Informer et se Former pour, ensuite, Expliquer. Le problème, du moins pour l’International Press Institute, c’est que c’est aussi avec ce nom-là que les Palestiniens le désignent.

En fait, c’est une constante de ce conflit que les mots dont se servent les Palestiniens sont en général les mots corrects pour dire ce qui est. Étant donné qu’Israël emploie d’autres mots avec lesquels il façonne sa propre réalité (il existe des centaines d’exemples, depuis « assassinats sélectifs » pour désigner les bombardements d’objectifs politiques ou militaires en zones peuplées de civils jusqu’à « quartiers de Jérusalem Est » pour parler des colonies implantées dans la zone arabe de la ville et, par conséquent, en territoire occupé), employer les mots corrects fait de celui qui procède ainsi un « pro-palestinien » et c’est l’étiquette dont l’International Press Institute, a précisément horreur et qu’il veut éviter à tout prix, même si pour cela il faut trahir les principes du métier de journaliste qu’il prétend défendre. La dynamique est très simple et très efficace. Si Israël appelle les colonies de Jérusalem quartiers et si les Palestiniens les appellent « colonies illégales en territoire occupé de Jérusalem, la logique de l’impartialité, de l’équité et de la neutralité fausses fait de ces deux expressions deux extrêmes incompatibles du conflit. Il est par conséquent urgent de trouver un point médian, non contaminé ni par les uns ni par les autres, une autre manière de faire référence aux colonies illégales en territoire occupé de Jérusalem qui ne soit pas « les colonies illégales en territoire occupé de Jérusalem ».

Par exemple : centres de peuplement israéliens à Jérusalem-Est. Ou bien : les limites orientales du Grand Jérusalem. Qu’en réalité il s’agisse de colonies illégales en territoire occupé de Jérusalem n’a aucune importance ; ce qui est important ce n’est pas que le journaliste emploie les mots précis et justes pour informer correctement, mais qu’il emploie les mots qui plairont ou blesseront à parts égales l’une et l’autre des parties en conflit. La dynamique est tellement perverse qu’elle arrive au point où Israël ainsi que bon nombre de personnes faussement impartiales considèrent comme un pro Palestiniens quiconque emploiera des mots tels que droits de l’Homme ou bien Droit international et ils accusent de partialité les journalistes qui déclarent que leur travail, leur regard, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, ont pour référence les droits de l’Homme et le Droit international.

En fait, appeler mur le mur, aux yeux d’Israël et de ceux qui tombent dans la fausse impartialité, revient à être pro palestinien, ce qui fait de la Cour internationale de Justice une pro-Palestinienne tout comme l’ONU elle-même. Et cela ne devrait pas nous surprendre outre mesure tellement afficher son mépris envers le système de gouvernance mondial que représente l’ONU qui est accusée de partialité, d’être anti-Israël, pro-Palestiniens ou carrément antisémite, est devenu un classique de la politique extérieure d’Israël. Les mots, tant lorsque nous les employons de manière correcte que lorsque nous le faisons de façon tortueuse, ne sont jamais innocents ; ils obéissent à une logique, à une façon de voir, à un discours, à une idéologie.

Journalisme avec adjectifs

Il y a longtemps que le journalisme a succombé et s’est laissé étiqueter : journalisme engagé, journalisme humain, journalisme critique… Accepter des adjectifs de cette nature induit à la fois une redondance et une capitulation puisque dans le mot journalisme ces notions sont déjà inscrites. Étiqueter le journalisme implique que le journalisme tout court, sans adjectifs, est le fait de ceux qui ne sont pas critiques ou pas humains. C’est, par conséquent, une capitulation.

Appeler mur le mur ce n’est pas une manipulation de « pro-palestinisme », pas plus que ce n’est faire du journalisme engagé envers quelque cause que ce soit, ou du journalisme humain, ou du journalisme critique. C’est l’aboutissement d’Aller sur place, Voir, Lire, Comprendre, Interroger, Écouter ; S’Informer et se Former.

Appeler clôture ce mur, ce n’est pas du journalisme, c’est autre chose. Appeler le mur barrière de séparation ou bien user de formules du genre « ce que les Palestiniens appellent mur et ce que les Israéliens appellent clôture » c’est aussi autre chose. En ce qui me concerne, il me déplait souverainement d’accorder à cette autre chose le nom de journalisme et de me retrouver à n’avoir pour moi que les adjectifs.

Il existe une célèbre citation de Desmond Tutu que l’on ressasse à foison et qui est la suivante : « Si vous êtes neutre dans les situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur. » On connait moins la suite de cette citation : « Si un éléphant appuie sa patte sur la queue d’une souris et si vous dites que vous êtes neutre, la souris n’appréciera pas votre neutralité. » En tant que journaliste, que la souris apprécie ou n’apprécie pas ce que je vais dire, je crois que cela n’a pas beaucoup d’importance. Mais ce qui est vraiment important c’est de dénoncer, avec tous les mots justes, que l’éléphant a vraiment sa patte qui appuie sur la queue de la souris. Telle est la fonction, la raison d’être et la nature profonde du journalisme tout court, sans adjectifs.

Joan Cañete Bayle
Traduit par M. Colinas (Tlaxcala)
Source ESP : decima avenida



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