Articles

L’écriture du sport. Entretien avec Marc Augé

Ce qui me paraît le plus beau dans l’exercice physique, c’est qu’on s’éprouve soi-même, on apprend à se connaître. Éventuellement au contact des autres aussi, mais il y a cette épreuve directe du temps et (...)

Galeano, le rêve foot d’un écrivain

Les intellectuels de droite pensent que le football démontre que le peuple pense avec ses pieds : le football est la religion qu’il mérite, puisque l’instinct animal s’y imposerait à la raison. Quant (...)

Nous allons résister !

Rencontre entre Lula Da Silva, Dilma Roussef et Danny Glover. La présidente déchue est venue visiter l’ancien président emprisonné, accompagné par l’acteur étasunien Danny Glover. Voici de quoi ils ont (...)

La voie du fascisme

Dans cet environnement de mépris et de répression contre les gens pour des raisons de différence, ce sont les troupes de choc qui se chargent de faire connaître les règles du (...)

Les mutins de pangée : Lettre d’adieu...

vous avez sans doute déjà balancé vos ordinateurs et smartphones par la fenêtre, arraché tous les fils reliés à votre demeure et installé des brouilleurs d’ondes qui fonctionnent à l’énergie (...)

DOC du réel, vidéaste en garde à vue

Après 44h de garde à vue, suite à l’occupation du lycée Arago, « l’entièreté de mon matériel de vidéaste est sous scellé, à l’heure actuelle, je ne possède plus rien. En octobre 2018, je serai jugée. (...)

Les racismes intercommunautaires. Origines, instrumentalisations et repères pour les combattre

Saïd Bouamama s’exprime sur l’irruption de la question des dits « racismes intercommunautaires » dans le débat militant...

Le viol, instrument de contrôle des femmes

Interview de Noémie Renard - Parce que souvent les victimes de viol sont pointées du doigt, sont culpabilisées pour leur comportement sexuel : si elles ont flirté avec leur agresseur, si elles ont (...)

La langue, outil d’oppression et de libération

La langue a toujours constitué un mécanisme colonial de la conquête spirituelle et historique. Les colonisateurs ont l’habitude d’imposer leur langue aux peuples qu’ils colonisent, interdisant aux (...)

[ZAD] Compile des Violences Policières à Notre-Dame-des-Landes

Peu d’images à la télé, presse interdite d’entrer sur la ZAD les premiers jours des expulsions, contrainte d’utiliser les images orientées de l’équipe "Communication (...)

Le racisme scientifique est de retour...

Parmi les actuels promoteurs les plus acharnés de la « science des races », beaucoup sont des stars de l’« alter-droite », qui aiment utiliser la pseudoscience pour donner une caution intellectuelle à (...)

Masculinité toxique : de la pornographie des poupées sexuelles.

Pourtant, pour les hommes qui recherchent un contrôle total, il est toutefois possible d’aller au-delà du silence de la poupée sexuelle : on peut mettre des mots dans sa (...)

Quand les lycéens prenaient la parole. Les années 68

Que ces adolescents manifestent, fassent grève, occupent leurs établissements était inédit. Il y eut réprobation, des pouvoirs publics et aussi de parents, de professeurs. Même chez les progressistes, (...)

( )TOO. Lettre au sujet d’une performance de Yoko Ono

C’est très bien que des hommes soient jugés pour des délits envers des femmes, mais c’est intenable qu’on puisse croire que l’appareil juridique soit en mesure de résoudre le problème de la violence (...)

L’histoire d’une employée de maison philippine au Caire

Des situations où des employées de maison sont retenues contre leur volonté et souvent soumises à des mauvais traitements quotidiens sont suffisamment fréquentes au Caire pour que l’ambassade des (...)


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Les policiers ont le droit de taper, pas de penser

Comme l’a rappelé la manifestation d’hier, qui a réuni au fil de l’après-midi entre cinquante et cent personnes, les violences policières sont une réalité quotidienne à Calais. L’ont également rappelé récemment l’enquête de Human Rights Watch, la deuxième saisine du Défenseur des Droits, l’interpellation du ministre de l’intérieur par vingt-et-une organisations, la décision du Défenseur des Droits concernant la pression policière autour des lieux d’activité humanitaire.

Ces multiples interpellation, dont on pourrait citer d’autres exemples au fil des années, se heurtent à un mur, du côté du ministère de l’intérieur comme du côté de la justice, comme on a pu le voir à l’occasion d’événements récents (voir ici, ici et ).

Par contre, si unevidéo filmée par un routier britannique, montrant des policiers relâchant des exilés trouvés dans un camion et répondant au routier britannique que « c’est votre problème » (en tant qu’Anglais), est reprise par la BBC, et qu’un parlementaire britannique s’offusque, la direction départementale de la sécurité publique du Pas-de-Calais ouvre une enquête.

http://www.lavoixdunord.fr/region/migrants-a-calais-les-policiers-sont-ils-laxistes-une-ia33b48581n2672433

Comme si la police française n’avait pas de compte à rendre au Défenseur des Droits,organisme indépendant institué par la Constitution française, mais avait des comptes à rendre à un député britannique.

Comme si la police française était une milice privée, louant ses services, et les autorités britanniques ayant payé, c’est à elles qu’il faut rendre des compte.

C’est ce qu’on appelle l’externalisation des politiques migratoires : les politiques d’éloignement des étrangers indésirables ne se déroulent pas sur le sol de l’État qui décide qu’ils sont indésirables, mais sur le sol des États voisins, moyennant finance en général, comme le Maroc le fait pour l’Espagne, ou comme la Libye de Kadhafi le faisait pour l’Italie et l’Union européenne. Elles se poursuivent aujourd’hui à travers le processus de Rabat et le processus de Khartoum.

Elles se déroulent aussi sur les sols français et belges pour le compte des autorités britanniques, et vont se traduire en avril prochain par l’expulsion et la destruction des campements du Calaisis, répétant ce qui s’est passé les 28 mai et 2 juillet 2014 et durant les 3 semaines qui ont suivi le 22 septembre 2009.

Cela se traduit sur le territoire des États concerné par une suspension de l’État de droit au profit de politiques répressives. « Calais zone de non-droit » disent les associations depuis de nombreuses années.

Source de l’article : Passeurs d’hospitalités des exilés à Calais



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