Formations

La Permanence video des luttes sociales

Septembre > décembre 2019 // Suite à l’expérience cumulée et aux retours des participants, nous proposons cette année un espace d’atelier supplémentaire, hebdomadaire et (...)


19 novembre 2019

Pas de libération de la Palestine sans libération des femmes

12h30 CNCD-11.11.11, Boulevard Léopold II, 184 D - 1080 (...)

19 novembre 2019

PROJECTION : Vos toilettes propres, nos propres papiers

19.30 //19, rue Plétinckx. Bruxelles 1000.

20 novembre 2019

Le Chili se révolte ! Meeting

19h Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

21 novembre 2019

Rassemblement en soutien à la grève nationale en Colombie

17h30 Carrefour de l’europe (gare centrale)

22 novembre 2019

Tri Postal / Ouverture / Opening

17h Le Tri Postal. Avenue Fonsny 48, 1060 Bruxelles

23 novembre 2019

2d WE du Festival Hommage à Marie France Collard

14h-17h Kinograph 227 avenue de la couronne, 1050 Ixelles

23 novembre 2019

L’empire de l’or rouge au festival cinéma d’attac

17h Kinograph 227 avenue de la couronne, 1050 Bruxelles

24 novembre 2019

Manifestation nationale : STOP aux violences faites aux femmes !

13h30 Carrefour de l’Europe (Gare Centrale) 1000 Bruxelles

24 novembre 2019

Dimanche solidaire avec le Chili éveillé

16h Labokube. Chaussée de Louvain 242, 1000 Bruxelles

24 novembre 2019

Le Venezuela au festival : Cinéma et rencontre avec M. Lemoine

17h Kinograph 227 avenue de la couronne, 1050 Ixelles


Accueil > FR > Articles > Documents

Maradona selon Eduardo Galeano

Aucun footballeur consacré, n’avait jusqu’à présent dénoncé, sans mâcher ses mots, les maîtres du football - bussines. C’est le sportif le plus célèbre et le plus populaire de tous les temps, qui a plaidé en faveur joueurs qui n’étaient ni célèbres, ni populaires.

Cette idole généreuse et solidaire a été capable de commettre, en cinq minutes, les deux buts les plus contradictoires de toute l’histoire du football. Ses dévots le vénèrent pour les deux buts : le premier est un but d’artiste digne d’admiration, dribblé par la diablerie de ses jambes, mais aussi, et peut-être plus, pour son but de « voleur » que sa main a dépouillé.

Diego Armando Maradona a été adoré non seulement pour ses jongleries prodigieuses mais aussi parce que c’est un Dieu sale, pécheur, le plus humain des dieux. N’importe qui pourrait se reconnaître en lui, une synthèse ambulante des faiblesses humaines, ou du moins masculines : un coureur de filles, un glouton, un ivrogne, un tricheur, un menteur, un fanfaron, un irresponsable.

Mais les dieux ne partent pas à la retraite, aussi humains soient-ils.
Il n’a jamais pu retourner dans la multitude anonyme d’où il venait. La renommée, qui l’avait sauvé de la misère, l’a fait prisonnier.
Maradona a été condamné à se prendre pour Maradona et obligé d’être l’étoile de chaque fête, le bébé de chaque baptême, le mort de chaque veillée.

Plus dévastateur que la cocaïne, est, la réussite. Les analyses d’urine ou de sang, ne dénoncent pas cette drogue.

Eduardo Galeano - 2008.
Extrait de « Espejos. Una historia casi universal. » Ed Siglo XXI Pp. 298/299.
Traduction : ZIN TV

Lors du décès d’Eduardo Galeano, le 13 avril 2015, Diego Maradona a tenu à s’exprimer :

Merci pour m’avoir appris à lire le football. Merci d’avoir lutté comme un n°5 au milieu du terrain et d’avoir marqué des buts aux puissants comme un n°10. Merci de m’avoir compris, aussi. Merci Eduardo Galeano, dans une équipe il en manque beaucoup des comme toi. Tu vas me manquer.”



Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?  


Site réalisé avec SPIP