17 janvier 2019

Violences et oppression des femmes : rôle de l’État et réponses institutionnelles

14h Université des femmes, Rue du méridien 10 - 1210 Bruxelles

17 janvier 2019

Enjeux écologiques, juridiques et géopolitiques de la transition numérique

19h Maison du Livre, 28, rue de Rome - 1060 Bruxelles

17 janvier 2019

Italie : gouvernement "populiste" et la lutte des classes

19h30 Pianofabriek. Rue du Fort 35 - 1060 Bruxelles

17 janvier 2019

Ciné-club : "Revolutionary Road"

19:30 Acrata / Bibliothèque anarchiste, Rue de la Grande Île 32 - (...)

18 janvier 2019

Comment le genre interroge nos pratiques ?

9h Bruxelles Laïque. 18-20, Avenue de Stalingrad. 1000 (...)

18 janvier 2019

Bourse aux livres nature

17h local Aves, rue Marie-Thérèse 87 - 1210 Bruxelles

18 janvier 2019

Ce que la Belgique doit au Kongo

19h Pianofabriek, 35 rue du Fort 1060 Bruxelles

18 janvier 2019

Soirée de sortie du manifeste // Pays dans le pays

19h - 21h La Maison du Livre asbl rue de Rome 28, 1060 (...)

19 janvier 2019

Débriefing COP24

9h30 Rue Théodore Verhaegen 158 - 1060 Bruxelles

19 janvier 2019

Gilets Jaunes Acte 8 - Le Grand Retour À Bruxelles

11h30 rond-point Meiser 1140 Bruxelles


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Révélations de WikiLeaks sur les programmes d’espionnage de la CIA en Europe

WikiLeaks a entamé le 7 mars une série de publications basées sur des documents internes de la CIA. Appelé « Vault 7 », le dossier représente la fuite la plus massive portant sur l’agence de renseignement américaine. Il concerne les activités d’espionnage et de piratage informatiques sur la période 2013-2016.

La source, qui selon WikiLeaks provient de la communauté des anciens hackers du gouvernement US et de ses sous-traitants, affirme vouloir «  lancer un débat public sur la sécurité, la création, l’usage, la prolifération et le contrôle démocratique du cyber-arsenal ».

Les révélations montrent que la CIA a créé sa propre « NSA », c’est-à-dire un département dédié au développement et à l’utilisation de techniques de surveillance et de piratage informatiques. La documentation inclut des informations sur la façon d’exploiter les failles dans les téléphones portables fonctionnant avec les systèmes d’exploitation Apple, Android ou Windows, mais aussi dans les télévisions connectées Samsung.

On apprend également que la CIA s’est servi du consulat américain à Frankfort comme couverture pour mener ses opérations d’espionnage. WikiLeaks affirme que la ville allemande abrite le « Centre for Cyber Intelligence Europe » (CCIE), qui est la base logistique des hackers de la CIA couvrant l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

D’après les révélations, ces pirates informatiques bénéficient de passeports diplomatiques et de couvertures du département d’État. Les documents fuités comportent même un guide expliquant aux hackers de l’agence de renseignement comment préparer leur déplacement en Allemagne. Entre plusieurs conseils pratiques sur la compagnie aérienne à privilégier ou les dates des jours fériés sur place, on leur demande de déclarer aux autorités allemandes – le service des douanes en premier lieu – qu’ils viennent en tant que « consultant en support technique pour le consulat ».

WikiLeaks ajoute : « Une fois arrivés à Frankfort, les hackers de la CIA peuvent voyager sans contrôle aux frontières supplémentaire dans les 25 [autres] pays membres de l’espace Schengen – comme la France, l’Italie ou la Suisse. »

Les documents montrent également qu’il existe des collaborations approfondies entre la CIA et le MI5, l’agence de renseignement britannique, en ce qui concerne l’espionnage et le piratage informatiques. Un programme commun, nommé « Weeping Angel », porte sur la façon de transformer à distance des télévisions connectées Samsung en microphones afin d’enregistrer les conversations environnantes à l’insu des personnes concernées. Le disposif est prévu pour donner l’impression que l’appareil est éteint.

Comme chacun pourra le constater, ces nouvelles révélations – solidement documentées – de WikiLeaks sur l’ampleur des opérations de surveillance menées par la communauté du renseignement US en Europe suscitent beaucoup moins d’écho et d’indignation au sein des médias dominants en France que les affirmations pourtant dénuées de preuve sur les prétendues actions de manipulation orchestrées par Moscou pour influer sur les processus électoraux des puissances occidentales.

Sans doute les commentateurs à géométrie politique variable estiment-ils que si les États-Unis espionnent les pays européens et en surveillent les populations, c’est pour notre bien à tous. Oncle Sam aurait en somme le droit – et même le devoir – d’être Big Brother.

Laurent Dauré
Source : LGS



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