23 avril 2019

CONFERENCE : La notion de genre : un outil d’analyse sociologique (1/4)

15h>18h / Université des Femmes - 10 rue du Méridien, 1210 (...)

23 avril 2019

PROJECTION : Caoutchouc Rouge - Rouge Coltan

19:45 / Cinema Palace

25 avril 2019

Conférence gesticuléé "Burn-out"

20h / BOOM Café / Rue Plétinckx, 7, 1000 Bruxelles

25 avril 2019

PROJECTION : Féministoscopes : North country, l’affaire Josey Aimes

18h / Université des Femmes - 10 rue du Méridien, 1210 (...)

2 mai 2019

FESTIVAL Arts & Alpha

2>4 mai // Bruxelles

3 mai 2019

Conférence gesticulée : Autrices, lutteuses et poétesses remontent en selle !

20h / Garcia Lorca / Rue des Foulons 47, 1000 Bruxelles

3 mai 2019

FESTIVAL Arts & Alpha

2>4 mai // Bruxelles

4 mai 2019

FESTIVAL Arts & Alpha

2>4 mai // Bruxelles


Accueil > FR > Articles > Documents

Maradona selon Eduardo Galeano

Aucun footballeur consacré, n’avait jusqu’à présent dénoncé, sans mâcher ses mots, les maîtres du football - bussines. C’est le sportif le plus célèbre et le plus populaire de tous les temps, qui a plaidé en faveur joueurs qui n’étaient ni célèbres, ni populaires.

Cette idole généreuse et solidaire a été capable de commettre, en cinq minutes, les deux buts les plus contradictoires de toute l’histoire du football. Ses dévots le vénèrent pour les deux buts : le premier est un but d’artiste digne d’admiration, dribblé par la diablerie de ses jambes, mais aussi, et peut-être plus, pour son but de « voleur » que sa main a dépouillé.

Diego Armando Maradona a été adoré non seulement pour ses jongleries prodigieuses mais aussi parce que c’est un Dieu sale, pécheur, le plus humain des dieux. N’importe qui pourrait se reconnaître en lui, une synthèse ambulante des faiblesses humaines, ou du moins masculines : un coureur de filles, un glouton, un ivrogne, un tricheur, un menteur, un fanfaron, un irresponsable.

Mais les dieux ne partent pas à la retraite, aussi humains soient-ils.
Il n’a jamais pu retourner dans la multitude anonyme d’où il venait. La renommée, qui l’avait sauvé de la misère, l’a fait prisonnier.
Maradona a été condamné à se prendre pour Maradona et obligé d’être l’étoile de chaque fête, le bébé de chaque baptême, le mort de chaque veillée.

Plus dévastateur que la cocaïne, est, la réussite. Les analyses d’urine ou de sang, ne dénoncent pas cette drogue.

Eduardo Galeano - 2008.
Extrait de « Espejos. Una historia casi universal. » Ed Siglo XXI Pp. 298/299.
Traduction : ZIN TV

Lors du décès d’Eduardo Galeano, le 13 avril 2015, Diego Maradona a tenu à s’exprimer :

Merci pour m’avoir appris à lire le football. Merci d’avoir lutté comme un n°5 au milieu du terrain et d’avoir marqué des buts aux puissants comme un n°10. Merci de m’avoir compris, aussi. Merci Eduardo Galeano, dans une équipe il en manque beaucoup des comme toi. Tu vas me manquer.”



Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?  


Site réalisé avec SPIP