23 janvier 2018

Cabinets d’audit : comment lutter contre les « fisco-trafiquants ?

19h30 L’Horloge du SudRue du Trône 141, 1050 Bruxelles

23 janvier 2018

Nucléaire : direction sortie ? au Poche

22h Théâtre de Poche. Chemin du Gymnase 1A, 1000 Bruxelles

24 janvier 2018

Intro sur les crypto-monnaies

17h DigitYser. Boulevard d’Anvers 40, 1000 Bruxelles

25 janvier 2018

Racisme anti-Noirs : entre méconnaissance et mépris

19h La Maison du Livre. rue de Rome 28, 1060

26 janvier 2018

Visite du parlement Bruxellois avec les élus PTB

13h30 parlement Bruxellois. rue du Lombard, 69, 1000 (...)

26 janvier 2018

Luttes féministes et LGBTQI au Venezuela

18h30 Poisson sans bicyclette. Rue Josaphat, 253 - 1030 (...)

26 janvier 2018

Projection du film : L’Assemblée, de Mariana Otero

20h Cinéma Aventure. Rue des Fripiers 15, 1000 Bruxelles

26 janvier 2018

Rencontre avec Thomas Gunzig

20h15 UPJB. Rue de la Victoire 61, 1060 Bruxelles

27 janvier 2018

Masterclass Graffiti avec Djamel Oulkadi

9h>18h La Manufacture 111. Chaussée de Boondael 537, 1050 (...)

27 janvier 2018

Masterclass : Mariana Otero

11h>13h Cinéma Aventure. Rue des Fripiers 15, 1000 Bruxelles


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La magistrature manifeste pour l’indépendance de la justice

La magistrature manifeste pour l’indépendance de la justice

Pour la première fois depuis 1918, la magistrature se met en mouvement pour dénoncer la réforme de la justice et ses conséquences pour leur indépendance. Interview de Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des (...)
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Manuela Cadelli est juge au tribunal de première instance de Namur et la présidente de l’Association syndicale des magistrats. En mars 2016, elle avait publié une carte blanche dans le journal Le Soir avec pour titre : "le néolibéralisme est un fascisme". En voici un extrait :

« Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences. Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement. »

Dans cette interview accordée à ZIN TV, Manuela Cadelli revient sur ses propos et nous explique les raisons pour lesquelles la magistrature se met en marche, une première depuis 1918. La première action a eu lieu le 7 juin. Magistrats et avocats se sont rassemblés dans tous les palais de justice et les audiences ont été retardées. Il s’agit d’un événement historique dans un contexte où l’indépendance du troisième pouvoir est menacée notamment par des coupes budgétaires qui entrainent des difficultés supplémentaires pour garantir une justice de qualité.


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