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Cinéma parallèle

La préoccupation la plus aigüe est la survie du cinéma parallèle. Né sous l’effet de la guerre d’Algérie, il ne faudrait pas qu’il disparaisse avec elle.

Dove, une image qui trompe énormément

Dove a-t-il réellement voulu diffuser un clip raciste ? Plutôt étrange de la part d’une entreprise attachée à la promotion de la diversité.

UZIN, la fabrique des idées. On en parle avec ZIN TV

Décoder une image, c’est s’interroger sur quand elle a été créée, qui l’a créée, et à qui elle est adressée. Ancrer dans un contexte historique, c’est essentiel.

Entretiens. Zin TV : Télévision alternative

Zin TV est une WebTV collaborative, trait d’union entre le tissu associatif et les citoyens. Son équipe couvre l’actualité au-delà de tout formatage et mène une réflexion continue sur l’indépendance des (...)

L’info télé, scénario du déjà-vu, entretien avec Gérard Leblanc

La scénarisation de l’information est très proche du modèle judiciaire : on part presque toujours d’une infraction à un ordre présumé normal du monde.

Le Jeune Karl Marx, de Raoul Peck. Des jeunes en colère

Le capitalisme a toujours su faire de nous des individus indécis. C’est le but de sa méthode : nous faire comprendre que nous ne sommes pas un corps collectif, mais des individus qui ont chacun leur (...)

Donald l’imposteur, le retour

Ariel Dorfman : Cela m’intrigue énormément de constater que nos idées, forgées dans la chaleur et l’espérance de la révolution chilienne, ont fini par arrive ici au moment même où certains USAméricains (...)

Nouvel entretien avec Fritz Lang (1964)

On doit, certes, combattre en vue d’un résultat, mais un résultat n’est jamais définitif, n’est pas le terme du combat. Si vous avez atteint quelque chose, ce n’est pas une raison pour vous arrêter là. (...)

Manifeste de la Permanence Vidéo des Luttes Sociales

Afin d’ouvrir une brèche dans le paysage audiovisuel nous nous avons mis en place un axe informatif et participatif au sein de ZIN TV qui accompagne et stimule les mouvements (...)

Le journal de David Holzman

David Holzman n’existe pas. Devant la caméra, un acteur a endossé ce rôle et la réalisation assurée par Jim McBride, débutant là une carrière dont la visibilité sera réelle dans les années quatre-vingt. (...)

Histoire du cinéma nazi de Francis Courtade et Pierre Cadars

il n’est guère question d’oublier que le cinéma nazi a d’abord été nazi. Les auteurs précisent la différence entre "cinéma de divertissement" et "films de propagande" plus ou moins directs "où l’idéologie (...)

M le Maudit : entretien avec Fritz Lang & Peter Lorre - 1932

Il faut avant tout faire du cinéma. On ne parle pas tout le temps, dans la vie, mais on ne dose pas non plus avec méthode les périodes de silence ou d’éloquence... On ne fait pas un vacarme (...)

La puissance du krump

Ces corps ne sont pas des slogans mais dansent jusqu’au bout des doigts. Il y a de l’exorcisme dans ces gestes de la fulgurance, pour sortir le corps de la cage des (...)

Conseils en manif - septembre 2017

Prenons nos précautions quand on sort pour une manif, une action, ou autre. Face à la police, face à la justice... réduisons les risques ! Quelques conseils...

La révolution des images (1830-1914), par Benoît Peeters

8 conférences donné par Benoît Peeters où il analyse les mutations fondamentales qu’ont connues les images entre 1830 et 1914, en devenant reproductibles et séquentielles, puis (...)


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Quand Tsipras mouche Verhofstadt

Le débat entre Alexis Tsipras et Guy Verhofstadt n’a pas été tel qu’il a été décrit dans les médias. C’est en tout cas l’avis de Bleri Lleshi, politologue et philosophe qui décrypte les coulisses de ce fait d’armes de l’ancien premier ministre belge.

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a donné hier un discours dans le parlement européen sur la situation de son pays. Guy Verhofstadt avait visiblement passé une bonne nuit et s’est lancé dans une diatribe musclée. Les médias ont su apprécier son intervention criarde et ont tous embrayé sur le sujet. La VRT en premier. Elle lui a consacré un sujet de 7 minutes où l’on voit Verhofstadt fulminer. C’est simple, c’était le héros du jour.

L’image est belle, mais il y a tout de même quelques "à-côté" qui ont été ignoré par les médias dans cette histoire.

Verhofstadt dénonce son dégoût du clientélisme en Grèce. Pour cette saillie, il a reçu les applaudissements des conservateurs et des libéraux au sein du parlement. Il a raison, car le clientélisme est un problème en Grèce. Seulement c’est pour le moins hypocrite que ce soit justement Verhofstadt qui se lance sur ce sujet. Une enquête de la Transparency International révèle que la plupart des députés européens se font de jolis bas de laine en cumulant les mandats. Et alors que ces mêmes fonctionnaires touchent déjà un salaire mensuel de 12.000 euros, défraiements inclus. C’est d’autant plus ironique que l’un des plus grands cumulards est... Guy Verhofstadt. Seuls trois parlementaires européens font mieux que lui. Verhofstadt a au moins 11 mandats et gagne de cette façon plus de 200.000 euros supplémentaires par an. Ce même Verhofstadt a également reçu une prime de 327.000 euros pour la rénovation de sa maison. En parlant de privilèges...

Verhofstadt jure que la Grèce n’a pas mis en oeuvre ses réformes et n’a jamais énoncé lesquelles de ces réformes elle allait réellement mettre en oeuvre. Nouvelle salve d’applaudissements. Les médias avaient une histoire sur mesure. Le discours de Verhofstadt est devenu le sujet du jour.

Le débat dans le parlement européen ne s’est pourtant pas arrêté là. Après les réactions des différents leaders de la coalition européenne, Tsipras a repris la parole. Seulement les médias avaient déjà cessé d’écouter, car leur Guy avait déjà tout dit.

Tsipras raconte que lui et son gouvernement ont depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir, il y a cinq mois, eu que peu de temps pour effectivement diriger le pays, car la Troika ne le permet pas et qu’ils perdent du temps dans des réunions qui s’étirent en longueur. La caméra se braque alors sur un Verhofstadt qui approuve. Le premier ministre grec précise son propos en égrenant en moins de deux minutes les différentes réformes que la Grèce a appliquées et veut encore introduire. Honnêtement, l’exercice ne devait pas être compliqué, car la Grèce est le pays européen qui a mis en application le plus grand nombre de réformes. Il semble que Verhofstadt et ses applaudissant comparses n’en soient pas informés. Au fur et à mesure que Tsipras énonce les différentes réformes, Verhofstadt perd de sa superbe.

Très rapidement on remarque aussi que tant dans le style que sur le fond, Verhofstadt et Tsipras divergent. Alors que Verhofstadt éructe dans un anglais boiteux, Tsipras s’exprime de manière sereine et souriante. Les applaudissements de 20 secondes adressés à Verhofstadt ont été baptisés de triomphe par les médias. Que Tsipras ait été gratifié d’applaudissements deux fois plus longs à son entrée et après sa réponse à Verhofstadt n’a pas semblé digne d’intérêt pour ces mêmes médias.

Par souci d’honnêteté, rappelons que Verhofstadt ne fut pas le seul à être mouché. Le leader du parti populaire européen, l’allemand Manfred Weber, a aussi piqué un fard lorsque Tsipras lui a rappelé que l’Union européenne est avant tout une question de solidarité et que l’un des plus importants moments de cette solidarité fut l’année 1953. L’année où l’Europe a effacé la moitié des milliards de la dette allemande.

Il ne me semblait pas inutile de vous montrer une autre version des faits puisqu’il est fort probable que vous ne verrez pas celle-ci à la télévision.

Par Bleri Lleshi est politologue, philosophe et réalisateur de documentaire
Source de l’article : LeVif



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