Projection de 3 films de Catherine Montondo

19.12 2012 /
19h Maison d'Amérique Latine 27, Rue du Collège - 1050 Bruxelles
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ZIN TV VOUS INVITE EN AVANT-PREMIERE

3 FILMS DE CATHERINE MONTONDO

qui donnent la parole aux soldats américains et irakiens rentrés de la guerre.

19 décembre 2012, 19h30 Pia­no­fa­briek Rue du Forts­traat, 35 — 1060 Bruxelles 

En pré­sence de la réa­li­sa­trice qui répon­dra à vos questions !

Durée totale de pro­jec­tion : 70 min

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Pour ceux qui l’ont vécu, la guerre est un moment autour duquel s’a­gence la vie en un avant et un après. La dou­leur, le désar­roi et la des­truc­tion extrêmes font le vécu com­mun entre deux camps enne­mis. C’est aus­si le signe de leur huma­ni­té com­mune. Deux ex-sol­dats — l’un ira­kien, l’autre amé­ri­cain — se parlent à tra­vers la camé­ra et échangent un mes­sage dans lequel ils recon­naissent l’un dans l’autre leur part pro­fon­dé­ment humaine. Après avoir par­ta­gé la mort, ils par­tagent la vie.

Joe K. s’est bat­tu deux fois en Irak. Il s’est enga­gé à l’armée sans réflé­chir. Et il y a vécu des hor­reurs. Il fait le voyage à Arling­ton West, un cime­tière sym­bo­lique sur la plage de San­ta Moni­ca en Cali­for­nie. Il rend hom­mage à ses amis morts. Devant des colonnes où s’affichent des mil­liers de pho­tos de sol­dats sou­riant sur fond de dra­peau amé­ri­cain, tous tom­bés pour la patrie, Joe se posent une foule de ques­tions : à quoi tout cela a‑t-il ser­vi ? Com­ment est-ce qu’on aurait pu y croire ? Que res­sentent leurs mères ? Pour­quoi ne suis-je pas à leur place ? Et moi, je filme son mal comme une capa­ci­té d’être humain.

Bob­by, Mike, Eric et Jeff se sont bat­tus contre les Ira­kiens. De retour au pays, ils prennent conscience des actes qu’ils ont com­mis. Et ils en sont hor­ri­fiés. Dans un mes­sage fil­mé aux Ira­kiens, plus que deman­der par­don, ils expriment leur soli­da­ri­té dans la dou­leur et l’horreur qu’eux-mêmes ont aidé à créer. Ils par­tagent leur tris­tesse pro­fonde face à l’inconscience avec laquelle ils ont détruit tant de choses. Et ils font part de la force qu’ils trouvent, main­te­nant « de l’autre côté de la guerre », dans leur part d’homme face à l’armée, leur part de véri­té humaine face à une machine de mensonges.

Évè­ne­ment face­book : ici

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