21 février 2018

Sit-in pour la libération de Mounir et Jiyed

12h Arts-Loi 1000 Bruxelles

21 février 2018

Où en est-on avec le projet de loi sur les visites domiciliaires

12h30 CNCD. Quai du commerce 9, 1000 Bruxelles

21 février 2018

Mesa redonda sobre los logros del proceso de cambio

12h30 Maison d’Amérique Latine. Rue du Collège 27 - 1050 (...)

21 février 2018

Présentation du livre : Les tranchées en Afrique 1914 - 1918

18h30 KUUMBA Chaussée de Wavre 78, 1050 Bruxelles

21 février 2018

Pension : débat avec les partis

19h au MOC. Rue Plétinkx 19, 1000 Bruxelles

22 février 2018

Chantier Collectif : desherber à la Ferme du Chant des Cailles

10h Les Herbes du Chant des Cailles. Av des Cailles, 1170 (...)

22 février 2018

Conférence : La question (dé)coloniale en Belgique, le défi d’une génération ?

17h30 Université Saint-Louis. Auditoire 1. Bd du Jardin botanique (...)

22 février 2018

Quelle marge de manœuvre pour un ministre communiste en Belgique ?

18h Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches. Avenue F.D (...)

22 février 2018

Apéro-Expo - Médias citoyens

19h - ARC, 20 rue de l’Association 1000 Bruxelles

22 février 2018

Avant-Première - Jusqu’à la dernière goutte

19h Cinéma vendôme Chaussée de Wavre 18, 1050 Ixelles


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Les clefs de la mort d’un jeune député bolivarien

Robert Serra, 27 ans, était le plus jeune député de l’Assemblée Nationale et membre du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV). Lui et sa compagne Maria Herrera viennent d’être assassinés chez eux, dans le quartier populaire de La Pastora, à Caracas, par six individus lors d’une opération minutieusement planifiée. Pourquoi ?

En février 2014, la plupart des journalistes occidentaux (le Monde, Libération, El País, etc..) avaient transformé une mobilisation de droite, notamment étudiante, partie des quartiers riches de Caracas… en “révolte populaire contre la vie chère”. Ils avaient occulté le refus des secteurs populaires de participer à ces violences qui avaient débuté à la frontière colombienne grâce à l’appui des paramilitaires liés à l’ex-président Alvaro Uribe. Il ne restait qu’à faire croire que le gouvernement bolivarien, qui répondait à une enième tentative de déstabilisation, “réprimait la population”… [1]

Ces médias nous présentèrent alors le jeune Lorent Saleh comme un “leader étudiant de la lutte pour la démocratie”. Or, celui-ci a été expulsé de Colombie le 4 septembre 2014 par le gouvernement Santos, alors qu’il y perfectionnait sa formation paramilitaire. Plusieurs vidéos le montrent durant ces cours se réjouir de l’appui des médias internationaux à “l’Opération Liberté” et de rentrer bientôt au Venezuela muni d’un arsenal renforcé et appuyé par un personnel plus nombreux et mieux formé : “nous allons commencer par descendre vingt macchabées en 48 heures à Caracas, pour neutraliser les collectifs”. [2]

L’assassinat "sélectif" du jeune député Serra et de sa compagne est caractéristique du paramilitarisme et, en général, de toutes les politiques de terreur (Honduras, etc..) visant à intimider les jeunes qui voudrait s’engager dans un changement révolutionnaire.

Une politique annoncée de longue date, comme l’attestent des enregistrements réalisés en 2013 où la dirigeante d’extrême-droite Maria Corina Machado exigeait de mener contre le gouvernement bolivarien des “confrontations non-dialogantes” avec l’appui des États-Unis. Machado (elle aussi transformée en égérie de la liberté par les médias occidentaux) avait organisé un meeting sous l’effigie d’un militant bolivarien pendu par les pieds. [3]

L’ex-président colombien Ernesto Samper, actuel Secrétaire Général de l’UNASUR (organisme regroupant les douze nations sud-américaines) a déclaré que “l’assassinat de Serra est un signal préoccupant de l’infiltration du paramilitarisme au Venezuela”. Le maire de Bogota Gustavo Petro a rappelé que le jeune député vénézuélien enquêtait sur les liens entre Lorent Saleh et l’ex-président Alvaro Uribe.

La population vénézuélienne rend massivement hommage à Robert Serra et à María Herrera en défilant depuis deux jours à l’Assemblée Nationale. Pour dire l’émotion et l’indignation populaires, l’ex-sénatrice colombienne et militante des droits humains Piedad Cordoba a cité Neruda : “Ils peuvent couper toutes les fleurs, ils ne pourront arrêter le printemps”.

Les médias occidentaux se font particulièrement discrets sur ces faits.

Thierry Deronne, Caracas, 3 octobre 2014.
Source de l’article : venezuelainfos



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