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Apéro Politique : on interpelle les candidats à Bruxelles-Ville !

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20 septembre 2018

Conférence débat : L’assassinat de Semira Adamu au prisme de l’intersectionnalité

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20 septembre 2018

Drink de rentrée de l’Union syndicale étudiante

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20 septembre 2018

L’action citoyenne : Avec, contre ou sans le pouvoir ?

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20 septembre 2018

Débat : 10 ans de crise, 10 ans de lutte pour sortir

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21 septembre 2018

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Qui était Oumar Dansoko, ce jeune guinéen qui s’est immolé par le feu à Bruxelles ?

Le jeune guinéen qui s’est immolé par le feu dans les locaux de Fedasil (Fédération d’accueil pour demandeurs d’asile), jeudi 2 avril dernier, et qui a succombé le lendemain à ses blessures, s’appelle Oumar Dansoko.

Agé de 25 ans, Oumar Dansoko est originaire de la sous préfecture de Koïn, dans la préfecture de Tougué, au nord de la Guinée.

Arrivé en Belgique il y a un peu de cinq ans, Oumar Dansoko a demandé l’asile auprès des autorités belges.

D’après le parquet de Bruxelles, le jeune Oumar avait déjà épuisé toute la procédure d’asile.

Tout a commencé, faut-il le rappeler, ce jeudi 2 avril dernier, vers 11 heures, quand Oumar Dansoko s’est présenté dans les locaux de Fedasil. Dans la salle d’attente, il a exprimé le besoin d’aller aux toilettes, où il est ressorti en flamme ! Il venait de s’immoler par le feu soit, selon les témoins, à l’aide de l’essence ou de tout autre liquide inflammable. Sur place, le personnel de Fedasil, à l’aide d’un extincteur, a réussi à éteindre le feu, avant d’appeler les secours. Ces derniers ont donc évacué le jeune guinéen, visiblement atteint, au centre des grands brûlés de l’hôpital militaire de Nede-Over-Heembeek de Bruxelles. Où il suivait des soins intensifs. Brûlé au troisième degré, Oumar Dansoko, a finalement succombé à ses blessures vendredi 3 avril.

Informé par les autorités belges, Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de Guinée, a recherché les proches du jeune homme. A la tête d’une délégation, composée du personnel de l’ambassade, des sages de la communauté guinéenne, des proches ainsi que des amis de la victime, l’ambassadeur Sylla s’est rendu à l’hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek de Bruxelles pour avoir la certitude qu’il s’agit bien d’un guinéen. Après identification, un certain Kourouma faisant partie de cette délégation et ami du défunt, l’a tout de suite reconnu.

Selon le parquet de Bruxelles, qui a annoncé le décès, Oumar Dansoko, « avait pris connaissance depuis quelques temps que sa situation était sans appel, mais passait régulièrement dans les locaux de Fedasil pour bénéficier d’une aide médicale. » « Tous les éléments de l’enquête laissent penser qu’il s’agit d’un acte désespéré », soutient-il.

Mardi 6 avril vers 14h, la dépouille mortelle de Oumar Dansoko sera exposée à la morgue de l’hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek. Où tous ses compatriotes désireux pourront se recueillir sur son corps. Rien pour l’instant ne filtre sur le lieu et le programme de l’enterrement de Dansoko.

Selon les informations recueillies auprès des proches du défunt, Oumar Dansoko était marié à Fatoumata Kaba, résidant au quartier Hermakonon, dans la préfecture de Kissidougou. Le couple a donné naissance, à une fille, Tiguidanké Dansoko aujourd’hui âgée de 5 ans.

Il faut rappeler que depuis un certain temps, les nouvelles autorités belges ont durci leur politique d’asile, une situation conduisant parfois des demandeurs déboutés à des actes aussi désespérés que suicidaires. En effet, le même jour, où Dansoko s’est immolé par le feu dans les locaux de Fedasil, un autre demandeur d’asile d’origine marocaine s’est aussi suicidé au centre fermé de Merksplas, parce qu’il venait de recevoir des informations sur son rapatriement vers son pays d’origine.

Selon CIRE, le groupe Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers, « ces actes de désespoir ont été posés en deux lieux hautement symboliques... Le cri de détresse de ces deux hommes, l’un provenant d’un pays connu pour son insécurité, la Guinée, et l’autre étant en Belgique depuis 16 ans, fait écho à la détresse de dizaines de milliers de personnes migrantes sans droit de séjour dans notre pays. Des personnes qui ont fui des réalités dures en quête d’une vie meilleure, et qui se retrouvent condamnées soit à une précarité extrême ici, soit à un insupportable retour là-bas », a déploré le CIRE.

Source de l’article : lexpressguinee



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