20 juin 2019

Projection : Chez jolie coiffure // Cycle En ville !

12h30 Cinéma Palace 85 Boulevard Anspach 1000 Bruxelles

20 juin 2019

Jeudi du Marxisme - Comment combattre l’extrême-droite ?

19:30 Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

21 juin 2019

Projection : Les films d’atelier ZIN TV

Projection des films d’atelier de ZIN TV réalisés en 2019 en (...)

22 juin 2019

Lobby tour armement - politiques migratoires européennes

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22 juin 2019

PROJECTION / RENCONTRE : Les résistantes

19.30 / Pianofabriek - 35, rue du fort - 1060 Saint Gilles


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Maradona selon Eduardo Galeano

Aucun footballeur consacré, n’avait jusqu’à présent dénoncé, sans mâcher ses mots, les maîtres du football - bussines. C’est le sportif le plus célèbre et le plus populaire de tous les temps, qui a plaidé en faveur joueurs qui n’étaient ni célèbres, ni populaires.

Cette idole généreuse et solidaire a été capable de commettre, en cinq minutes, les deux buts les plus contradictoires de toute l’histoire du football. Ses dévots le vénèrent pour les deux buts : le premier est un but d’artiste digne d’admiration, dribblé par la diablerie de ses jambes, mais aussi, et peut-être plus, pour son but de « voleur » que sa main a dépouillé.

Diego Armando Maradona a été adoré non seulement pour ses jongleries prodigieuses mais aussi parce que c’est un Dieu sale, pécheur, le plus humain des dieux. N’importe qui pourrait se reconnaître en lui, une synthèse ambulante des faiblesses humaines, ou du moins masculines : un coureur de filles, un glouton, un ivrogne, un tricheur, un menteur, un fanfaron, un irresponsable.

Mais les dieux ne partent pas à la retraite, aussi humains soient-ils.
Il n’a jamais pu retourner dans la multitude anonyme d’où il venait. La renommée, qui l’avait sauvé de la misère, l’a fait prisonnier.
Maradona a été condamné à se prendre pour Maradona et obligé d’être l’étoile de chaque fête, le bébé de chaque baptême, le mort de chaque veillée.

Plus dévastateur que la cocaïne, est, la réussite. Les analyses d’urine ou de sang, ne dénoncent pas cette drogue.

Eduardo Galeano - 2008.
Extrait de « Espejos. Una historia casi universal. » Ed Siglo XXI Pp. 298/299.
Traduction : ZIN TV

Lors du décès d’Eduardo Galeano, le 13 avril 2015, Diego Maradona a tenu à s’exprimer :

Merci pour m’avoir appris à lire le football. Merci d’avoir lutté comme un n°5 au milieu du terrain et d’avoir marqué des buts aux puissants comme un n°10. Merci de m’avoir compris, aussi. Merci Eduardo Galeano, dans une équipe il en manque beaucoup des comme toi. Tu vas me manquer.”



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