24 mai 2019

Bxl meets Kouba Conférence/After Movie

20h-23h Pianofabriek 35 rue du Fort 1060 Bruxelles

25 mai 2019

Lobby tour de l’armement spécial Israël

13h30-16h Rond-Point Robert Schuman, 1040 Bruxelles, (...)

25 mai 2019

Conférence gesticulée "Y’en a qui ont essayé... de défendre le service public"

19h / Allée du Kai / 53 avenue du port – 1000 Bruxelles

26 mai 2019

Gilets jaunes - Toute l’Europe à Bruxelles !

13h - 20h Gare du Nord 1000 Bruxelles

26 mai 2019

Le Off - La contre-soirée électorale

18h30-1h PointCulture Bruxelles 145 Rue Royale, 1000 (...)

27 mai 2019

Hacking Justice de C. Rubio et J. Pancorbo

21h40 - cinema aventure - Galerie du Centre 57 1000 Bruxelles

28 mai 2019

Et si le transports publics devenaient gratuits ?

12h Présence et Action Culturelles rue Lambert Crickx 1070 (...)

29 mai 2019

Déclic : Le porno 2.0 et mon ado

18h Centre Culturel BRASS 364 avenue Van Volxem 1190 (...)

5 juin 2019

Raconter d’autres histoires : entre tradition et féminisme

18h30-22h Le poisson sans bicyclette 253 Rue Josaphat, 1030 (...)

15 juin 2019

Leçon de cinéma : Filmer l’ennemi, par Thierry Odeyn

10h30 Cinéma Aventure Galeries du Centre 57, rue des Fripiers 1000 (...)


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Qui a intérêt à détruire les services publics, comment et pourquoi ?

Les moyens sont légion pour détruire les services publics directement et en leur construisant une image négative. On y introduit des logiques managériales et de performance du secteur privé, notamment en ce qui concerne les évaluations et le recrutement du personnel, en octroyant des primes liées à l’atteinte d’objectifs et changeant ainsi radicalement le rapport des travailleurs à leur entreprise.

De plus en plus de contractuels sont engagés. Les dirigeants peuvent facilement mettre la pression sur eux alors que les statutaires sont moins soumis à l’arbitraire du patron. Les licenciements deviennent beaucoup plus faciles.

De plus, les sous-contrats deviennent légion, notamment ceux liés à des subventions, l’emploi disparaissant lorsque l’on met un terme à la mesure politique subventionnée. Sans compter l’augmentation du recours à des contrats à durée déterminée, voire à des art. 60, souvent utilisés pour remplacer du personnel prévu mais non recruté.

Pour ce qui ne fait pas partie du « core business », on fait appel à la sous-traitance, à l’« outsourcing » et on crée des filiales.
De grosses dépenses sont occasionnées par les frais de consultance externe. L’entreprise est introduite en Bourse. L’écart salarial s’approfondit entre les travailleurs et des dirigeants issus du privé. Les départs naturels et les absences ne sont pas remplacés ou à raison de 1 pour 5. En Belgique, de 1999 à 2004, la réforme Copernic mise en place dans les administrations fédérales avait pour objectif annoncé la transformation des administrations publiques en organisations modernes orientées vers la performance et le service au citoyen. Des « top managers » ont été engagés. Comme si l’introduction de termes anglais contribuait à améliorer nos services publics !

Les attaques sont également mises en œuvre à travers la libéralisation, qui consiste à ouvrir le marché à d’autres opérateurs, et les privatisations.

L’objectif final est de « coloniser » les services publics pour rétribuer du capital privé.
Cette campagne de réappropriation vise aussi à réduire le poids et l’influence des organisations syndicales, la privatisation conduisant à modifier les statuts des salariés. Cette fragilisation des travailleurs et la réduction des salaires qui y est liée crée un effet domino sur le reste de l’économie.

La Confédération Européenne des Syndicats le dénonce : « si de telles réductions sont appliquées dans le secteur public, il devient alors logique de les appliquer également dans le secteur privé. Si le salaire moyen diminue, le niveau du salaire minimum est à son tour mis sous pression. Et, si toute la structure salariale est affectée, les allocations de chômage doivent également être réduites afin de rétablir des incitants financiers pour que les chômeurs se remettent au travail. C’est ainsi que les réductions de salaires dans le secteur public constituent la première étape d’une très forte spirale sociale négative ».

La recherche de cet effet domino est clairement exprimée dans les textes européens. Citons le pacte pour l’Euro+ de 2011 qui mentionne qu’il faut réduire les dépenses dans le secteur public et « veiller à ce que les accords salariaux dans le secteur public viennent soutenir les efforts de compétitivité dans le secteur privé ».

Autant de raisons de lutter pour les travailleur-se-s des services publics et autant de raisons pour les soutenir dans leurs luttes !

Myriam Djegham,
de l’alliance contre le TTIP et le CETA, l’Alliance D19-20
Photos : collectif krasnyi



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