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Dérive morale du FIPA - Festival international de programmation audiovisuelle

Ce serait, à mon avis, un acte de dignité de refuser de participer à cette opération de propagande politique. Je les invite donc à retirer leurs films sélectionnés à ce FIPA 2018 et de se retirer du (...)

Gilles Deleuze : Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses

Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et d’organiser nos petites terreurs intimes.

Andreï Tarkovski : Pour être libre

Je suis convaincu que si un artiste parvient à réaliser quelque chose, c’est qu’en réalité il vient combler un besoin qui existe chez les autres, même si ceux-ci n’en sont pas conscients sur le (...)

Le Mal et l’enfant sauveur. Du Seigneur des Anneaux à Harry Potter

Comme pour nous préparer à l’éventualité du conflit, nous y voyons le « Bien » forcé, à contrecœur, de combattre les « armées du Mal »...

Wim Wenders : La Logique des images

Une fois que le langage du cinéma a été mis au point, il a pris son autonomie et il a quitté le terrain d’où il venait — à savoir la définition effective de la réalité, la présentation de l’extérieur dans (...)

Andrzej Wajda : Le découpage, hier et aujourd’hui

Au cours des années 1950, celles de ma jeunesse, l’équipe du film fêtait le centième clap. Personne ne s’aperçoit aujourd’hui que l’on a dépassé le cinq centième. La quantité des prises s’est énormément (...)

Sermon de Wajda aux élèves-cinéastes de Lodz

Il y a deux choses que vous devez savoir : dois-je tourner de près ou de loin, dois-je m’attarder ou non sur ce plan ? Si vous avez la réponse à ces questions, vous pouvez tout (...)

Ronnie Ramirez. Debout, caméra au poing

Notre envie est de stimuler ceux qui se mobilisent, de faire prendre conscience à la société civile qu’elle doit s’approprier un média sous peine d’être dépossédée de son (...)

ZIN TV : un projet média pour une vraie représentation et une diversité de regards

Recueil à partir d’un entretien réalisé avec trois acteurs de Zin TV (Anne-Sophie Guillaume, Ronnie Ramirez et Maxime Kouvaras)

Joris Ivens, Borinage

Le cinéaste doit d’abord être indigné devant l’exploitation de l’homme par l’homme, avant de chercher le bon angle de vue pour filmer la saleté et la vérité.

Joris Ivens, Moscou 1930-1932

J’avais rencontré là un problème qui devait se poser bien souvent par la suite : comment filmer des hommes au travail ? Comment restituer leur effort ou leur habileté en évitant d’utiliser les effets (...)

Joris Ivens et le passage au 16 synchrone

J’ai abandonné le format 35 mm avec lequel j’avais réalisé tous mes films et je me suis lancé dans l’aventure du 16 mm sonore. Pour moi c’était une véritable révolution. En même temps, j’en ai aussi senti (...)

Confessions techniques de Pasolini

Rien n’est jamais acquis une fois pour toutes. Écrire des livres, tourner un film, vous donne chaque fois une peine terrible et disproportionnée. Les crises donnent toujours l’impression, après, (...)

Cinéma parallèle

La préoccupation la plus aigüe est la survie du cinéma parallèle. Né sous l’effet de la guerre d’Algérie, il ne faudrait pas qu’il disparaisse avec elle.

Dove, une image qui trompe énormément

Dove a-t-il réellement voulu diffuser un clip raciste ? Plutôt étrange de la part d’une entreprise attachée à la promotion de la diversité.


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Le Mexique insurgé de John Reed

Récit pour le moins pittoresque d’un journaliste indépendant américain dans le Mexique révolutionnaire. John Reed suit les guérilleros et raconte leur quotidien haut en couleurs dans des tableaux expressifs et plein de saveurs, avec force passion et lyrisme.

Il accompagne l’armée constitutionnaliste dans ses déplacements et décrit un à un ses compañeros avec leurs cartouchières croisées, leur équipement hétéroclite et leurs femmes qui suivent le convoi pour les nourrir. Les affrontements ne font pas quartiers et pourtant ce n’est pas l’horreur que l’on retient mais une espèce de folie presque joyeuse, une rage de vie, d’une autre vie, plus forte que la mort.

Il traverse le pays en train, entre un général qui rejoint le front avec ses cages d’alouettes des prairies et des combats de coqs improvisés.
La musique et les chansons sont omniprésentes Les bals s’improvisent à tout moment. Les pistolets ne sont jamais loin et surgissent en permanence, à la moindre contrariété. On ne compte plus les morts, même en dehors des combats. Au Mexique la vie d’un homme ne vaut pas grand chose.

Le portrait qu’il brosse de Francisco Villa est celui d’un mythe vivant dont le nom seul fait fuir les troupes fédérales et l’apparition galvanise les hommes. Il lui confiera que lorsque la nouvelle République sera établie, il n’y aura plus d’armée au Mexique, qu’il la mettra au travail. Sans armée, plus de dictateur. Si aux États-Unis la liberté est le droit de faire ce que commande la justice, ici c’est pouvoir faire ce que l’on veut. La paix est le respect du droit des autres. Refusant de devenir gouverneur ou président car jugent son analphabétisme comme un handicap pour ces fonctions, il promulgua cependant un décret concédant 25 hectares de terres confisquées à chaque citoyen mâle de l’État du Chihuahua, inaliénables pendant dix ans. Ignorant des lois de la guerre, il fut reconnu comme un stratège remarquable.

Sa rencontre, unique, avec Carranza, cloitré, mutique et soudainement loquace et colérique, est tout simplement hallucinante, improbable.

Ce recueil d’articles donne chairs à la réalité historique de la Révolution mexicaine. John Reed se contente de décrire ce qu’il voit, ce qu’il vit. Les balles et les obus sifflent. On ira chercher ailleurs chronologies et analyses.

Source : Bibliothèque Fahrenheit 451

LE MEXIQUE INSURGÉ
John Reed
Traduit de l’américain par François Maspero
322 pages – 5 euros.
Éditions du Seuil – Paris – octobre 1996
Première édition française 1975



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