18 août 2018

Atelier : fabriquer des jouets & jeux avec ce que la nature vous offre

10h>13h30 potager du Champ-à-mailles (ChAM). Rue de Neerpede, à (...)

18 août 2018

Projection film : Les émigrants, de Jan Troell

17h CINEMATEK - Salle Ledoux. Rue Baron Horta 9, 1000 (...)

20 août 2018

Projection film : Teorema, de Pier Paolo Pasolini

21h CINEMATEK - Salle Ledoux. Rue Baron Horta 9, 1000 (...)

21 août 2018

Projection film : Les raisins de la colère, de John Ford

20h CINEMATEK - Salle Plateau. Rue Baron Horta 9, 1000 (...)

22 août 2018

Film + débat avec Anne Closset

20h Théâtre Océan Nord. Rue Vandeweyer 63-65, 1030 Bruxelles

23 août 2018

Film-débat : Venezuela, en temps de guerre

20h cinéma Aventure. Rue des Fripiers 15, 1000 Bruxelles

23 août 2018

Projection film : Médée, de Pier Paolo Pasolini

21h CINEMATEK - Salle Ledoux. Rue Baron Horta 9, 1000 (...)

24 août 2018

Concert, films & rencontres au Viaduc Herrmann-Debroux / Escale des trois fontaines

16h Viaduc Herrmann-Debroux / Escale des trois fontaines. Chaussée (...)

24 août 2018

Projection film : La strada, de Federico Fellini

19h CINEMATEK - Salle Ledoux. Rue Baron Horta 9, 1000 (...)

25 août 2018

Réunion-atelier pour préparer des actions conte la finance

14h>18h Greenpeace. Chaussée de Haecht 159 - 1030 Bruxelles


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Maradona selon Eduardo Galeano

Aucun footballeur consacré, n’avait jusqu’à présent dénoncé, sans mâcher ses mots, les maîtres du football - bussines. C’est le sportif le plus célèbre et le plus populaire de tous les temps, qui a plaidé en faveur joueurs qui n’étaient ni célèbres, ni populaires.

Cette idole généreuse et solidaire a été capable de commettre, en cinq minutes, les deux buts les plus contradictoires de toute l’histoire du football. Ses dévots le vénèrent pour les deux buts : le premier est un but d’artiste digne d’admiration, dribblé par la diablerie de ses jambes, mais aussi, et peut-être plus, pour son but de « voleur » que sa main a dépouillé.

Diego Armando Maradona a été adoré non seulement pour ses jongleries prodigieuses mais aussi parce que c’est un Dieu sale, pécheur, le plus humain des dieux. N’importe qui pourrait se reconnaître en lui, une synthèse ambulante des faiblesses humaines, ou du moins masculines : un coureur de filles, un glouton, un ivrogne, un tricheur, un menteur, un fanfaron, un irresponsable.

Mais les dieux ne partent pas à la retraite, aussi humains soient-ils.
Il n’a jamais pu retourner dans la multitude anonyme d’où il venait. La renommée, qui l’avait sauvé de la misère, l’a fait prisonnier.
Maradona a été condamné à se prendre pour Maradona et obligé d’être l’étoile de chaque fête, le bébé de chaque baptême, le mort de chaque veillée.

Plus dévastateur que la cocaïne, est, la réussite. Les analyses d’urine ou de sang, ne dénoncent pas cette drogue.

Eduardo Galeano - 2008.
Extrait de « Espejos. Una historia casi universal. » Ed Siglo XXI Pp. 298/299.
Traduction : ZIN TV

Lors du décès d’Eduardo Galeano, le 13 avril 2015, Diego Maradona a tenu à s’exprimer :

Merci pour m’avoir appris à lire le football. Merci d’avoir lutté comme un n°5 au milieu du terrain et d’avoir marqué des buts aux puissants comme un n°10. Merci de m’avoir compris, aussi. Merci Eduardo Galeano, dans une équipe il en manque beaucoup des comme toi. Tu vas me manquer.”



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