Articles

Gilets jaunes : la classe moyenne peut-elle être révolutionnaire ?

Avant, on pouvait noyer l’ennui d’une telle existence dans un sentiment d’appartenance très fort, celui « de faire comme tout le monde ». (...) Aujourd’hui, on doit s’avouer qu’on a de toute façon tort (...)

Un texte sur et pour les gilets jaunes, d’Edouard Louis

Dans son livre "Qui a tué mon père", l’écrivain Edouard Louis faisait ce constat : "Pour les dominants, la politique est une question esthétique : Une manière de se penser, une manière de voir le (...)

Les Gilets jaunes à la lumière de l’expérience italienne

Pour éclairer le mouvement des gilets jaunes, il est précieux de regarder ce qui se passe ailleurs. Revue des divergences et convergences entre Mouvement 5 étoiles et Gilets (...)

Julian Assange acculé

Julian Assange est considéré comme un invité indésirable et un héritage inconfortable du gouvernement précédent.

Comment PWC et les « Big Four » noyautent les politiques européennes sur l’évasion fiscale

Tant que nous laisserons les géants de l’audit et de la comptabilité élaborer la politique européenne de lutte contre l’évitement fiscal, des milliards d’euros seront perdu chaque année, privant les (...)

Vidéosurveillance. Bluff technologique, idéologie sécuritaire et gabegie financière

Une réponse politique à la « préoccupation sécuritaire », une instrumentalisation des « émotions », mais en aucun cas une protection des victimes, et, une bonne affaire pour les marchands de cameras et (...)

La mauvaise mémoire des médias

La préoccupation de la CNN semble quelque peu sélective, et en général, celle de la grande presse étasunienne, lorsqu’elle concerne les prisonniers politiques et les libertés, et aussi l’hostilité (...)

Les gilets jaunes et les « leçons de l’histoire »

Une mise en perspective historique de Philippe Noiriel, auteur de "Une histoire populaire de la France", pour mieux comprendre les gilets jaunes.

Une révolution à ne pas oublier

À présent que sont terminées les commémorations en grandes et funestes pompes pour le centenaire de la boucherie de 14-18, on lira ici un autre souvenir, plus engageant. Car à la toute fin de cette (...)

Ce qui arrive à Assange devrait terrifier la presse

Le silence sur le traitement d’Assange n’est pas seulement une trahison à son égard, mais une trahison de la liberté de la presse elle-même. Nous paierons cher cette (...)

Dont shoot ! Exposition collective sur la répression de la liberté d’expression

Peut-on encore filmer ou photographier la police sans se faire arrêter ? Nos droits fondamentaux sont-ils en danger ? Des images, des témoignages et des réflexions sur notre liberté d’expression (...)

Lettre d’un poilu à sa femme

La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l’exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d’obtempérer.

Colombie : quel était l’objectif des accords de paix ?

Deux ans après la signature des accords de paix, entre le gouvernement et la guérilla FARC-EP, 600 prisonniers politiques amnistiés sont toujours enfermés dans les prisons colombiennes et plus de 80 (...)

L’Afrique a une voix

Parce que ces guerres, ces misères et cette pauvreté sont intimement liées à l’exploitation des ressources de notre continent. On est dans le même bateau, mais vous ne vous rendez pas (...)

Brésil : La veille du Grand Jour

La patte reconnaissable de Steve Bannon, conseiller de campagne ultra-réactionnaire de Donald Trump, dont son équipe est installée au Brésil depuis plus d’un mois... est apparue d’une manière (...)


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Les policiers ont le droit de taper, pas de penser

Comme l’a rappelé la manifestation d’hier, qui a réuni au fil de l’après-midi entre cinquante et cent personnes, les violences policières sont une réalité quotidienne à Calais. L’ont également rappelé récemment l’enquête de Human Rights Watch, la deuxième saisine du Défenseur des Droits, l’interpellation du ministre de l’intérieur par vingt-et-une organisations, la décision du Défenseur des Droits concernant la pression policière autour des lieux d’activité humanitaire.

Ces multiples interpellation, dont on pourrait citer d’autres exemples au fil des années, se heurtent à un mur, du côté du ministère de l’intérieur comme du côté de la justice, comme on a pu le voir à l’occasion d’événements récents (voir ici, ici et ).

Par contre, si unevidéo filmée par un routier britannique, montrant des policiers relâchant des exilés trouvés dans un camion et répondant au routier britannique que « c’est votre problème » (en tant qu’Anglais), est reprise par la BBC, et qu’un parlementaire britannique s’offusque, la direction départementale de la sécurité publique du Pas-de-Calais ouvre une enquête.

http://www.lavoixdunord.fr/region/migrants-a-calais-les-policiers-sont-ils-laxistes-une-ia33b48581n2672433

Comme si la police française n’avait pas de compte à rendre au Défenseur des Droits,organisme indépendant institué par la Constitution française, mais avait des comptes à rendre à un député britannique.

Comme si la police française était une milice privée, louant ses services, et les autorités britanniques ayant payé, c’est à elles qu’il faut rendre des compte.

C’est ce qu’on appelle l’externalisation des politiques migratoires : les politiques d’éloignement des étrangers indésirables ne se déroulent pas sur le sol de l’État qui décide qu’ils sont indésirables, mais sur le sol des États voisins, moyennant finance en général, comme le Maroc le fait pour l’Espagne, ou comme la Libye de Kadhafi le faisait pour l’Italie et l’Union européenne. Elles se poursuivent aujourd’hui à travers le processus de Rabat et le processus de Khartoum.

Elles se déroulent aussi sur les sols français et belges pour le compte des autorités britanniques, et vont se traduire en avril prochain par l’expulsion et la destruction des campements du Calaisis, répétant ce qui s’est passé les 28 mai et 2 juillet 2014 et durant les 3 semaines qui ont suivi le 22 septembre 2009.

Cela se traduit sur le territoire des États concerné par une suspension de l’État de droit au profit de politiques répressives. « Calais zone de non-droit » disent les associations depuis de nombreuses années.

Source de l’article : Passeurs d’hospitalités des exilés à Calais



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