19 juillet 2019

2e Ride Déchainé•es

19h30 Porte de Namur, 1000 Bruxelles

20 juillet 2019

Visite guidée décoloniale : Parcours Schaerbeek - Josaphat

14h30 Square François Riga, 1030 Bruxelles

22 juillet 2019

Acte 15 - Rassemblement en soutien à Julian

17h-19h Place de la Monnaie 1000 Bruxelles

27 juillet 2019

Visite guidée décoloniale : Parcours Saint-Gilles

14h30 Paul Dejaerlaan 9, 1060 Bruxelles

28 juillet 2019

Visite guidée décoloniale : Parcours Forest

14h30 Arrêt Neerstalle, 1190 Bruxelles

29 juillet 2019

Acte 16 - Rassemblement en soutien à Julian

17h-19h Place de la Monnaie 1000 Bruxelles

26 septembre 2019

Femmes, féminismes et Islam : l’égalité en question

19h ESPACE MAGH 17 rue du Poinçon 1000 Bruxelles

3 octobre 2019

Lutter contre Uber et Deliveroo : ça tue !

19h-21h Point Culture 145 rue Royale 1000 Bruxelles


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La magistrature manifeste pour l’indépendance de la justice

La magistrature manifeste pour l’indépendance de la justice

Pour la première fois depuis 1918, la magistrature se met en mouvement pour dénoncer la réforme de la justice et ses conséquences pour leur indépendance. Interview de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des (...)
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Manuela Cadelli est juge au tribunal de première instance de Namur et la présidente de l’Association syndicale des magistrats. En mars 2016, elle avait publié une carte blanche dans le journal Le Soir avec pour titre : "le néolibéralisme est un fascisme". En voici un extrait :

« Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences. Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement. »

Dans cette interview accordée à ZIN TV, Manuela Cadelli revient sur ses propos et nous explique les raisons pour lesquelles la magistrature se met en marche, une première depuis 1918. La première action a eu lieu le 7 juin. Magistrats et avocats se sont rassemblés dans tous les palais de justice et les audiences ont été retardées. Il s’agit d’un événement historique dans un contexte où l’indépendance du troisième pouvoir est menacée notamment par des coupes budgétaires qui entrainent des difficultés supplémentaires pour garantir une justice de qualité.


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