22 avril 2018

STOP remplacement avions F16

14h RDV Métro Mérode. Parc du Cinquantenaire, 1000 Bruxelles

23 avril 2018

Mobilisation pour Lula au Brésil

11h ambassade du Brésil. Av. Louise 350 - 1050 BRUXELLES

23 avril 2018

Projection : Le Tribunal sur le Congo

19h Théâtre National. 111-115 boulevard Emile Jacqmain, 1000 (...)

23 avril 2018

Otan : histoire d’une machine de guerre

19h30 L’Aurore 162 rue du Midi - 1000 Bruxelles

24 avril 2018

Atelier reportage social : Le point de vue...

18h Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Bruxelles

24 avril 2018

Conférence : Abattage rituel en Belgique & bien-être animal

18h ULB. Avenue Adolphe Buyl, 131 - 1050 Bruxelles. Auditoire (...)

24 avril 2018

Conférence : Si tu pollues, tu payes ?

18h30 ULB, Avenue Franklin Roosevelt 50, 1050 Bruxelles

25 avril 2018

Boycott Service communautaire : mobilisons nous !

13h Cour Constitutionnelle. Place royale, Bruxelles

25 avril 2018

Belfius : Privatisation reportée, à nous de jouer !

14h Rogier Tower - 1210 Bruxelles

25 avril 2018

Conférence de Serge Halimi - Que peut la gauche au pouvoir ?

18h ULB, Campus du Solbosch, H.1309. Avenue Franklin Roosevelt 50 (...)


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Pour une SNCB forte, accessible et de qualité

Alors qu’à la COP 21, les dirigeants du monde entier se sont positionnés pour mettre un frein au réchauffement climatique, le gouvernement belge fait tout pour rester mauvais élève.

Celui-ci fait fausse route sur sa politique de mobilité et particulièrement dans le dossier SNCB. Un exemple : chaque matin, il y a en moyenne 140km de bouchons sur nos routes. La Belgique est un des pays les plus embouteillés au monde, avec tout le stress pour les travailleurs, les conséquences économiques négatives pour les entreprises et les émissions de CO2 que cela peut engendrer. Chacun sait que des transports publics de meilleure qualité sont indispensables pour apporter une solution à ce problème. Cependant, le gouvernement belge poursuit sa politique de l’immobilité : il désinvestit massivement dans les transports publics, tout en continuant à subsidier les voitures de société à plus de quatre milliards d’euros par an.

Notre pays s’illustre tristement avec ses chemins de fers : les investissements pour la sécurité se font après que des accidents graves surviennent, les temps de parcours des trains sont allongés pour masquer les retards structurels, l’offre en transport diminue alors que les besoins en mobilité durable sont grandissants. Alors que la SNCB transporte sans cesse plus de passagers avec sans cesse moins de personnel, le gouvernement réduit les moyens de 3 milliards. Quel patron désinvestisserait d’une entreprise dont le chiffre d’affaire augmente depuis 10 ans et dont l’avenir est garanti vu les efforts à faire pour le climat ? Aucun. Le gouvernement belge par contre ne se prive pas.

D’autres manières de faire sont possibles. Réorientons les subsides aux voitures de sociétés vers les transports en commun, et les embouteillages disparaitront. Un seul quart de ces subsides pourrait refinancer la SNCB et y doper considérablement la qualité et les fréquences. Un autre quart pourrait même la rendre gratuite pour tous les usagers. La situation actuelle n’est donc pas une fatalité, et la baisse de qualité qui se poursuivra jusqu’à la privatisation du rail est un horizon qu’il faut refuser.

Si le désinvestissement dans les transports publics pénalise les usagers, il est également payé par les employés de la SNCB. Nous comprenons que les membres du personnel s’opposent aux projets de déconstruction du rail, puisqu’ils demandent, comme nous, des transports publics forts, accessibles et de qualité. Il n’est donc pas acceptable que les employés soient descendus dans la presse et que le gouvernement se saisisse du désaccord entre partenaires sociaux pour s’attaquer aux syndicats.

En tant qu’organisations de la société civile, nous avons à cœur la justice sociale et la préservation du climat. Nous sommes ces usagers du rail, navetteurs, étudiants, voyageurs, – mais aussi automobilistes contraints en recherche d’une alternative – qui rêvent que le gouvernement choisisse d’assumer qu’il est à la tête d’un service public et qu’il doit y investir pour qu’il soit accessible, exemplaire, sûr, de qualité et au service de tous. Nous sommes également aux côtés de ces travailleurs qui depuis des années doivent faire mieux avec moins et à qui on demande demain de faire encore mieux avec beaucoup moins. Pourtant, à voir l’état de la SNCB, il est clair que cela n’amènera que stress, retards et baisse de qualité. Et ce ne sont pas les travailleurs qui doivent être jugés mais bien les responsables du piteux tableau actuel. Nous voulons un tout autre projet pour la SNCB et ce n’est qu’ensemble que nous pourrons le porter avec succès.

Source : TouteAutreChose



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