Articles

Brésil : C’est comme si on revenait au Moyen Âge

Meimei Bastos, poète et écrivain brésilien : C’est un tel pas de géant en arrière que je sens que nous allons bientôt être brûlés par l’Inquisition bolésonarienne, qui prétend que la terre est plate et que (...)

Médiamensonge & vérité rétablie : Zak a été battu à mort !

Au départ, Zak a été décrit comme un toxicomane en manque qui voulait cambrioler la bijouterie. Il a été accusé d’avoir un couteau en main. Or, le seul couteau repéré sur place ne portait pas de trace de (...)

Gilets jaunes : la classe moyenne peut-elle être révolutionnaire ?

Avant, on pouvait noyer l’ennui d’une telle existence dans un sentiment d’appartenance très fort, celui « de faire comme tout le monde ». (...) Aujourd’hui, on doit s’avouer qu’on a de toute façon tort (...)

Un texte sur et pour les gilets jaunes, d’Edouard Louis

Dans son livre "Qui a tué mon père", l’écrivain Edouard Louis faisait ce constat : "Pour les dominants, la politique est une question esthétique : Une manière de se penser, une manière de voir le (...)

Les Gilets jaunes à la lumière de l’expérience italienne

Pour éclairer le mouvement des gilets jaunes, il est précieux de regarder ce qui se passe ailleurs. Revue des divergences et convergences entre Mouvement 5 étoiles et Gilets (...)

Julian Assange acculé

Julian Assange est considéré comme un invité indésirable et un héritage inconfortable du gouvernement précédent.

Comment PWC et les « Big Four » noyautent les politiques européennes sur l’évasion fiscale

Tant que nous laisserons les géants de l’audit et de la comptabilité élaborer la politique européenne de lutte contre l’évitement fiscal, des milliards d’euros seront perdu chaque année, privant les (...)

Vidéosurveillance. Bluff technologique, idéologie sécuritaire et gabegie financière

Une réponse politique à la « préoccupation sécuritaire », une instrumentalisation des « émotions », mais en aucun cas une protection des victimes, et, une bonne affaire pour les marchands de cameras et (...)

La mauvaise mémoire des médias

La préoccupation de la CNN semble quelque peu sélective, et en général, celle de la grande presse étasunienne, lorsqu’elle concerne les prisonniers politiques et les libertés, et aussi l’hostilité (...)

Les gilets jaunes et les « leçons de l’histoire »

Une mise en perspective historique de Philippe Noiriel, auteur de "Une histoire populaire de la France", pour mieux comprendre les gilets jaunes.

Une révolution à ne pas oublier

À présent que sont terminées les commémorations en grandes et funestes pompes pour le centenaire de la boucherie de 14-18, on lira ici un autre souvenir, plus engageant. Car à la toute fin de cette (...)

Ce qui arrive à Assange devrait terrifier la presse

Le silence sur le traitement d’Assange n’est pas seulement une trahison à son égard, mais une trahison de la liberté de la presse elle-même. Nous paierons cher cette (...)

Dont shoot ! Exposition collective sur la répression de la liberté d’expression

Peut-on encore filmer ou photographier la police sans se faire arrêter ? Nos droits fondamentaux sont-ils en danger ? Des images, des témoignages et des réflexions sur notre liberté d’expression (...)

Lettre d’un poilu à sa femme

La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l’exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d’obtempérer.

Colombie : quel était l’objectif des accords de paix ?

Deux ans après la signature des accords de paix, entre le gouvernement et la guérilla FARC-EP, 600 prisonniers politiques amnistiés sont toujours enfermés dans les prisons colombiennes et plus de 80 (...)


Accueil > FR > Articles

Quand Tsipras fait disparaitre toute trace de ses contradicteurs !...

Voici donc que le gouvernement Tsipras bis vient de résoudre deux de ses grands problèmes : celui de la dette publique et celui représenté par l’ex-présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou. Comment a-t-il fait pour réussir cet exploit ? Mais, tout simplement en effaçant pour toujours du site officiel du Parlement grec tout ce qui pourrait rappeler Zoe Konstantopoulou et ses initiatives durant sa brève présidence, dont la Commission pour la Vérité de la Dette Publique.

Face a cet impressionnant bond en arrière du gouvernement grec qui nous ramène aux heures de gloire du stalinisme triomphant des années ’30 [1] mais aussi du maccarthisme le plus envahissant du début des années ‘50, on est en droit de se demander : Est-ce que la dette publique grecque a pour autant disparue ? Et est-ce que Zoe K. a accepté sa défaite et s’est décidé de ne plus dire la vérité et de taire ses critique au vitriol ?

La réponse est Non. L’astronomique dette publique grecque continue imperturbable sa marche en avant comme d’ailleurs Zoe K. qui refuse de s’avouer vaincue. Alors, une question s’impose : Vue que le nettoyage du site du Parlement des présences indésirables manque manifestement d’efficacité, pourquoi le successeur de Zoe K. et ses amis ont procédé de cette manière ? Que cherchaient-ils au vrai ?

La seule réponse possible est qu’en agissant ainsi, tout ce beau monde cherchait à envoyer un message ou plutôt un signal a quelqu’un. A qui ? Mais, évidemment aux célèbres « partenaires européens » avec qui les nouvelles autorités grecques venaient de conclure un accord qui est en même temps… l’unique programme du gouvernement Tsipras bis. Mais aussi, a ceux d’en bas grecs pour qu’ils n’aient plus le moindre doute sur l’inéluctabilité de l’écrasement de toute résistance aux Memoranda et à leurs inspirateurs…

En somme, il s’agissait d’un acte hautement symbolique qui, ni plus ni moins, ambitionnait à effacer pour toujours de la mémoire collective des grecs non seulement toute trace d’une alternative a la politique des Memoranda, mais aussi même le nom de celle qui a pu incarner cette alternative !

En réalité, l’acharnement de ces néophytes du néolibéralisme contre ce qui pourrait s’identifier a leur mauvaise conscience ne s’est pas limité à faire disparaitre tout ce qui rappelait la brève présidence de Zoe K. En effaçant aussi l’Appel de la campagne internationale de « soutien à la Commission pour la Vérité de la Dette Publique et au droit des peuples à auditer les dettes publiques » [2] ces apprentis sorciers de l’école stalinienne de la falsification ont voulu faire disparaitre toute trace de ces 24.423 hommes et femmes venants de quatre coins du globe, qui ont –jusqu’à ce moment car la collecte des signatures continue- manifesté leur appui actif à cette campagne ! En faisant de la sorte, ils n’ont pourtant démontré qu’une chose : leur total mépris pour ces milliers des gens de progrès, dont au moins 2000 professeurs d’université et économistes, qui ne voulaient que soutenir la Grèce contre ses bourreaux !

La prédilection des dirigeants de ce Syriza génétiquement modifié pour les pires des méthodes administratives ne peut pas étonner. En effet, bien avant leur spectaculaire capitulation, ils faisaient déjà attaquer violemment et vulgairement la Commission pour la Vérité de la Dette Publique par leurs medias spécialisés en basses besognes sans pour autant oser la critiquer eux-mêmes publiquement et sur le fond. D’ailleurs, jusqu’à maintenant c’est en vain qu’on chercherait le moindre argument sorti de leur bouche contre l’audit citoyen de la dette publique…

En revanche, ces lâches ont toujours préféré les coups bas à la confrontation publique. Cyniques et armés de l’arrogance du pouvoir, ils se permettent de s’en foutre royalement de ces dizaines des milliers de gens qui ont signé l’Appel de soutien à la Commission d’audit et qui ne leur sont d’aucune utilité vue que ces illustres médiocrités se sentent à l’aise seulement en compagnie des « grands » de ce monde. C’est à eux que s’applique parfaitement ce que Jorge Semprun disait de Santiago Carrillo : Toute sa vie il ne voulait qu’une seule chose, entrer dans les grands salons…

Vivant dans l’insécurité permanente et découvrant des ennemis même là où il n’y a que de simples militants qui s’interrogent, il n’est pas alors étonnant que ces adeptes d’un Machiavel au rabais fassent appel aux pires traditions staliniennes afin de faire disparaitre tout ce qui les dérange. Privés –heureusement- des moyens que l’oncle Joseph possédait en son temps, ils se contentent alors d’effacer tout ce qui témoigne de leurs trahisons et autres péchés a l’instar des inquisiteurs staliniens qui faisaient disparaitre par millions les vies, les noms, et même les visages de leurs compatriotes soviétiques. Détail éloquent : comme alors a Moscou, aujourd’hui aussi a Athènes, ces inquisiteurs font disparaitre en toute priorité ceux qui osent refuser la modification génétique de leur parti et persistent à se proclamer…communistes, anticapitalistes et critiques radicaux de l’ordre établi !...

Notre conclusion se veut optimiste : Il faudra beaucoup plus que le « nettoyage » du site du Parlement grec, et même beaucoup plus que l’incessante campagne de dénigrement et des coups –très- bas pour faire disparaitre les résistances a ceux qui ont vendu leur âme au diable néolibéral en acceptant d’appliquer ses politiques inhumaines. Même dans des conditions très difficiles, le combat continue car il s’agit maintenant de la défense de tout ce qu’on a de plus précieux : de notre dignité et de notre (sur)vie…

par Yorgos Mitralias

Notes :

[1Voir sur ce sujet l’extraordinaire classique de David King « Le Commissaire disparait », éd. Calman-Levy.

[2Voir le site de l’Appel (en 16 langues) ainsi que de la campagne internationale de soutien : http://greekdebttruthcommission.org/index.php

Etant donné que, contre vents et marais, cette campagne continue, les signatures de soutien sont plus que jamais bienvenues…



Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?  


Site réalisé avec SPIP