20 octobre 2018

Leçon de cinéma #1 : Le cinéma direct avec Thierry Odeyn

10h30>13h00 Cinéma Aventure. Galerie du Centre 57 (rue des (...)

20 octobre 2018

Concert En Soutien à Mustapha AWAD

18h30 Project(ion) room 55, rue De Praetere 1180 Uccle

20 octobre 2018

Film-débat : L’Amour et la Révolution de Yannis Youlountas

19h Mundo B, rue d’Edimbourg 26 - 1050 Bruxelles

20 octobre 2018

Contestations : vers une irrésistible normalisation ?

20h Théâtre National. 111-115 bd. Emile Jacqmain, 1000 (...)

20 octobre 2018

Projection-débat : Des figues en avril

20h Espace Magh Rue du Poinçon, 17, 1000 Région de Bruxelles-Capitale

21 octobre 2018

La production de semences – atelier découverte

14h-17h Ferme d’Uccle Vieille rue du Moulin 93, 1180 Bruxelles

21 octobre 2018

Atelier de lecture collective sur « Les damnés de la Terre » de Franz Fanon (1961).

14h30 Le Steki 4-6 rue Defnet 1060 Saint-Gilles

21 octobre 2018

Justice for Zak, long live Zackie oh !

16h Place de la Bourse, 1000 Région de Bruxelles-Capitale

23 octobre 2018

Formation à l’Alimentation Durable, Cuisine écologique et politique

18h30 Maison de la Paix, Rue Van Elewyck 35, 1050 Bruxelles

23 octobre 2018

Désarmons Bruxelles !

19h rue van Elewyck 35, 1050 Bruxelles


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Qui ment : le CADTM ou le Club de Paris ?

Jeudi 2 juin 2016, le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) a diffusé un communiqué intitulé « Le CADTM salue les décisions du Club de Paris d’annuler la dette grecque et de déposer ses statuts » pour commenter un faux communiqué du Club de Paris annonçant ces deux mesures et pour rendre public un nouveau site d’information : clubdeparis.fr

En se glissant dans la peau du Club de Paris et en publiant ce faux communiqué « choc », le CADTM a voulu mettre un coup de projecteur sur ce cartel de créanciers qui sert dans l’ombre depuis soixante ans les intérêts de ses membres, c’est-à-dire les vingt États créanciers les plus riches qui le composent. Inconnu du grand public, le Club de Paris est pourtant un instrument central dans la stratégie des puissants pour dominer les pays du Sud endettés mais aussi la Grèce qui est devenue, avec l’arrivée de la Troïka en 2010, le principal débiteur du Club.

Comme le rappelle l’ancien Expert de l’ONU sur la dette, Cephas Lumina, le Club de Paris est une organisation sans aucune légitimité qui travaille contre l’intérêt des populations. Il est donc vain d’attendre un quelconque geste de sa part en faveur des populations comme l’annulation inconditionnelle de la dette grecque au motif qu’elle est insoutenable ou illégitime pour la population.

Il est d’ailleurs assez révélateur de voir que le Ministère français des finances, qui héberge le Club de Paris aux frais du contribuable, annonce via Twitter que notre site clubdeparis.fr contient des informations erronées juste après que le CADTM a posté ce tweet « Le Club de Paris annule la dette de la Grèce pour permettre au gouvernement grec d’assurer les soins de santé et d’éducation ». Une preuve supplémentaire que ces créanciers n’ont que faire de la catastrophe humanitaire qu’ils ont créée avec l’imposition des trois programmes d’austérité.

Ce tweet de Bercy est également une occasion de rappeler que le Club de Paris diffuse régulièrement des informations mensongères, en annonçant via de « vrais » communiqués de presse que le Club de Paris annule totalement la dette de certains pays, alors qu’il s’agit en réalité d’allègements partiels de dettes, conditionnés à la mise en œuvre de programmes d’austérité conclus avec le FMI et la Banque mondiale.

Le Club de Paris, organisation juge et partie, est donc irréformable et doit être aboli. Pour le CADTM, les États débiteurs, à qui les créanciers réclament des dettes illégitimes, doivent agir en prenant des mesures d’auto-défense pour protéger les droits sociaux, économiques, culturels, civils et politiques : en suspendant le paiement de la dette, en réalisant un audit intégral (avec participation citoyenne), en répudiant la part illégitime et illégale de cette dette. Selon le droit international, il n’y a aucune obligation absolue de poursuivre le paiement des dettes illégitimes.

Nous espérons que notre communication aura eu au moins le mérite de faire connaître ce cartel, aussi discret que néfaste.

source : CADTM



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